L'Union européenne a donné son feu vert au plan de relance français. Paris devrait recevoir près de 40 milliards d'euros jusqu'en 2026, des fonds destinés notamment à favoriser la transition écologique et numérique. Au total, le gouvernement a prévu un plan de relance de 100 milliards d'euros, dont 39,4 milliards financés par ces subventions directes. "Nous pourrons toucher, dans le courant du mois de juillet, le premier versement européen d'un montant de 5 milliards d'euros", a précisé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Un second versement de 5 milliards sera effectué à l'automne, selon des sources européennes et françaises. Près de la moitié de l'aide européenne sera consacrée à la transition écologique : 5,8 milliards d'euros pour la rénovation énergétique des bâtiments, 4,4 milliards pour moderniser le réseau ferroviaire et 1,9 milliard pour développer l'hydrogène décarboné, indique la Commission dans un communiqué.
La société bordelaise visait un objectif de 100 millions d'euros pour son entrée en bourse, avec une extension possible 32 millions d'euros en plus. Pour sécuriser la démarche, elle avait déjà reçu d'importants engagements de souscription auprès de Rubis et Teréga Solutions pour 80 millions d'euros. Hydrogène de France annonce "le vif succès de son introduction en Bourse sur le marché réglementé d'Euronext à Paris" avec un prix de l'action fixé à 31,05 €, soit l'hypothèse la plus haute. La demande globale s'est élevée à 6,3 millions de titres. De quoi permettre à l'entreprise d'atteindre sans difficulté son objectif d'une augmentation de capital de 132,2 millions d'euros levés, dont 17,2 millions provenant de la clause d'extension. Le montant pourrait être porté à 152 millions d'euros en cas de déclenchement de l'option de surallocation par ses dirigeants. Cette introduction sur Euronext valorise désormais la PME de 25 salariés, basée à Lormont, à 425,7 millions d'euros. "Hydrogène de France est aujourd’hui idéalement positionné pour conquérir ses différents segments de marché et entend investir significativement dans son développement pour accélérer sa croissance avec l’objectif d’atteindre 100 M€ de chiffre d’affaires à horizon 2025", affirme son PDG, Damien Havard, sur le site de l'entreprise.
La PME de la Drôme prépare le passage à l'échelle dans la filière hydrogène. Cette fois, il ne s'agit pas d'électrolyseurs, mais de stations à hydrogène. L'entreprise annonce l'ouverture "dès mars 2022" d'un "nouveau site de production" à Grenoble (Isère) qui doit lui permettre de multiplier par sept ses capacités de production. La société anticipe "d'importantes synergies opérationnelles et industrielles" de la construction de cette nouvelle usine, qui regroupera les activités de recherche, d'ingénierie et de production actuellement basées à La Motte-Fanjas (Drôme) et à Grenoble, ainsi que les fonctions support. "Ce projet conduira à la création, à terme, de plus de 100 emplois sur la région grenobloise", a affirmé le directeur général de McPhy, Laurent Carme. L'entreprise emploie actuellement 110 salariés. Cette usine permettra à McPhy de produire 150 stations à hydrogène par an, contre 20 actuellement, afin de répondre au développement du marché de la mobilité hydrogène. A noter que McPhy a d'autres projets industriels en France. La PME avait annoncé fin mai avoir présélectionné Belfort pour y construire une usine de fabrication d'électrolyseurs - son autre activité. La production dans cette usine doit démarrer au premier semestre 2024.
Les deux entreprises ont décidé de se regrouper pour passer plus rapidement à l’échelle. A travers un partenariat, elles visent à positionner en leader sur les segments visés de la petite mobilité. Ergosup apporte une technologie d’électrolyse basée sur l’électrochimie du zinc, permettant de proposer de l’hydrogène Haute Pression sans compresseur mécanique, tandis qu’Atawey peut faire profiter de sa proximité avec le marché de la mobilité hydrogène, notamment dans le cadre du projet Zero Emission valley (ZEV) au région Auvergne-Rhône-Alpes. Les deux partenaires entendre répondre aux enjeux de maillage du territoire et de déploiement de nouveaux écosystèmes hydrogène. « D'ici 2030, nous estimons que ce seront 300 000 véhicules légers, 5000 poids lourds et bus, 250 trains et 1000 bateaux qui carbureront à l'hydrogène en Europe. Pour autant, ce changement ne pourra s’opérer que par des actions pionnières, menées par des entreprises ou des collectivités, qui doivent dès aujourd’hui concentrer leurs efforts sur la création d’écosystèmes hydrogène, et ce afin de générer rapidement des effets d’échelle » nous explique tout d’abord Jean-Michel Amaré, Président et co-fondateur d’Atawey. « Nos deux sociétés ont décidé de coopérer ensemble en vue de développer et commercialiser une station de production et de distribution d’hydrogène. D’un côté, nous avons Atawey : déjà présent sur le marché des petites et moyennes stations de recharge d’hydrogène vert. De l’autre, Ergosup : startup reconnue pour avoir créée un procédé innovant de stockage et conversion d’électricité en hydrogène sous pression, sans compresseur mécanique, un atout apportant un avantage compétitif pour les solutions petites capacités haute pression. Ensemble, nous allons ainsi développer la station « ATAWEY- ERGOSUP Inside », destinée au secteur de la mobilité hydrogène. Son rôle ? amorcer la mobilité hydrogène pour les voitures, les vélos et autres applications légères émergentes », détaille à son tour Lucile Voiron, dirigeante de la société Ergosup.
