Le projet de loi relatif à l’énergie et au climat a été adopté définitivement au Sénat le 26 septembre, après avoir été voté à l’Assemblée nationale le 11 septembre dernier. Ce texte marque, selon Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, « une étape majeure dans la concrétisation de l’ambition du gouvernement en matière de lutte contre le changement climatique ». Pour répondre à « l’urgence écologique et climatique » énoncée à l'article 1er, le projet de loi énergie-climat inscrit dans le code de l’énergie l’objectif de « neutralité carbone » à l’horizon 2050. Cette neutralité carbone est « entendue comme un équilibre, sur le territoire national, entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre ». Il est précisé que cette ambition devra être atteinte « en divisant les émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à 6 » par rapport au niveau de 1990. Des dispositions sont prévues dans le texte pour le développement de l'hydrogène « bas carbone ».
Depuis le 16 septembre, et jusqu'au 20 novembre, une phase de concertation a été mise en place concernant le projet d’unité de production d’hydrogène vert à partir d’électrolyse de l’eau de la société H2V Normandy. Il existe d'ailleurs un site Internet spécifique. Le projet H2V Normandy vise à créer une usine de production d’hydrogène vert sur un terrain de la zone industrielle de Port-Jérôme, sur la commune de Saint-Jean-de-Folleville entre Le Havre et Rouen. Ce projet d’usine de production d’hydrogène en Normandie, est porté par H2V, et accompagné par RTE pour le raccordement électrique de l’usine. Grâce à l’électrolyse de l’eau, l'objectif est de produire de l’hydrogène vert ». Celui-ci serait ensuite injecté dans le réseau de distribution d’hydrogène de Port-Jérôme. Les industriels locaux, qui utilisent principalement aujourd’hui de l’hydrogène gris, pourraient ainsi réduire leur bilan carbone en utilisant de l’hydrogène vert produit par H2V. La société annonce un investissement compris entre 230 et 251 millions d'euros. L'usine pourrait produire 28 000 tonnes d'hydrogène par an à partir de 2022/2023.
Dans le cadre des journées AVEM sur l'électromobilité, qui se déroulaient les 26 et 27 septembre à Cagnes-sur-Mer, un intervenant d'EDF est venu présenter les activités de sa filiale Hynamics, dédiée à l'hydrogène. Il a annoncé qu'un projet serait déposé auprès de l'ADEME d'ici la mi-octobre. Ce projet concerne à la fois Nice et Monaco. Il s'agit d'abord, sur une plateforme logistique à l'est de la ville, de développer la part d'énergie verte et de l'utiliser pour alimenter un électrolyseur. Celui-ci produirait un hydrogène destiné à propulser des véhicules du dernier km pour des livraisons. L'ambition est aussi de faire rouler des bus à hydrogène entre l'aéroport de Nice et la Principauté. A Nice, l'hydrogène serait aussi utilisé pour alimenter des bennes à ordures, des véhicules municipaux et une ligne de bus (ligne 8), afin de réduire l'empreinte carbone.
Du 20 au 24 septembre, la célèbre station balnéaire a organisé la première édition des RIMD (Rencontres Internationales de la Mobilité Durable). Cet événement traitait de la mobilité terrestre, mais aussi maritime et même aérienne. Dans le cadre d'un village, avec une trentaine d'exposants, on pouvait aussi voir certaines solutions utilisant l'hydrogène, comme les vélos à pile à combustible de Pragma (mis en avant par ENGIE, sponsor de l’événement), ou encore la Green GT H2, floquée au nom du circuit Paul Ricard, de Michelin et de Symbio. Par ailleurs, l'hydrogène se déclinait sur la mer chez SEAir. Cette société, basée à Lorient (Morbihan), propose un "Flying boat" (bateau "volant" avec des foils pour le surélever). Elle travaille avec l'ADEME pour équiper d'une pile à combustible un bateau de 7 m destinée à du transport de passagers. C'est un projet à l'horizon 2021/2022. SEAir considère que l'hydrogène offre plus d'autonomie que la batterie, surtout quand la mer est agitée et que la demande en énergie augmente. Du côté des conférences, une table ronde « people » organisée le samedi 21 septembre avec Michelin, ENGIE, Renault, ainsi que les pilotes Paul Belmondo et Philippe Monneret, a été l'occasion d'évoquer aussi cette forme d'énergie. Elle a été citée comme un complément utile à l'électrique à batterie, à condition de créer un écosystème pour que la production et l'infrastructure se développent au même rythme que les véhicules ou modes de transport. Le lundi 23, pas moins de deux conférences ont été dédiées à l’hydrogène vert, l’une donnant un aperçu en France comme à l’international, l’autre portant sur la mobilité. Avec le concours notamment de l’ADEME, d’ENGIE, de Symbio, de Safra, d’Energy Observer, ces tables rondes ont permis de présenter les projets HyGreen Provence et HYNOVAR.
