Remplaçant de l’ix35 Fuel Cell, le nouveau SUV à hydrogène de Hyundai vient d’arriver au catalogue et s’affiche à 69 000 € TTC. Ce prix donne une indication assez proche du tarif qui devrait s’appliquer pour le marché français. Si le lancement en Europe devrait cibler les pays dotés d’infrastructures de ravitaillement, il ne manquera pas de passer par l’hexagone, ne serait-ce qu’au sein de la flotte des taxis HYPE, qui est la première au monde. Le Nexo a réalisé un bon démarrage en Corée du Sud où sa commercialisation a débuté à la mi-mars. Le constructeur affirme avoir reçu plus de 1 000 précommandes pour ce nouveau modèle à pile à combustible, largement soutenu par des aides gouvernementales en Corée.
Au mois d’avril, 2 863 personnes ont demandé à bénéficier de la prime à l’achat pour un modèle électrifié en Allemagne (contre 3 275 en mars). En date du 30 avril, 60 412 personnes ont bénéficié jusqu’à présent de cette prime, a indiqué le BAFA (Office fédéral de l’économie et du contrôle des exportations), dont 35 053 pour des voitures électriques et 25 342 pour des hybrides rechargeables (le reste des primes ayant été versées pour des modèles à pile à combustible, soit 17 unités). Cette prime a été mise en place en juillet 2016 par le gouvernement allemand et s’élève à 4 000 euros pour les voitures électriques (dont l’hydrogène) et à 3 000 euros pour les hybrides rechargeables.
Dévoilée au salon de Pékin par la start-up chinoise Aiways, cette voiture de sport zéro émission marque le retour aux affaires de l’ingénieur allemand Roland Gumpert, le père de la Gumpert Apollo. Il s’est associé à un partenaire chinois pour lancer la marque RG, qui porte donc ses initiales, sachant que le modèle en question s’appelle Nathalie, comme sa fille. C’est un bolide de 800 ch avec 4 moteurs électriques et une autonomie de 1 200 km. La petite nuance, c’est que le courant n’est pas seulement fourni par une batterie (de 71 kWh), mais aussi par une pile à combustible (de 5 KW), qui a la particularité d’être alimentée par du méthanol. Celui-ci est contenu dans un réservoir d’une contenance de 60 litres, dont le plein peut être fait en 3 mn. La RG Nathalie sera produite à 500 exemplaires qui seront livrés en 2019 pour un prix supérieur à 400 000 euros. Aiways se chargera de l’approvisionnement en méthanol auprès de ses clients.
Dans le film Anon*, un thriller futuriste proposé en exclusivité sur la plateforme Netflix, on peut voir au début une Facel Vega... à hydrogène. Quand on fait un arrêt sur image, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une réplique d'un modèle de 1962 de la célèbre marque française. Le texte précise aussi que la voiture est capable de rouler en mode autonome. C'est bien évidemment de la fiction, puisque ces modèles de sport et de prestige ont été produits entre 1954 et 1964 par les Forges et Ateliers de Constructions d'Eure-et-Loir. Il est à noter que l'interprète principal, Clive Owen, conduit lui-même la réplique d'une Tornado, une marque anglaise qui a existé de 1957 à 1962. Elle roule aussi à l'hydrogène et on voit d'ailleurs un plan qui affiche l'état de la pile à combustible en réalité augmentée dans le pare-brise. Le réalisateur, à qui l'on doit notamment Bienvenue à Gattaca, semble s'intéresser à cette forme d'énergie. C'est plutôt encourageant pour la filière de voir que les cinéastes imaginent un futur où l'hydrogène serait l'énergie de référence dans l'automobile.
*Un film réalisé par Andrew Niccol avec Clive Owen et Amanda Seyfried. Synopsis : Dans un avenir où l'intimité est abolie, avec une société ultra connectée où la technologie plonge d'office le citoyen dans une réalité augmentée, un enquêteur se penche sur le profil d'un tueur en série qui a été effacé de tous les enregistrements visuels.