Dans un article, l'Yonne Républicaine révèle que, le 22 juin, une formation a été organisée au centre de secours principal d’Auxerre, afin de familiariser les sapeurs-pompiers à l'hydrogène. Une autre session était programmée le 28 pour d'autres personnels. Cette sensibilisation intervient alors que la station de production d'hydrogène doit être livrée mi-août. Rappelons que la station produira de l’hydrogène vert par électrolyse de l’eau, grâce à un électrolyseur d’une puissance de 1 MW correspondant à une production de 400 kg d’hydrogène par jour. Elle sera exploitée par Hynamics, une filiale d'EDF.
D'ici la fin de l'année, la coentreprise entre Renault et Plug Power va proposer une offre unique : la production, le stockage et la distribution d’hydrogène vert avec notamment des stations de recharge, au plus près des besoins de ses clients. En matière de produits, le Master à hydrogène sera le premier modèle proposé, en trois versions. Il y aura le Master Van H2-TECH (un grand fourgon pour le transport de marchandises, avec 12 m3 de volume utile et une autonomie jusqu’à 500 km) ; le Master Châssis Cab H2-TECH (un grand fourgon pour le transport de marchandises plus volumineuses, avec 19 m3 de volume utile et une autonomie d’environ 250 km) ; et enfin le Master Citybus H2-TECH (un minibus urbain pour le transport de 15 personnes, avec une autonomie d’environ 300 km). Ces véhicules reposent sur une architecture « Dual power » avec une batterie de 33 kWh et une pile à combustible de 30 kW, les réservoirs contenant entre 3 et 7 kg d’hydrogène. L'autonomie peut aller jusqu'à 500 km : 100 km d’autonomie obtenue sur l’énergie électrique, le reste grâce à l’énergie hydrogène. La coentreprise est implantée en France sur quatre sites et assemblera d’ici fin 2021 les piles à combustible. A noter que les stations de recharge à hydrogène seront assemblées dans l’usine de Flins (Yvelines), reconvertie dans l'économie circulaire et le stockage d'énergie. L'offre d'Hyvia sera proposée à travers toute l'Europe. Elle s'accompagnera de services de financement (comme le leasing des stations de recharge à hydrogène ou des véhicules) et par de la maintenance au sein du réseau Renault. HYVIA s’appuie sur l’expertise de Renault (leader du véhicule utilitaire électrique en Europe avec 40 % de part de marché et pionnier du véhicule utilitaire à hydrogène sur la route depuis 2014), et de Plug Power (un des leaders mondiaux des solutions hydrogène, qui a plus de 20 ans d’expérience dans les électrolyseurs et a déjà déployé un réseau de plus de 100 stations qui distribuent plus de 40 tonnes d'hydrogène par jour).
La marque japonaise affiche son ambition de décarboner les transports et la société à travers son programme Beyond Zero. Si le programme d'électrification a commencé en 1997 avec la Prius hybride, il s’est poursuivi avec la Mirai à Hydrogène et prend un autre tournant avec les premiers modèles à batterie (sous le label BZ). Toyota a aussi créé des bus, des camions et même des bateaux à hydrogène qui ne produisent aucune émission. Pourquoi s'arrêter à zéro (émission), quand on peut aller au-delà ? Pour mieux expliquer cette stratégie, le constructeur automobile a décidé d'organiser une série de conférences à son siège social, à Vaucresson (Hauts-de-Seine). Entre le 28 juin, et jusqu'au 9 juillet, Toyota a ainsi reçu des leaders d'opinion, des clients d'entreprises et des salariés en interne. C’était l'occasion d'évoquer les enjeux de l’électrification, les solutions hydrogène, la présence de nouveaux véhicules de mobilité, la nouvelle expérience client (augmentée et connectée), la mobilité pour tous (à l’approche des Jeux olympiques et Paralympiques, Toyota est partenaire mobilité de Tokyo 2020) et les avancées de Woven City (la ville du futur interconnectée, « laboratoire vivant » de la robotique, l’IA, la conduite autonome et la mobilité à l’hydrogène). L'événement proposait à la fois un parcours immersif et des conférences. Sur place, les participants avaient la possibilité de tester les mobilités Toyota de nouvelle génération. C'est à dire : la Mirai (la 1ère berline à hydrogène, qui vient tout juste d’obtenir le record des 1000km avec une seule charge) ; le Walking area BEV (le véhicule électrique personnel, pour des déplacements rapides debout, assis ou en fauteuil roulant, qui servira le personnel de sécurité et de santé à Tokyo 2020) ; l’i-Road (le véhicule ultracompact de mobilité individuelle à la technologie Active Lean). Le constructeur présentait également des solutions hydrogène avec le générateur à pile à combustible qui a permis l’éclairage de la Tour Eiffel à l’hydrogène (Toyota a pris une participation directe dans la start-up française innovante EODev), ou encore le chariot élévateur à hydrogène.