Les 17 et 18 septembre, Bordeaux a accueilli l'événement ITS 4 Climate. Cette conférence internationale avait pour vocation de présenter les technologies qui permettent d'avoir une mobilité plus intelligente (feux connectés, applications digitales, calculateurs d'itinéraires multimodaux) et de réduire ainsi l'impact sur le CO2. Parmi les thèmes abordés, il a été question de l'électrification des véhicules et de l'hydrogène. Ce dernier point a été évoqué par le député Michel Delpon, élu de la Dordogne et particulièrement sensible à la question. Il a monté un club à l'Assemblée, qui réunit 60 députés de tous bords. M. Delpon est un chaud partisan du train à hydrogène et pense que c'est aussi une solution pour les véhicules. Elue de La Rochelle, l'écologiste Brigitte Desveaux partage cet avis et souhaite étudier la mobilité hydrogène dans la ville. Le Président de l'Eurométropole de Strasbourg, Robert Herrmann, s'y intéresse aussi mais il trouve le prix encore trop cher. Le sujet a été évoqué à nouveau par PSA. Pascal Bélot, qui a en charge les futurs utilitaires à pile à combustible du groupe, a présenté les trois véhicules (Citroën Jumper, Peugeot Expert, Opel Vivaro) qui seront produits en 2021. Il a révélé aussi une vue en coupe permettant de voir l'architecture des véhicules, où l'espace de chargement ne sera pas impacté par la technologie. Pour sa part, la Vice-Présidente de Transdev en charge de la stratégie du groupe, Anne de Bagneux, a rappelé que l'opérateur exploitait dans le nord de la France les premiers bus à hydrogène mis en circulation en France. A noter que GreenGT participait à un atelier pour parler du camion à hydrogène.
Le pôle Mont Blanc Industries, qui fédère plus de 300 entreprises industrielles autour de projets collaboratifs dans les domaines de l’usinage de précision et de la mécatronique, a décidé de créer un club de l'hydrogène. Ce n'est pas très surprenant quand on sait que ce cluster a fusionné en février dernier avec le pôle Viameca dont Michelin est l'un des membres pour former le pôle CIMES (Creating Integrated Mechanical Systems). Bibendum est en effet l'un des acteurs-clés de la filière H2 en France et au niveau régional du projet Zero Emission Valley de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le pôle a nourri sa réflexion suite à une étude qui a été menée par l'observatoire de la sous-traitance sur le marché de l'hydrogène au niveau national et international. Cette initiative a été menée en collaboration avec le syndicat national du décolletage, qui anime des groupes marché dont un dédié à l'automobile et qui cherche justement de nouveaux débouchés pour "chasser en meute". Une première réunion s'est tenue en présence d'une soixantaine de personnes, le 24 septembre. L'objectif était de présenter le marché de l'hydrogène aux industriels d'un territoire qui se situe à la fois en Haute-Savoie (le siège du pôle est à Cluses, en vallée de l'Arve) et en Savoie. La réunion a été l'occasion de faire une cartographie de l'industrie de l'hydrogène et de présenter les spécifications pour le marché de l'auto. Le club H2 du pôle Mont Blanc Industries se montre intéressé par les débouchés possibles dans l'automobile, mais il s'intéresse aussi aux gros véhicules ainsi qu'au ferroviaire, aux bateaux. à la distribution, au générateur voire à la maison/construction passive. Cette initiative pourrait donner naissance plus tard à des projets de R&D collaboratifs, une dimension qui justement n'existe pas encore dans le cadre du projet ZEV.