Dans le cadre du 24h2 Challenge, un concours qui se déroule au départ des Pays-Bas et qui consiste à faire le plus de km possibles en 24 h et avec une voiture à hydrogène, près d'une vingtaine d'équipages ont pris le départ. Les 6 et 7 avril, ils ont parcouru 14 pays et un total de 30 000 km. Les participants ont reçu l'appui de H2 Mobility pour la mise à disposition de cartes carburant, afin de ravitailler auprès des différentes stations. Le meilleur score a été réalisé par des hollandais de l’équipe Infram (une société spécialisée dans le conseil en mobilité) qui ont bouclé 2175 km. Mais ils sont encore loin du record mondial, qui est de 2888 km en 24 heures. Il a été établi à la fin mars, entre Amsterdam et Moscou.
Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=N0qLa5Ow2FM
A l'occasion de la foire de Hanovre, le consortium H2 Mobility Germany* a annoncé la construction de 6 nouvelles stations hydrogène en Allemagne dans les villes de Erfurt, Dortmund, Duisburg, Mönchengladbach, Passau, et Rastatt. Ces stations seront mises en service en 2019. Elles vont venir compléter un réseau qui compte actuellement 43 stations en service dans tout le pays. En tant que membre d’H2 Mobility, Air Liquide apporte sa technologie et son expérience pour soutenir le déploiement de ces stations à hydrogène en Allemagne. 4 de ces nouvelles stations seront d'ailleurs équipées de la technologie du groupe français (celles de Dortmund, Duisburg, Mönchengladbach et Passau). Il avait déjà contribué à la construction de 8 stations dans le cadre du Clean Energy Partnership (CEP) entre 2012 et 2017, qui ont été intégrées au réseau H2 Mobility au début de cette année. Air Liquide a par ailleurs déjà fourni sa technologie à 3 stations du consortium H2 Mobility déjà en opération (Frankfurt am Main, Wendlingen, Ingolstadt), ainsi qu'à 10 autres stations qui devraient être ouvertes d'ici fin 2018. D'ici 2019, l'Allemagne devrait compter 100 stations d'hydrogène, avec le soutien du gouvernement allemand et de l'Union européenne. L'objectif est d'arriver à 400 en 2023, afin de satisfaire aux besoins du parc prévu à cette échéance.
*L'entreprise commune H2 Mobility réunit Air Liquide, Daimler, Linde, OMV, OMV, Shell et Total.
A ce jour, une seule station de recharge pour voiture à hydrogène est ouverte en République tchèque, dans la ville de Neratovice (Bohême centrale). Le ministère des Transports entend étoffer le réseau, en subventionnant la mise en place d’autres installations de ce type. Ainsi, six à huit stations pourraient être inaugurées sur le territoire tchèque d’ici 2023 et trois à quatre nouvelles stations de recharge devraient être déployées à l’horizon 2025. « En République tchèque aussi, nous étudions le potentiel de l’hydrogène. Il pourrait par exemple être fabriqué en tant que produit secondaire des usines chimiques. Il pourrait aussi être produit à partir de déchets ou de déchets biodégradables, » a déclaré Martin Peleška, directeur de la filiale tchèque de Toyota et membre d’un groupe de travail chargé, par le gouvernement tchèque.
Sous réserve de l'approbation du projet par la Commission californienne de l'énergie (CEC), Shell et Toyota devraient recevoir un financement de 8 millions de dollars pour le développement d'une première station de ravitaillement en hydrogène pour les camions au Port de Long Beach en Californie. Si le projet est approuvé, Shell se chargera de la construction et de l'exploitation d'une station d'hydrogène au Port de Long Beach à proximité des services logistiques de Toyota. La station permettra l'alimentation des camions lourds et des flottes publiques du projet Portail de Toyota. Shell s'alimentera en hydrogène auprès de Tri-Gen, centrale à hydrogène créée par le constructeur automobile.
Lors de la présentation de ses résultats, le groupe a évoqué sa stratégie dans l’électromobilité. En 2017, il a remporté 20 commandes portant sur la fabrication en série de systèmes d’entraînement électriques, pour une valeur totale de 4 milliards d’euros. Bosch table, à compter de 2020, sur le développement d’un marché de masse pour les véhicules électriques et entend en devenir leader. Mais, l'équipementier ne mise que pas que sur le véhicule à batterie. Il croit aussi au potentiel de la pile à combustible. C'est un domaine qu'il essaie de pousser en Chine pour les véhicules utilitaires, aux côtés de la start-up américaine Nikola Motor Company et de l’entreprise chinoise Weichai Power. Il est d'ailleurs à noter que Bosch et Weichai font tous deux partie de l'Hydrogen Council.