Figurant parmi les pionniers de la technologie de la pile à combustible, Hyundai lance les mois de la Performance Hydrogène à partir de la rentrée. La marque va d'abord organiser le 15 septembre une conférence de presse inaugurale, à L’Automobile Club de France, Place de la Concorde à Paris. La discussion portera sur la réalité de l’hydrogène en France et en Europe. Autour de Bertrand Piccard, Président de la Fondation Solar Impulse (et ambassadeur de Hyundai), seront réunis des acteurs et experts de la filière tels que Philippe Boucly, Président (France Hydrogène) ; Valérie Bouillon-Delporte (Michelin, ex-Présidente d'Hydrogen Europe) ; Frank Daufenbach, Vice-Président de la stratégie Clean Mobility (Faurecia) ; Cécilia Fouvry-Renzi, Directrice des activités Hydrogène pour le cluster Europe du Sud-Ouest (Air Liquide) ; Lionel French-Keogh, Président (Hyundai Motor France) ; Mark Freymuller, CEO (Hyundai Hydrogen Mobility) ; Adrien Tambay (pilote). Ces invités seront rejoints par des membres de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Suite à ce premier rendez-vous, la Région Auvergne Rhône Alpes, partenaire de cette opération, organisera les 21 et 22 septembre, différentes manifestations de promotion dans 6 des villes les plus avancées en termes d’infrastructures de recharge d’Hydrogène vert (Moutiers, Chambéry, Grenoble, Lyon, Saint Etienne, Clermont Ferrand). Lors de chacune de ces étapes, la région AURA et Hyundai reviendront sur les avancées en matière de mobilité durable, auprès des décideurs locaux, Collectivités locales et VIP, invités également à essayer l’un des véhicules NEXO présents. Les 23, 24 et 25 septembre, la Hyundai NEXO sera exposée à la Biennale du Design de Saint Etienne. Début octobre, ce véhicule s'attaquera à un nouveau record sur un parcours international. Enfin, Adrien Tambay, au volant d’un Hyundai NEXO de série, tentera le mardi 14 décembre, un record d’endurance dans des conditions extrêmes (altitude et froid) sur le circuit de glace de Val Thorens.
Bibendum lance en France une offre inédite : "WATEA by Michelin". L'ambition est d'accompagner les professionnels dans la transition de leur flotte de véhicules utilitaires vers la mobilité électrique à batterie, et demain à hydrogène. Sur la base d'un abonnement mensuel tout inclus, cette solution propose un véhicule et l'infrastructure qui va avec. En dehors du véhicule, correspondant au kilométrage et à la capacité de chargement souhaités par le client (avec en prime son entretien, son assurance), la formule prévoir une installation de points de charge et l'accès au réseau déjà existant. En tout, ce sont plus de 80 services proposés à la carte, afin d’optimiser la productivité des flottes et simplifier l’usage au quotidien des utilisateurs de véhicules électriques (prédiction d’autonomie, zone atteignable, navigation optimisée, accessibilité des points de charge…). Le tout est accessible depuis une application mobile. "WATEA by Michelin » s’appuie sur les compétences du groupe et de ses filiales en matière de gestion de flottes (Masternaut) et de mobilité hydrogène* (Symbio), ainsi que de partenaires, acteurs majeurs de la mobilité. Cet opérateur de mobilité est animé par Pierre-Yves Le Berre, Vice President Strategy & Marketing.
Le prototype qui prépare l'arrivée de l'hydrogène aux 24 h du Mans en 2024 a profité de la médiatisation du GP de France de Formule 1 pour se montrer. Le bolide a en effet bouclé plusieurs tours du circuit Paul Ricard au Castellet dans les jours précédant le Grand Prix. Il a notamment embarqué comme passager Christian Kopp, Président de la division Clean Energy Systems de Plastic Omnium. Ce dirigeant a participé également en tant que partenaire du programme MissionH24 à une conférence en ligne de GreenGT. Il y figurait au même titre que Symbio, représenté par son Président Philippe Rosier. A noter que Pierre Fillon, Président de l'Automobile Club de l'Ouest, était également présent à cet événement. La conférence en ligne s'est terminée par un tour du circuit en direct avec le prototype MissionH24. Un tour commenté par l'un des pilotes d'essai, Stéphane Richelmi. Au mois d'août, ce sera au Mans qu'on pourra revoir ce bolide à l'hydrogène, en lever de rideau des 24 h.
Michelin, qui est partenaire du projet, a révélé à l'occasion de son forum Movin’On 2021* un pneumatique de compétition intégrant 46 % de matériaux biosourcés ou recyclés. Une véritable vitrine technologique qui a été développée pour la voiture MissionH24, conçue par l’écurie Green GT et l'ACO pour des compétitions d’endurance. L'auto sera visible cette année encore en lever de rideau des 24 h du Mans, qui auront lieu les 21 et 22 août. "L’atteinte de ce pourcentage très élevé a notamment été rendue possible grâce à l’augmentation de la part de caoutchouc naturel et à l’intégration de noir de carbone recyclé à partir de pneus en fin de vie", précise le manufacturier de Clermont. il s’est en effet associé depuis avril 2020 à la start-up suédoise Enviro, dont la technologie de pyrolyse permet d’obtenir du noir de carbone regénéré. Le pneumatique contient également des matériaux comme l’écorce d’orange et de citron, l’huile de tournesol, l’huile de résine, le sapin, ou encore l’acier recyclé issu de boites de conserve. Selon Michelin, l’intégration de ces matériaux durables ne nuit pas à la performance du pneumatique, même dans des conditions extrêmes. Bibendum vise l’objectif de 100 % de matériaux durables à l'horizon 2050. Par ailleurs, l’Automobile Club de l’Ouest a annoncé une collaboration avec la société Tallano Technologie, qui a développé un système de récupération des poussières de frein. Le procédé, qui a pour nom Tamic, sera appliqué sur la H24, afin de la rendre encore plus vertueuse. De récentes études scientifiques ont démontré que l’émission de particules fines au freinage est 6 fois plus élevée que les émissions d’échappement par un pot catalytique. En Europe, ces émissions de particules au freinage représentent près de 110 000 tonnes/an parmi lesquelles 50 000 tonnes sont distillées dans l’air.