Basée dans la Drôme, la société spécialisée dans le stockage d'hydrogène a inauguré le 27 septembre ses nouveaux locaux. Le siège a en effet été transféré de Bourg-de-Péage à Châteauneuf-sur-Isère (au 140, rue du col des Limouches, portes du Vercors). Ce déménagement a été l'occasion d'évoquer le développement de la société. Ainsi, le Président et fondateur d'Ad-Venta, Jean-Luc Mussot est revenu sur les points forts de 2019. Il a mentionné par exemple les vélos à hydrogène de Pragma, stars du dernier G7 à Biarritz, que la PME a équipés de sa nouvelle tête de réservoir (SmallHy Bike). Créée en 2005, Ad-Venta conçoit et fabrique des solutions techniques de stockage d’énergie embarqué. La mobilité est au cœur de son métier. L'une de ses filiales, AV Automotive, a accueilli récemment l'équipementier Faurecia dans son capital. La société a aussi des filiales adressant l'aéronautique et le ferroviaire.
"Les premiers autobus à hydrogène sont entrés en exploitation commerciale en France entre Versailles et Jouy-en-Josas, en Ile-de-France, avant des lancements similaires dans le Pas-de-Calais et à Pau", indique Ile de France Mobilités. Valérie Pécresse, présidente de la région, a donné le coup d’envoi à l’exploitation de deux autobus à hydrogène sur la ligne 264 entre les deux communes des Yvelines, longue d’environ 12,5 kilomètres et empruntée quotidiennement par un millier de voyageurs. Ces deux autobus, fabriqués par le constructeur belge Van Hool et exploités par le groupe Savac, sont équipés d’une pile à combustible produisant de l’électricité. Ces véhicules sont équipés d’un réservoir d’une capacité de 39 kg d’hydrogène, pour une autonomie totale de 300 kilomètres. Leur recharge en hydrogène, effectuée à une station du groupe Air Liquide à Loges-en-Josas (Yvelines), prend une vingtaine de minutes.
Auxerre sera l'une des premières villes de la région Bourgogne-Franche comté à déployer de la mobilité hydrogène. Guy Ferez, le président de la communauté de l'Auxerrois, a annoncé que la commande de cinq bus à hydrogène était lancée. Prévus pour entrer en service en 2021, ces bus seront opérationnels sur la ligne 1 du réseau urbain. C'est la ligne la plus fréquentée du réseau Léo, qui dessert notamment la gare SNCF, le centre-ville et la zone commerciale des Clairions. Pour alimenter ces bus, une station de production, de stockage et de distribution d'hydrogène va être construite de l'autre côté de la gare près du dépôt de bus de Transdev d'ici la fin de l’année prochaine. A terme cette station sera accessible à tous, entreprises et particuliers.
Seul constructeur français de bus à hydrogène, avec le Businova H2, le fabricant basé à Albi fournit les véhicules qui tournent en ce moment dans les Hauts-de-France près de Béthune. A ce jour, 3 bus sur 6 ont été livrés. Fin novembre, ils seront tous en circulation sur la première ligne en exploitation commerciale de bus à hydrogène (ligne 6 du réseau Tadeo). Cette grande première a valu à Safra beaucoup de marques d'intérêt. La société a par exemple reçu une commande de la part de B.E Green pour 5 bus à hydrogène qui seront mis en exploitation en début d'année prochaine dans le secteur de Versailles, où une station de remplissage d'Air Liquide se trouve à proximité. Safra attend aussi des résultats d'appels d'offres à Auxerre et à Toulouse (projet Hyport). Le fabricant se positionne également pour être référence par l'UGAP et pouvoir répondre ainsi à des commandes groupées. Le PDG de la société, Vincent Lemaire, est confiant sur le marché. En France, il rappelle que la loi de transition énergétique va conduire à l'obligation d'achat de bus propres pour des liaisons de service public (1 sur 2 en 2020, 100 % en 2025 avec du biogaz, de l'électrique ou de l'hydrogène). L'Europe va d'ailleurs s'aligner en 2025 sur les positions françaises. Le chef d'entreprise regrette au passage que l'Etat ne soutienne pas l'achat de bus à hydrogène comme il le fait actuellement pour l'électrique à batterie. Pour le moment, Safra fait partie des rares producteurs de bus H2 avec Van Hool et Solaris. Toutefois, le bus à hydrogène est un sujet qui monte en Europe. La situation devrait générer à terme l'arrivée de concurrents, qu'il s'agisse de constructeurs classiques (Iveco, Mercedes) ou de nouveaux concurrents chinois.