Nikola Motor a engagé Jesse Schneider en tant que vice-président (VP) technologies hydrogène et pile à combustible. Expert reconnu dans le domaine de l'hydrogène et des piles à combustible, Jesse Schneider est un vétéran de l'industrie automobile qui a passé la majeure partie de sa carrière chez BMW et Mercedes-Benz. Au cours de son parcours chez des constructeurs automobiles en Allemagne, aux États-Unis et en Chine, il a dirigé un certain nombre de premières mondiales dans le domaine de la résistance des piles à combustible, des réservoirs d'hydrogène et de la recharge sans fil. Le nouveau VP de Nikola Motors a également oeuvré à l'édification des normes mondiales dans ses domaines d'expertise, au sein de SAE (J2601, J2799 et J2954), et à l'ISO (TS 19880-1). Il travaillera en étroite liaison avec les équipes de Bosch en Allemagne et de NEL Asa en Norvège.
Le constructeur américain de poids-lourds aurait enregistré plus de 30 000 précommandes, pour une valeur de 8 milliards de dollars, pour son futur camion à hydrogène. Challenger de Tesla, qui mise lui sur l’électrique à batterie, Nikola Motor a décidé de rembourser tous les dépôts de garantie des clients ayant signé une précommande. « Toutes les réservations seront remboursées à 100 % », a indiqué le fabricant basé à Salt Lake City. « Nous voulons que tout le monde sache que nous n'avons jamais utilisé un dollar de dépôt pour faire fonctionner notre entreprise comme le font d'autres sociétés », a-t-il ainsi déclaré, faisant clairement référence a Tesla, qui demande le versement d’un acompte de 20 000 dollars pour son camion électrique Semi.
Le fabricant de poids lourds fonctionnant à l’hydrogène Nikola Motors a porté plainte contre Tesla, l’accusant d’avoir violé des brevets portant sur le design de ses poids lourds. En effet, Nikola Motors estime que le design du poids lourd électrique de Tesla est « particulièrement » similaire à son propre design. Nikola Motors déclare avoir déposé 6 brevets entre février et avril 2018, pour son pare-brise arrondi, sa porte, son fuselage, son aile, ses panneaux latéraux et pour le design général du poids lourds. Selon Nikola Motors, la violation de brevet qu’aurait commise Tesla représenterait plus de 2 milliards de dollars de dommages. Tesla a démenti ces accusations. Le Tesla Semi a été dévoilé en novembre dernier et sa production devrait débuter en 2019.
Le cabinet-conseil McKinsey a estimé que pour l’instant, il n’y avait pas de véritable alternative au diesel pour les poids lourds. Il considère que les batteries pour des camions électriques sont coûteuses, pèsent très lourd, prennent de la place (ce qui réduit le volume de chargement) et imposent de longs délais de recharge durant lesquels le camions est immobilisés, explique l'expert Bernd Heid. De plus, le constructeur suisse de poids lourds électriques Eforce One regrette qu’en Allemagne, il ne soit quasiment pas possible d’introduire ce type de poids lourds de manière pertinente sur le plan économique. En plus du coût de la batterie, qui s’élève à environ 200 000 euros, le prix de l’électricité reste élevé en Allemagne. M. Heid, ainsi que le patron de la marque de poids lourds Mercedes-Benz, Stefan Buchner, se disent néanmoins convaincus que l’hydrogène serait une meilleure alternative au diesel que les batteries électriques. En effet, un réseau d’un millier de stations à hydrogène suffirait pour garantir le bon fonctionnement de poids lourds à piles à combustible, et l’installation des infrastructures ne coûterait donc qu’environ un milliard d’euros.
L’autorité de transport du comté d’Orange a passé au fabricant canadien d'autobus New Flyer un contrat de 10 autobus à hydrogène de type Xcelsior. Cette nouvelle commande de l'Octa, qui dessert 34 villes et secteurs de ce Comté de Californie, contribue à étendre l'empreinte zéro émission du transport public à travers cet Etat. Les deux protagonistes sont partenaires du projet Fuel Cell Electric Bus Commercialization Consortium (FCEBCC) soutenu par le programme California Climate Investments (CCI), un programme ayant l'objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, renforcer l'économie et améliorer la santé publique et l'environnement.