*son événement consacré à la mobilité durable, qu'il organise à Montréal
La filiale d'Energy Observer a exposé et surtout fait la preuve de l'efficacité de son groupe électrogène à hydrogène à l'occasion du Grand Prix de France de Formule 1, au Castellet. L'opération se déroulait dans le cadre de l'événement Choose France "Smart & Sustainable Mobility". La partie hospitalité du Circuit Paul Ricard était ainsi alimentée en électricité grâce à de l'hydrogène renouvelable fourni par LINDE FRANCE. La technologie sera aussi à l'honneur lors des 24 h du Mans en août prochain. Cette fois, EODev électrifiera la fan zone grâce à l'hydrogène. Clairement, l'événementiel constitue un débouché pour ce groupe électrogène H2.
En marge du Grand Prix de France de Formule 1, GreeGT a dévoilé le programme autour du camion CATHyOPÉ. Ce n'est pas un hasard, car la société est installée dans la Zone d’Activité de Signes, aux portes du circuit du Castellet. Après 36 mois de conception et de construction, ce poids-lourd fonctionnant à l'hydrogène, va bientôt entrer en phase de tests avec des livraisons pour les magasins Carrefour. Il sera confié aux mains d’une pilote d’essais des Transports Chabas (basés à Cavaillon, dans le Vaucluse). "Je roule à l’hydrogène, je ne rejette que de l’eau" : voici ce que l'on pourra lire sur la caisse du camion CATHyOPÉ qui va rouler dans les prochains mois sur les routes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le 44 tonnes (porteur + remorque) du programme lancé par GreenGT, les Transports Chabas et Carrefour va en effet passer en phase de développement dynamique. Ce sera alors le seul véhicule à propulsion électrique-hydrogène français de ce tonnage et de cette puissance en circulation. D’ici-là, cet été, le camion va poursuivre ses cycles de tests sur circuits privés et sur routes ouvertes. Au programme : plusieurs milliers de kilomètres de roulage, en majorité en environnement fermé, afin de mettre les composants à rude épreuve. Après, ce sera l’entrée en phase d’homologation. Quand toutes les conditions seront réunies, ce camion hybride (électrique et hydrogène) pourra alors transporter, entre producteurs, plateformes de stockage et magasins, les denrées fraîches qui lui seront confiées. Ce sera une première française. Pour les trois partenaires du programme CATHyOPÉ, soutenu dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA) opéré par l’ADEME, l’entrée en phase dynamique est l’aboutissement d'une longue période de travail dans l’ombre, entre laboratoire, ateliers et banc d’essais. Sur un plan technique, le camion embarque une pile à combustible de 170 kW, deux moteurs électriques et 12 réservoirs d'hydrogène (stockant 46 kg d'hydrogène à une pression de 700 bars). Son autonomie sera de 450 à 480 km.
Pionnier de l'hydrogène dans la logistique, FM Logistic a signé un partenariat exclusif avec Bouygues Energies & Services. Cet accord vise à développer un écosystème territorial d’hydrogène renouvelable autour de la Métropole d’Orléans et baptisé H2HUB Loiret*. L'objectif est de produire jusqu'à 800 kg/jour à terme, à proximité d’un site de FM Logistic. Cet hydrogène vert sera distribué sur différents sites de FM Logistic autour de la Métropole d’Orléans via des stations privées et publiques déployées par Bouygues Energies & Services. Cet hydrogène alimentera ainsi tout un écosystème local d’acteurs publics et privés engagés dans la décarbonation à l’échelle du territoire. L’hydrogène renouvelable sera distribué via des stations qui alimenteront des usages de mobilité internes à FM Logistic (chariots élévateurs, véhicules lourds de transport entre entrepôts), des usages de mobilité privés et publics (taxis, bus, poids lourds, engins de manutention…), ainsi que des process industriels. "H2HUB Loiret est un projet ambitieux car c'est tout un écosystème territorial d'hydrogène vert que nous souhaitons créer. Chez FM Logistic, nous sommes conscients du rôle de la filière logistique dans la transition énergétique. C'est pourquoi, au travers de ce projet qui s'inscrit dans notre stratégie à long terme de développement durable, nous nous engageons aux côtés de Bouygues Energies & Services afin de co-construire ensemble une supply chain durable", commente Pénélope Laigo, Directrice Développement Durable & QHSE FM Logistic France. "C’est avec enthousiasme que nous collaborons sur le développement de ce projet ambitieux initié par FM Logistic depuis un an", déclare Maxime Merolle, Directeur Général Adjoint en charge de la Direction Produits et Nouvelles Technologies de Bouygues Energies & Services.
