Engagée dans un partenariat avec Toyota depuis 2013, la firme bavaroise a eu l'occasion depuis de présenter quelques concepts, dont un X5 qui avait été exposé lors de la dernière édition du salon de Francfort en 2019. C'était plus qu'un prototype, puisque le constructeur prévoit de lancer dans deux ans une version à pile à combustible de ce SUV sous le nom BMW i Hydrogen NEXT. Doté d'une PAC développant 125 kW (170 ch), couplée avec des réservoirs stockant 6 kg d'hydrogène à 700 bars (soit, 600 km d'autonomie), le véhicule développera au total 374 ch. Ce sera donc une authentique BMW, avec tout le plaisir de conduire qui va avec. Le X5 embarquera notamment le moteur électrique de 5e génération qu'inaugurera l'iX3 cette année. Pour le responsable de la recherche, Klaus Fröhlich, l'hydrogène a toute sa place dans les solutions alternatives. Ce membre du directoire de BMW est convaincu qu'il n'y a pas de solution unique (autrement dit la batterie) pour adresser tous les besoins du marché. Il est donc nécessaire de maîtriser aussi la pile à combustible, qui sera à terme l'un des piliers de la stratégie de la marque. Sur ce X5 à hydrogène, le constructeur allemand va utiliser une pile à combustible de Toyota, mais il va y apporter aussi son savoir-faire (stack et chaîne de traction). Les deux industriels travaillent en commun sur les piles de prochaine génération et des composants modulaires. Ce premier modèle H2 sera produit en petite série. Autant BMW croit à la technologie, autant il se montre réaliste. Les conditions ne sont pas encore réunies pour assurer une diffusion de masse, car il manque encore l'infrastructure et le prix de l'hydrogène vert (obtenu à partir d'une électricité décarbonée) doit être compétitif. La marque estime qu'elle sera en mesure de pouvoir proposer un véritable véhicule de série au plus tôt dans la seconde moitié de la décennie. En attendant, elle prévoit de lancer 25 modèles électrifiés pour 2023, dont 12 qui seront 100 % électriques.
Déjà présentée au salon de Genève en 2019, sous forme de concept, la version définitive de ce bolide devait être dévoilée sur les rives du lac Léman. L’annulation du salon en a décidé autrement, mais cela n’empêche pas la marque Roland Gumpert (du nom de son créateur, ex-directeur d’Audi Sport) et propriété de la marque chinoise Aiways, d’annoncer sa commercialisation. Le nom Nathalie a été choisi car c’est celui de sa fille. Cette supercar à deux places, qui sera produite à 500 exemplaires (pour un tarif de 407 500 €, hors taxes), a la particularité d’embarquer une pile à combustible de 15 kW produisant de l’hydrogène à partir de méthanol pour le transformer en électricité et en vapeur. La capacité énergétique est de 178 kWh, tandis que la puissance totale des 4 moteurs électriques culmine à 400 kW pour une vitesse maximale de 300 km/h. Le 0 à 100 km/h est atteint en 2,5 s. Quant à l’autonomie, elle est de 820 km. Le fabricant a prévu un réservoir de 65 litres de méthanol. Ce choix permet de pallier le manque d’infrastructures en stations d’hydrogène, selon Roland Gumpert. Lequel met en avant le méthanol vert, plus vertueux que celui obtenu à partir de produits fossiles. Le plein se fait entre 3 et 5 mn. Roland Gumpert, qui devait présenter la voiture le 18 mars, en live depuis Ingolstadt (Bavière), a préféré reporter en raison toujours du coronavirus.
Cet acteur allemand*, qui fait du VTC avec des voitures neutres en CO2, utilise des Toyota Mirai dans sa flotte depuis 2017 (20 au démarrage, 45 actuellement). Les voitures en question en parcouru à ce jour plus de 5 millions de km. Soit, l'équivalent de 6 fois et demie l'aller-retour entre la Terre et la Lune. Et le plus beau, c'est qu'en dehors de n'avoir rejeté que de la vapeur d'eau, aucune Mirai n'a connu de problème technique. Certaines voitures totalisent 180 000 km. Pour le responsable de Toyota Europe à Berlin, Ferry Franz, "cela montre que les véhicules à pile à combustible sont compatibles avec un usage au quotidien", et que la technologie est "mature".
*CleverShuttle est financé par la Deutsche Bahn et le japonais Mitsui. Le service bénéficie du soutien du FCH-JU.
Afin de poursuivre la promotion de la mobilité hydrogène, une Toyota Mirai a rejoint la flotte de véhicules du Parlement européen à des fins de démonstration, entre le 2 et le 16 mars. Les eurodéputés ont ainsi l’occasion de l’essayer en se faisant conduire dans la capitale belge, ainsi qu’entre Bruxelles et Strasbourg. En testant ce véhicule hybride à pile à combustible (VEH2), le Parlement européen réaffirme son soutien en faveur des véhicules zéro émission et encourage l’implantation d’infrastructures de recharge adaptées pour l’hydrogène.