Le premier navire électrique propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène, a fait escale en Tunisie, qui était sa première étape sur la rive sud de son Odyssée Méditerranéenne et premier contact avec le continent Africain. A cette occasion, l’équipe menée par Victorien Erussard, fondateur et capitaine, et Jérôme Delafosse, chef d’expédition, est partie explorer ce pays en pleine mutation, et sensibiliser les populations à l’écologie. Energy Observer a ensuite fait route vers l’île de Malte. Le navire à hydrogène reviendra en Afrique du Nord en septembre prochain pour aller à la découverte du Maroc et de l’Algérie.
Dernier secteur de l’économie mondiale à ne pas avoir pris des engagements compatibles avec la COP 21 de décembre 2015, le transport maritime vient de signer un accord pour réduire de manière significative sa contribution au réchauffement climatique. Cet accord signé à Londres, vendredi 13 avril, par les 173 pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) engage le secteur à réduire de 50 % ses émissions de CO2… en 2050 par rapport à 2008. Certains armateurs ont déjà entamé la transition de leur flotte vers les énergies alternatives, avec notamment le GNL (gaz naturel liquéfié). Mais l’hydrogène est aussi une option de plus en plus envisagée. Elle ne devrait toutefois pas arriver avant 10 ou 20 ans.
L’Association d’Aichi* pour la promotion d’une filière hydrogène bas-carbone vient de livrer sa vision pour 2030 d’une filière dans cette région du Japon, ainsi que la feuille de route correspondante. Ces différentes entités souhaitent instaurer une société de l’hydrogène dans toute la province, en mutualisant et en coordonnant leurs efforts. En guise de première étape, plusieurs d’entre elles viennent de lancer un projet de production d’hydrogène bas-carbone à partir de ressources renouvelables à Chita City et Toyota City. Le projet en question regroupe la préfecture d’Aichi, les villes de Chita City et Toyota City, ainsi que les entreprises Chubu Electric Power Co., Ltd. (Chubu Electric Power), Toho Gas Co., Ltd. (Toho Gas), Toyota Motor Corporation (Toyota) et Toyota Industries Corporation (Toyota Industries).
* Aichi Low-carbon Hydrogen Supply Chain Promotion Association. Cette association a été créée en octobre 2017 afin de promouvoir la commercialisation d'une filière hydrogène bas-carbone et, dans ce but, jeter des ponts entre les industriels, le monde universitaire et les administrations.
Ce pays, qui s’est lancé très tôt dans la modernisation de son réseau électrique, via un déploiement de compteurs intelligents achevé en 2014, veut exploiter des solutions à base de « smart grids » (réseaux intelligents) pour optimiser sa consommation d’électricité. C’est le cas par exemple du projet LEMENE, qui associe le photovoltaïque, le biogaz et la pile à combustible. Il s’applique à Marjamäki, dans la région de Lempäälä, située à 20 kilomètres au sud de Tampere (une ville à 165 kilomètres au nord d’Helsinki), au sud-ouest de la Finlande. Le réseau intelligent est composé d’une centrale solaire (d’une puissance de 4 MW), installée au sommet d’une colline, d’un moteur fonctionnant au biogaz, (d’une puissance de 8 MW), produit localement, ainsi que d’une batterie. Le moteur au biogaz permettra de produire de l’hydrogène qui alimentera deux piles à combustible, reliées à deux systèmes de cogénération de chaleur et d’électricité. C’est le spécialiste finlandais de la cogénération Convion quiva construire les deux systèmes de production couplée d’électricité et de chaleur. Ceux-ci seront équipés de la nouvelle génération de piles à combustible de type SOFC (à oxyde solide) du fabricant estonien Elcogen. L’ensemble du système permettra de produire une puissance électrique de 116 kW qui alimentera le réseau électrique LEMENE. Dans ce schéma, la chaleur dégagée par la combustion de l’hydrogène sera récupérée pour les réseaux de chaleur et d’eau chaude sanitaire de Marjamäki.