*Il fera le dépôt d’un dossier auprès de l’ADEME pour l’appel à projet « Ecosystèmes territoriaux hydrogène » en septembre 2021
Sur son site, le gouvernement fait la promotion d'une société française qui utilise des cartouches d'hydrogène pour ses scooters. Elle a pour nom Mob-Ion et a décidé de se lancer dans le scooter électrique en 2016 en construisant ses propres modèles. Basée à Paris, elle prend un nouveau virage. "Après avoir fait un scooter électrique, le scooter hydrogène est devenu une évidence", explique Christian Bruère, Président de la société. "Le premier bénéfice est la réduction importante de l’empreinte carbone, car l’hydrogène produit par énergies renouvelables est non seulement durable mais aussi non émetteur de CO². On le sait, l’action de l’hydrogène associé à une pile à combustible pour alimenter le moteur en électricité ne produit que de l’eau. C’est la raison pour laquelle nous avons conclu un partenariat avec la société STOR-H Technologies pour accélérer le développement de la mobilité par hydrogène en concevant ensemble le scooter AM1 Powered by STOR-H", révèle le PDG de Mob-Ion. Connue sous le nom de STOR-H, la technologie d'Aaqius fonctionne de la façon suivante. Les cartouches amovibles d’hydrogène vert (produit par des énergies décarbonées) sont de la taille d’une grosse canette. Elles sont très facilement remplaçables, car il suffit simplement de déclipser-clipser en quelques secondes. Le modèle économique est de les proposer dans des distributeurs automatiques dédiés (comme pour des canettes de boisson). Les scooters embarquent 2 à 3 cartouches selon le modèle, chacune représentant une autonomie de 15 kilomètres. De plus, une cartouche peut se recharger des milliers de fois. Sa durée de vie est estimée à plus de dix ans. Et en fin de vie, elle peut être entièrement recyclée, tout comme les scooters de Mob-Ion.
La station thermale savoyarde, située aux portes des 3 Vallées, propose de louer des vélos à hydrogène. A deux pas de la mairie de Brides-les-Bains, une station de production d’hydrogène permet de « recharger » les vélos en 2 minutes montre en main. La recharge permet ensuite aux vélos de repartir pour une autonomie de près de 120-150 km. Si les bicyclettes sont fabriquées par une société basée à Biarritz (Pragma Mobility), la station à hydrogène est conçue par une entreprise savoyarde (Atawey).
L'entreprise bretonne* vient de se voir notifier officiellement par la Région Occitanie la commande d’une drague à hydrogène. Cette drague aspiratrice en marche de 70 m, destinée à l’entretien des ports du Golfe du Lion, sera conçue en collaboration avec le bureau d’architecture navale toulousain LMG Marin**. Elle offrira une capacité de transport de 1500 m3 de sédiments. La barge sera également dotée d’une élinde permettant de prélever du sable jusqu’à 32 m de profondeur et d’un dispositif de déchargement par l’avant utilisé pour le regarnissage des plages. Mais surtout, l’intégration d’une pile à hydrogène permettra d’économiser jusqu’à 20 % de la consommation en gas-oil du navire. "L’intégration d’une pile à combustible, de batteries et de conteneurs de stockage d’hydrogène sur une drague, est, au-delà du bénéfice environnemental, un défi technologique que nous relevons, en tant qu’acteur de la filière marine hydrogène française", déclare Vincent Faujour, Président du groupe. "De par son faible impact environnemental, cette future drague participera à la transition énergétique engagée dans le secteur de la marine marchande". Piriou a déjà une expertise dans l'hydrogène. La société est l’un des trois lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêts (AMI) Challenge Innovation – éolien en mer, porté par l'énergéticien WPD et le Pôle Mer Bretagne Atlantique, pour son Crew Transfer Vessel (CTV) à propulsion hybride hydrogène. Attribué à l’issue de plus d’un an et demi de compétition internationale, le marché prévoit la livraison de la drague à Sète courant du troisième trimestre 2023. Il faut préciser que Piriou s'est associé à LMG Marin France : un bureau d’études en Architecture Navale et ingénierie maritime implanté à Toulouse. La structure accompagne armateurs et chantiers navals dans la réalisation de leurs projets, notamment sur les solutions de propulsions à faible empreinte environnementale. Leader mondial sur les propulsions à hydrogène, LMG participe par exemple au développement du premier navire à hydrogène liquide au monde qui naviguera en Norvège fin 2021. Ce ferry de 82 mètres, équipé de deux piles à combustibles de 200 kW - associées à une citerne d’hydrogène liquide de 80 m3 - pourra assurer son service régulier de manière totalement décarbonée. En France, LMG participe aussi à plusieurs projets pionniers, avec entre autres le développement d’un navire fluvial à hydrogène pour le groupe français Sogestran (projet soutenu par le programme Horizon 2020 de l'Union Européenne). LMG Marin France est la filiale de LMG Marin AS en Norvège qui fête cette année ses 78 ans d’existence. La structure emploie à Toulouse une vingtaine d’ingénieurs et architectes navals.
*Une société spécialisée depuis un demi-siècle dans la conception de bateaux de pêche et basée à Concarneau. Elle a aussi des antennes en Afrique, aux Emirats Arabes Unis et au Vietnam.