Travaillant déjà avec Toyota sur le bus à hydrogène* (pour qui il a développé le modèle Sora), Hino Motors va collaborer également avec le groupe sur le camion H2. Sur la base du modèle Profia, d'un poids de 25 tonnes et dont le châssis a été modifié pour accueillir deux piles à combustible de nouvelle génération**, tout en maintenant la capacité de chargement, ce camion offrira une autonomie de 600 km. Il s'agit à ce stade d'un démonstrateur que les deux partenaires veulent tester avant d'aller plus loin. Engagés dans la réduction du CO2 et bénéficiant d'une solide expertise sur l'hydrogène, Toyota et Hino pensent que le camion à hydrogène est une solution viable. Les poids lourds représentent 60 % des émissions de CO2 au Japon.
*Les premières démonstrations datent de 2003
**Développées pour la Mirai 2
Nikola Motor, la start-up de l'Arizona qui va développer des camions électriques alimentés par des batteries et piles à combustible a indiqué le 3 mars qu’elle avait décidé de fusionner avec la société VectoIQ, spécialisée dans les investissements financiers. Cette opération, qui permettra la cotation en bourse de Nikola au deuxième trimestre 2020, permettra de gagner du temps et d’adresser plus vite le marché. La nouvelle société, baptisée Nikola Corporation, devrait être valorisée aux alentours de 3,3 milliards de dollars (soit 2,90 milliards d'euros) a minima. Après la finalisation de la fusion, Trevor Milton, le président-fondateur de Nikola, prévoit de conserver plus de 30 % du capital. Il exercera le rôle de Directeur Exécutif, le poste de Président revenant à Mark Russell, un vétéran de l’industrie qui a rejoint l’entreprise l’an dernier. Stephen Girsky, le Président de VectoIQ, et ancien Vice-Président de General Motors, siègera au directoire. Nikola revendique 10 milliards de dollars de précommandes portant sur 14 000 véhicules. La société affirme qu’elle génèrera des revenus dès 2021, date à laquelle elle va livrer ses camions électriques. Les camions à hydrogène arriveront plus tard en 2023. Le modèle unique de Nikola consiste à proposer à la fois des camions et des stations H2 pour éviter le problème de la poule et l’œuf.
Le motoriste américain, qui a fait l'acquisition d'Hydrogenics, et qui s'intéresse beaucoup à l'hydrogène pour des applications dans le camion, vient d'investir à nouveau. Il est entré au capital de Loop Energy, une compagnie canadienne qui fait des prolongateurs d'autonomie à base de pile à combustible. Son dernier produit est le Loop FC-Rex, qui concerne à la fois les camions et les bus dans une gamme de 30 à 50 kW. L'arrivée de cash se traduit aussi par la nomination du Vice-Président de Cummins en charge de la recherche, Wayne Eckerle, au directoire de l'entreprise. Un signe de l'intérêt que porte l'industriel à cette société basée à Burnaby, en Colombie britannique, et qui prépare son entrée en bourse. Sans préciser le montant de l'investissement de Cummins, le patron de Loop Energy, Ben Nyland, estime qu'il valide la stratégie de l'entreprise, avec une technologie qui pourrait rebattre les cartes. "C'est une reconnaissance du rôle que peuvent jouer les piles à combustible et l'hydrogène dans le transport routier", commente-t-il. "Nous sommes ravis de ce partenariat avec Loop Energy, qui va l'aider à développer davantage une solution d'autonomie étendue", précise le Vice-Président en charge la stratégie de Cummins, Thad Ewald.
Le fabricant canadien de piles à combustible a annoncé une commande passée par Solaris. Le constructeur polonais de bus souhaite faire l'acquisition de 25 piles de type FCMove-HD et d'une capacité de 70 kW. Elles équiperont 15 bus Urbino 12 et 10 bus Urbino 10, qui seront mis en service en Allemagne, respectivement à Cologne et Wuppertal à partir de cette année et sur 2021. Ces bus à hydrogène, d'une autonomie de 350 km, font partie du programme JIVE 2, financé par le FCH-JU. Ces deux villes allemandes avaient déjà commandé 45 bus H2, équipés également de piles Ballard. Si l'on ajoute en plus une commande de 12 bus Solaris avec la PAC FCMoveHD, dont le déploiement est prévu cette année à Bolzano en Italie, le fabricant canadien revendique plus de 70 bus à hydrogène en Europe faisant appel à sa technologie.