Dans le cadre de l’appel à projet Littoral 21, porté par l'Etat et la Région Occitanie, Nexeya développe pour le port de Sète un projet unique de barge multiservices à hydrogène. Cette embarcation fonctionnera avec une pile à combustible, alimentée par de l’hydrogène « vert » et fournira ainsi à tout navire en escale l’énergie électrique et assurera l’élimination des déchets de bord, le tout sans aucune émission polluante. Cette innovation entre dans la gamme de solutions GreenHarbour que veut développer le port sétois. Le 24 septembre, à Lille, la Barge Hydrogène Multiservices Zéro Émission a remporté 2 trophées aux Assises Port du Futur. Une consécration pour Nexeya et ses partenaires (Port de Sète Sud de France, Région Occitanie, Europe Technologie, CIAM, Seiya Consulting , Jifmar Offshore Services).
Après le projet mené par la compagnie fluviale de transport CFT-groupe Sogestran pour le port fluvial de Lyon, le groupe de logistique fluviale Cemex présent sur la Seine, en amont et aval de Paris travaille, lui aussi à la réalisation d’un pousseur alimenté en hydrogène. L’initiative, entreprise il y a quelques mois, a abouti au lancement d’un avant-projet sommaire (APS) cofinancé par EDF via son centre de recherche en Allemagne (EIFER : European Institute for Energy Research) et la Banque des Territoires, qui a pour but de définir la faisabilité technique et financière du projet. L’étude a été commandée au groupe d’ingénierie EUROPE TECHNOLOGIES / CIAM et vise à apporter des premiers éléments de réponse aux questions techniques, réglementaires et financières. Le projet – baptisé « PM 13 » – consiste à construire un bateau d’un gabarit de 13 m x 5,80 m équipé d’un système conjuguant batteries et pile à hydrogène, d’une puissance équivalente à 2 x 285 kW en diesel. Parallèlement, deux points d’avitaillement en hydrogène vont être déployés par EDF à Issy-les-Moulineaux et Ivry, où CEMEX positionne ses pousseurs pour transporter des matériaux de construction. La principale mission du bateau sera de déplacer des barges pouvant atteindre 2 800 tonnes entre les 11 ports parisiens de CEMEX. Il pourra également assurer le convoyage d’établissements flottants non propulsés comme des restaurants, bars ou autres pontons flottants récréatifs.
Dans un entretien accordé à Industrie et Technologies, le fondateur des SeaBubbles, Alain Thébault, explique pourquoi il prend en considération l'hydrogène. "Nous avons un bateau qui vole parfaitement mais nous ne sommes pas encore mûrs sur le volet énergie, avance-t-il. Les prototypes des SeaBubbles utilisent des batteries. Or une batterie est lourde et nécessite un temps de temps de charge long". Et il développe ensuite : "L'hydrogène est plus léger, d’abord. Mais le grand avantage de la pile à hydrogène est surtout de permettre une autonomie supérieure pour un temps un temps de charge inférieur". "Cette technologie est maîtrisée, notamment par deux grands groupes français, avec qui nous discutons : Air Liquide et Michelin, via sa filiale Symbio", indique encore Alain Thébault. L'entrepreneur veut proposer au prochain board la nomination d'un vrai industriel pour en prendre la direction et accompagner la phase de l'hydrogène. "Je viens d’ailleurs de rencontrer le vice-président d'un grand groupe qui va probablement accepter le poste", annonce-t-il. Et de conclure : "A terme, l'idéal pour SeaBubbles serait d’offrir les deux solutions en fonction des endroits : la batterie là où il y a de quoi se brancher et l'hydrogène là où il y a des stations - comme la station Hype d'Air Liquide au cœur de Paris, ou encore en Californie, au Japon ou, bientôt, à Monaco".
Basé au Luxembourg, et spécialisé dans la transition énergétique et l'économe circulaire, le fonds d'investissement Kouros a décidé de miser sur Haffner Energy. La PME de la Marne a développé un système de production d’hydrogène renouvelable à partir de biomasse. Après une prise de participation dans la société Ergosup en février 2019 et dans les taxis hydrogène Hype en juillet dernier, c'est donc ce groupe familial qui intéresse aujourd'hui Kouros. "Cet investissement a pour objectif d’accompagner le développement industriel et commercial du procédé Hynoca, une innovation majeure d’Haffner Energy, permettant la production d’hydrogène renouvelable à un prix compétitif », explique le fonds d'investissement. Le procédé d'Haffner Energy a pour but de produire de l’hydrogène vert et à coût réduit à partir de biomasse, destiné à la mobilité et à l’industrie La société vient de s’associer à R-GDS, distributeur de gaz naturel dans le Bas-Rhin, pour construire la première unité industrielle d’une capacité de production de 650 kg/jour d’hydrogène vert à Strasbourg. Elle devrait être en fonctionnement à l’automne 2021. Par ailleurs, un démonstrateur industriel sera prochainement construit, pour une capacité de production d’hydrogène vert de 120 kg par jour.