**Impliqué dans des projets de bateaux à hydrogène
Dans un article, Var Matin rappelle que le programme Hynovar porté par la Chambre de commerce et d’industrie du Var (CCI) depuis 2016. Il regroupe un ensemble de projets visant à valoriser l’hydrogène, en particulier dans le secteur maritime. "Le port cherche de nouvelles énergies propres et celle-ci s’inscrit pleinement dans cette transition", explique Hervé Moine, directeur adjoint des ports de Toulon à la CCIV et responsable du programme. L'article cite l'exemple du port de Brégaillon, à La Seyne, où le premier bateau de plaisance à propulsion hydrogène du monde (The New Era, réalisé par Hynova en partenariat avec EODev) a été présenté la semaine passée. "Ce n’est plus du blabla, là, c’est du concret ", affirme Hervé Moine. La CCI aimerait aussi d’ici 24 mois voir se lancer une navette fluviale 100 % hydrogène capable d’accueillir 250 personnes à son bord. L'objectif est de produire un hydrogène 100 % made in Var, en captant l’énergie solaire (pour faire de l'électricité renouvelable) sur le plateau de Signes, ou en recyclant des déchets végétaux. "On ambitionne d’être de la production à l’usage dans cette filière. Pouvoir fabriquer cette énergie localement et l’utiliser sur des bateaux voire, à terme, sur des trains de fret ou des bus ", argumente Hervé Moine.
Dans la foulée de l'appel à manifestation d'intérêt H2 Hub Airport, on apprend qu'Air Liquide, Airbus et le Groupe ADP ont signé un protocole d’accord pour préparer l'arrivée de l'hydrogène dans les aéroports en 2035. Il faut se pencher dès maintenant sur l’organisation des aéroports, afin d'intégrer notamment la problématique de l’approvisionnement en hydrogène liquide. Dans un premier temps, une étude portant sur un panel représentatif d’une trentaine d’aéroports dans le monde permettra de déterminer les différentes configurations du développement et de l’approvisionnement pour ce carburant. Des scénarios et plans détaillés seront ensuite élaborés pour les deux principaux aéroports parisiens : Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly. Ces scénarios permettront de définir les infrastructures requises, le dimensionnement et l'implantation, lesquels devront prendre en compte l’ensemble des contraintes liées d’une part aux normes de sécurité industrielle et d’autre part à celles de l’aéronautique. Ce partenariat traduit l’ambition commune des trois groupes de contribuer à l’émergence d’une filière française innovante et stratégique pour une aviation mondiale décarbonée.
Alors que la concertation se poursuit sur deux projets (H2V Normandy dans la zone industrielle de Port-Jérôme, sur la commune de Saint-Jean-de-Folleville entre Le Havre et Rouen, et H2V 59 sur un terrain du Grand Port Maritime de Dunkerque, sur la commune de Loon-Plage à proximité de Dunkerque), et qu'il est question aussi de produire de l'hydrogène vert sur l'ancien site d'aciérie de Gandrange (Moselle), la Dépêche nous apprend que la filiale du fonds d’investissement français Samfi Invest est impliquée dans un autre projet qui pourrait voir le jour à l’horizon 2023 sur le parc d’activités des Pyrénées à Ibos (Hautes-Pyrénées). Il s'agit de développer une station de distribution d’hydrogène vert pour "le transport lourd" (semi-remorques, bennes à ordures, véhicules utilitaires longue distance). Comme l'explique le directeur de l'entreprise, Nicolas de Riberolles, "l'hydrogène sera produit par électrolyse de l’eau à partir d’énergies renouvelables" et proposé à "des tarifs abordables à la pompe" pour les futures stations de distribution. Et il précise : "Aux bouts de la chaîne, nous avons deux sociétés de production d’énergie solaire et éolienne et une société de transport à Caen qui possède une flotte de 1 500 camions".
Ancien Président d’Engie, Gérard Mestrallet va conseiller l'entreprise dans sa stratégie et ses partenariats industriels. Il a été nommé Vice-président du conseil de surveillance, aux côtés d'Alain Samson, fondateur et Président de H2V. L'arrivée de cet ex-grand patron, qui a aussi dirigé Suez et qui connaît très bien le monde de la finance*, va pouvoir servir l’ambition de l’entreprise qui veut construire des usines de production massive d’hydrogène renouvelable. Filiale du groupe SAMFI-INVEST, et créée en 2016, H2V développe et conçoit des projets de production massive d’hydrogène par électrolyse de l’eau à base d’énergie renouvelable, avec des unités de 200 MW pour accélérer le changement d’échelle de l’hydrogène renouvelable. Selon le communiqué, "la nouvelle organisation va garantir la performance et la pérennité des engagements de l’entreprise".
*Gérard Mestrallet est membre du conseil d'administration de la Société Générale, membre du Conseil international de JP Morgan Chase et senior advisor chez CVC Capital Partners.
Pour sa première édition, qui aura lieu les 29 et 30 septembre, le forum Hydrogen Business for Climate aura pour grand témoin une personnalité mondialement connue. Il s'agit de Mike Horn. Natif d'Afrique du Sud, et ayant également la nationalité suisse, cet aventurier est très sensible à l'environnement. De plus, il s'intéresse à l'hydrogène. Le lien avec l'événement de Belfort était évident, car Mike Horn va participer en 2023 au Dakar avec un buggy H2 qui sera élaboré en région Bourgogne-Franche-Comté. Associé à Cyril Despres (pilote auto et moto qui a remporté 5 fois le rallye-raid), l'explorateur et sportif accompli est en effet impliqué dans le projet "GEN Z", réalisé par Vaison Sport (un préparateur de véhicules de rallye établi en Saône-et-Loire), en partenariat avec le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique). Le forum annonce également la présence de quelques speakers de renom. Il y aura Florence Lambert, CEO de Genvia (Schlumberger-CEA-Vinci-Vicat) ; Karina Carstel, CTO de H2Greensteel ; David Holderbach, CEO de Hyvia (co-entreprise Renault-Plugpower) ; David Sadoul (Directeur des énergies et motorisations avancées, groupe PSA) ; Julien Etienne (EKPO : coentreprise Plastic Omnium et ElringKlinger) ; Laurent Carme, CEO de McPhy ; Bart Biebuyck, Directeur Exécutif du FCH-JU (partenariat public-privé européen sur la pile à combustible et l'hydrogène)... Le forum accueillera des intervenants d'entreprises internationales telles que Aaqius, Ballard, BDR Thermea, ITM Power, John Cockerill... L'Ecosse, qui accueillera la COP26 à Glasgow (du 1er au 12 novembre 2021), sera également représentée au sein de l'événement. La filière locale de la région Bourgogne Franche-Comté n'est pas oubliée avec Alstom, Faurecia, Gaussin, H2SYS, Rougeot Energie...
On parlait jusqu'à présent surtout du Mali... Mais, lors d’un colloque scientifique sur l’hydrogène naturel organisé par la Société Géologique de France à Paris, le 28 juin, une étude a confirmé la présence d'hydrogène dans ce secteur. Le massif montagneux présente toutes les caractéristiques propices à la formation, migration et stockage de cet hydrogène dit "blanc", selon les auteurs qui proviennent de la recherche (ISTerre – CNRS, Université Grenoble Alpes), de la géologie (M&U SAS à Saint-Egrève dans l'Isère) et de l'énergie (Total SA à Pau). "A travers le monde, de nombreuses exhalations naturelles d’H2 ont été mises en évidence, et ce depuis plus d’un siècle. Mais à ce jour il n’existe aucun guide d’exploration basé sur une méthodologie et sur des indicateurs robustes", rappelle en préambule l'étude. "La détection de fuites en surface reste donc l’approche la plus évidente et la plus facile à mettre en œuvre". Et c'est justement l’ouest des Pyrénées, et plus particulièrement le bassin de Mauléon, qui ont retenu l'attention des chercheurs. Cette zone de 7 500 km2 est caractérisée par la présence de roches à moins de 10 km de profondeur qui peuvent au contact de l'eau se transformer et produire de l'hydrogène. Lequel serait stocké par des cavités salifères et remonterait à la surface par un réseau de failles. Le sous-sol est propice à ce type de réaction en raison de la température et des conditions de pression. "Les pièges à hydrogène sont pour le moment mal compris, mais la présence avérée de structures salifères et de dépôt sédimentaires argileux, sont autant d'éléments pouvant jouer le rôle de couverture à un réservoir", conclut l'étude. L'hydrogène naturel est un sujet que suit aussi le Dr. Isabelle Moretti de l'Université de Pau (E2S-UPPA) et membre de l’Académie des technologies.
C'est une annonce qui va faire des envieux au sein des collectivités locales. La Communauté de communes Touraine Vallée de l’Indre vient de se voir remettre les clés de l’unique exemplaire de benne à ordures ménagères (BOM) à hydrogène de France. Il se trouve que la ville de Sorigny, au sud de Tours, était la seule ville française à participer au programme Interreg HECTOR – programme financé par le fonds ERDF (European Regional Development Fund) et rassemblant 8 collectivités locales européennes. La remise des clés a eu lieu le 2 juillet dernier à La Rochelle dans les locaux de SEMAT, fournisseur du véhicule. Eric Loizon – Président de Touraine Vallée de l’Indre, Alain Esnault – Vice-président en charge de l’hydrogène et des techniciens de la collectivité ont été reçus par le Directeur Général de SEMAT et le Directeur Développement Christophe Bigre pour cette cérémonie. Les élus de la CCTVI présenteront ce véhicule le 16 septembre prochain à l’occasion « d’Hydrogène au Centre » à Châteauroux, une journée de conférence soutenue par la région Centre Val de Loire.