Député LREM d'Indre-et-Loire, Daniel Labaronne a décidé de parcourir le "Grand Est Touraine" en vélo à hydrogène les 11, 12 et 13 octobre prochains. Son programme prévoit la traversée de 18 communes (dont Amboise, Chenonceaux, Vouvray, Montlouis, Céré-la-Ronde*) avec ce cycle à assistance électrique de Pragma Industries, équipé d'une pile à combustible. Un parcours de 110 km qui correspond à son autonomie. Le député en profitera pour saluer les cyclistes du Paris-Tours le 13 octobre, en haut de la première côte. Son périple a pour but de faire connaître l'hydrogène aux habitants de sa circonscription et aux scolaires. M. Labaronne s'intéresse à cette forme d'énergie. Il était d'ailleurs à l'inauguration de la station de distribution d'hydrogène de Touraine Vallée de l'Indre à Sorigny, le 21 septembre dernier. A cette occasion, il a d'ailleurs testé le vélo à hydrogène de la communauté de communes, aux côtés de son Président Alain Esnault. C'est bien évidemment TVI qui prête les vélos (ils seront au nombre de 3 les 11 et 12, et de 6 pour le Paris-Tours) pour cette traversée. Daniel Labaronne était également présent le 10 septembre dernier à l'inauguration de la plateforme hydrogène de Powidian à La-Ville-Aux-Dames. Le député profite des 20 ans de Pays de Loire Touraine et de la 113ème édition du Paris-Tours cycliste pour monter cette opération. C'est aussi l'occasion de montrer que les territoires ruraux s'investissent dans la transition énergétique. Ce n'est pas la première fois qu'un député monte en selle pour valoriser le vélo à hydrogène. Michel Delpon, élu LREM de Dordogne et animateur d'un club sur l'hydrogène à l'Assemblée Nationale, l'a déjà fait.
*qui héberge le projet Méthycentre avec Storengy
En charge de la commercialisation des futurs utilitaires à hydrogène de PSA (Peugeot Expert, Citroën Jumpy, Opel Vivaro prévus pour 2021), au sein de la division utilitaires du groupe, Pascal Bélot change de fonction. Il s'occupe désormais de ventes en B2B pour une vingtaine de pays d'Europe pour les marques automobiles du groupe. Sa fonction est reprise par Raphaël Canches, qui dépend lui de la Business Unit Low Emission Vehicle et qui est en charge du développement et de l’animation commerciale des véhicules électrifiés du groupe PSA. C'est un spécialiste de la voiture électrique. Il a été Business developer dans ce domaine pour Renault en Belgique et au Luxembourg. Il est depuis deux ans chez PSA. M. Canches, qui reprend les dossiers, est donc désormais l'interlocuteur pour toute question sur le véhicule à hydrogène. Cette forme d'électrification est englobée dans un ensemble plus large de véhicule à faibles émissions, comprenant également les véhicules électriques à batteries et les hybrides rechargeables.
Le projet ROAD* devait en principe se terminer fin septembre, mais la remorque frigorifique à l'hydrogène (une première mondiale) de Chéreau joue les prolongations. Entamée depuis début juillet, l'expérimentation va se poursuivre pendant encore quelque temps pour fiabiliser le système. Il est à noter que la remorque à pile à combustible est utilisée en conditions réelles par le transporteur Malherbe en Normandie pour le transport de produits frais. Pour faire le plein, il est possible de ravitailler à la station d’hydrogène que le conseil départemental de la Manche a ouvert à Saint-Lô et qui se trouve dans l'enceinte du bâtiment. Une station qui peut donc s'ouvrir aux autres véhicules. La remorque frigorifique de Chéreau a déjà fait le plein aussi à la station de Jouy-en-Josas (Yvelines) chez Air Liquide. Ce projet ROAD va encore faire parler de lui dans un mois. La clôture officielle se fera dans le cadre du salon Solutrans (du 19 au 23 novembre à Eurexpo, à Lyon). Ce sera d'ailleurs l'occasion pour Chéreau et ses partenaires (Arts et Métiers-ParisTech, Amvalor, Carrier, le FC Lab de Belfort, Tronico et Malherbe) de faire un retour d'expérience.
*Refrigerated Optimized Advanced Design