C’était un pari : il a été transformé. Les Rencontres Internationales des Voitures Ecologiques (RIVE) ont bien eu lieu les 7 et 8 juillet sur le pôle mécanique, d’Alès, en présence de 800 visiteurs. Comme à son habitude, cet événement - qui se veut neutre sur un plan technologique – a mis en évidence les différentes sources d'énergie (éthanol E85 et ED95, gaz naturel, GPL, hybride rechargeable, électrique, retrofit et hydrogène). Fallait-y voir un symbole ? L’édition 2021 des RIVE se tenait au moment où se terminait le test d’un bus à hydrogène à Alès. Ce bus de 12 m de long, fourni par Solaris, a en effet sillonné la capitale des Cévennes du 16 juin au 7 juillet. L’expérimentation, qui se faisait en partenariat avec Air Products, a permis de démontrer que le bus pouvait parcourir facilement entre 150 et 200 km par jour et refaire le plein aussi facilement qu’avec un carburant classique. Au cours des RIVE, le Président de l’agglomération (et qui assure pour cet événement la relève de son fondateur, le maire d’Alès Max Roustan), Christophe Rivenq, a annoncé son souhait d’avoir des bus à hydrogène à partir de 2024. Il souhaite en avoir 14 dans la flotte de Keolis d’ici 2030 (6 en ville, le reste pour des liaisons interurbaines). Le premier adjoint au maire d’Alès mise d’ailleurs sur le retrofit, un procédé de remplacement du moteur thermique par une chaîne de propulsion hydrogène dont il a été beaucoup question aux RIVE (nous y consacrons un article spécifique). En tant que conseiller de la région Occitanie, qui est très volontariste sur le sujet, il entend que les bus soient alimentés par de l’hydrogène vert produit localement.
Les bus, il en a été question dans les conférences. Il a été fait allusion à Safra, le fabricant basé à Albi. Les métropoles de Montpellier et de Nice ont aussi exposé leurs projets en la matière. Ce sujet a également été évoqué par Valérie Bouillon-Delporte, qui intervenait en tant que Vice-Présidente de France Hydrogène. Elle a annoncé que l'on dénombre déjà 450 intentions d'achat en France pour ce type de bus. "Ce chiffre représente un tiers des 1 500 intentions d'achat recensées en Europe, alors que la France n'apparaissait pas en 2017 sur ce marché", souligne-t-elle. France Hydrogène recense également les intentions d'achat pour les camions et les bennes à ordures. Le chiffre est de 212, dont 81 avant 2023. La mobilité hydrogène et le déploiement de l’infrastructure ont été abordées également par des intervenants d’ENGIE, d’Hynamics, de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône), de la FNCCR (Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies) et par la Caisse des Dépôts. Les RIVE ont également permis de découvrir le service proposé par Red & White, un opérateur qui propose du transport à la demande pour connecter les territoires ruraux avec les grandes villes avec des voitures électriques à grande autonomie. Le voyage se réserve au moyen d’une application. Basée à Toulouse, la compagnie utilise des Tesla et des Skoda Enyaq. Mais, elle prévoit de faire l’acquisition l’année prochaine de deux ou trois Hyundai Nexo. Le déploiement d’une infrastructure hydrogène en Occitanie a convaincu le fondateur de Red & White de diversifier sa flotte.
Au niveau de l’exposition, on relevait la présence des vélos Pragma d’ENGIE Solutions. Mais, la surprise venait plutôt du domaine aérien. Les fondateurs de la start-up Maca Flight sont venus présenter la maquette de leur Carcopter : une F1 volante à l’hydrogène qui se destine à des courses au-dessus des circuits automobiles. Basés à Aix-en-Provence, ils étaient venus à Alès tourner une vidéo en fin d’année dernière, d’où leur présence aux RIVE. Le premier prototype avec un pilote et une propulsion à l’hydrogène est attendu en 2024. Et que dire de l’Octofan… Ce projet, mené par une autre start-up de la région parisienne, vise à fabriquer un drone géant doté de 8 nacelles alimentées par de l’hydrogène. Cet engin, qui peut porter une charge utile de 6 tonnes, pourrait avoir un rayon d’action jusqu’à 3 000 km avec 900 kg d’hydrogène à bord. Selon ses concepteurs, l’Octofan pourrait avoir plusieurs usages : du transport en commun, mais aussi de la logistique et des missions de sauvetage en cas de catastrophe naturelle. Le premier adjoint au maire de Nice a d’ailleurs déclaré à une conférence que ce drone aurait été d’une grande utilité lors des intempéries qui ont frappé la vallée de la Roya il y a quelques mois. Octofan annonce vouloir présenter un démonstrateur à l’occasion des JO de Paris en 2024.
C'est une première pour H2SYS mais aussi pour le Tour de France a priori : le groupe électrogène à hydrogène Boxhy a été utilisé dans une zone technique sur l'étape du 6 juillet entre Albertville et Valence et celle du 7 juillet entre Malaucène et Sorgues.L'appareil de 5 kW a permis d'alimenter en électricité la caravane Tissot, qui héberge le chronomètre intermédiaire. Celui-ci se trouvait sur un site avant l'arrivée qui n'était pas raccordé au réseau. Même si cet apport est modeste par rapport à la Grande Boucle, c'est quand même très symbolique. Cette première a été rendue possible grâce au partenariat qui lie H2SYS à Revolt Location, un loueur de matériel électrique professionnel. Cet acteur avait d'ailleurs organisé un "Power Hydrogène Tour" il y a quelques semaines pour présenter à ses clients le générateur Boxhy développé à Belfort. Le Président de H2SYS y voit une preuve supplémentaire de l'intérêt de sa technologie, qui peut être aussi bien utilisée dans l'événementiel que sur les chantiers de BTP. Quant à Fabrice Lefebvre, le dirigeant de Revolt, il annonce que le générateur H2 sera utilisé sur toutes les étapes du Tour l'année prochaine pour le chronomètre intermédiaire.