La ville d’Aalborg, dans la région du Jutland du Nord, au Danemark, vient de mettre en circulation 3 autobus à hydrogène. Il s’agit du modèle A330 de Van Hool, d’une longueur de 18 m et équipé de piles à combustible Ballard (membre du cluster local Hydrogen Valley). Ils ont été cofinancés dans le cadre du projet 3Emotion (Environmentally friendly Efficient Electric Motion). A eux trois, ils devraient parcourir près de 150 000 km par an, accueillant jusqu’à 1 million de passagers et évitant l’utilisation de 60 000 litres de gazole et le rejet de 131 tonnes de CO2, chaque année. D’une autonomie de 350 km, les bus feront le plein à la nouvelle station qui a été installée à l’est d’Aalborg et opérée par la société danoise Green Hydrogen. Celle-ci est dotée d’un électrolyseur qui produit de l’hydrogène à partir d’électricité verte, en le stockant à des pressions de 35, 350 et 450 bar. Aalborg entend être à la pointe de la mobilité lourde à hydrogène, sachant que le Danemark vise la neutralité carbone en 2050.
Un appel à proposition pour la construction d’une nouvelle station d’approvisionnement a été publié récemment par Transition énergétique Québec (TEQ). L’organisme gouvernemental a été chargé, en 2018, de mener un « banc d’essai » pour le gouvernement afin de tester l’utilisation de l’hydrogène comme carburant dans le secteur du transport. La toute première station publique de ravitaillement en hydrogène, installée dans une station-service du boulevard Wilfrid-Hamel, à Québec, a coûté 5,2 millions $, dont plus de la moitié a été déboursée par TEQ (2,9 millions $) et Ressources naturelles Canada (1 million $). Le coût de la nouvelle station projetée par le gouvernement n’est pas encore connu. Pour ce projet-pilote, le Québec vient aussi de louer pour une durée de quatre ans une Hyundai Nexo au coût de 41 449 $. Le SUV coréen ira donc rejoindre la flotte gouvernementale de véhicules alimentés à l’hydrogène, qui compte déjà 50 voitures Toyota Mirai. Ces dernières ont été louées pour quatre ans par le gouvernement en juillet 2019, au coût de 2,9 millions $.
Après l'Allemagne, la Hollande... Alstom a testé pendant dix jours le train Coradia iLint alimenté par une pile à hydrogène sur la ligne de 65 kilomètres située entre Groningue et Leeuwarden, dans le nord des Pays-Bas. Ces essais font suite à 18 mois de service voyageurs réussi en Allemagne sur la ligne Buxtehude–Bremervörde–Bremerhaven–Cuxhaven, pour laquelle 41 trains au total ont déjà été commandés. Les Pays-Bas sont le deuxième pays d’Europe dans lequel le train à hydrogène s’avère être une solution alternative sans émissions pour les lignes non électrifiées. Le réseau ferroviaire hollandais compte près de 1 000 kilomètres de lignes de ce type sur lesquelles circulent actuellement chaque jour une centaine de trains diesel. En octobre dernier, Alstom et la province de Groningue, l'opérateur local Arriva, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire hollandaise ProRail et l'entreprise Engie ont signé un accord de projet pilote pour tester le Coradia iLint H2. La société indépendante d’inspection de tests et de certification Dekra a été nommée responsable des essais. Ces derniers ont été réalisés de nuit et jusqu’à 140 km/h, sans voyageurs. À cet effet, une station-service mobile de remplissage a été installée par Engie pour recharger le train Coradia iLint avec de l’hydrogène "complètement propre et produit de manière durable" précise Alstom.
En raison du coronavirus, les Jeux Olympiques de Tokyo qui devaient avoir lieu cet été sont reportés au 23 juillet 2021. Ce changement de date risque de modifier les plans pour Energy Observer et Race for Water. Ces deux bateaux, qui fonctionnent à l'hydrogène (et avec d'autres énergies renouvelables) et ont chacun des objectifs différents (odyssée pour témoigner de l'urgence liée au climat et promotion de l'hydrogène pour le premier, sensibilisation aux déchets plastiques pour le second), devaient faire escale au Japon au même moment. Et profiter de la médiation liée aux JO, placés justement sous le signe de l'hydrogène. Victorien Erussard et Jérôme Delafosse d'Energy Observer devaient même porter la flamme olympique. Leur navire se trouve actuellement aux Canaries. Quant à Race for Water, il se trouve actuellement au Japon.
Le gouvernement allemand devrait annoncer très prochainement un grand plan sur dix ans pour créer une véritable économie de l’hydrogène. Selon la presse locale, qui a déjà révélé quelques pistes, le pays veut couvrir 20 % de ses besoins avec de l’hydrogène décarboné d’ici à 2030. Ce qui nécessitera l’installation de 3 à 5 gigawatts de capacité d’électrolyse et le développement en parallèle de la production d’hydrogène dit "bleu", avec captation du carbone. L’Allemagne compte aussi développer les équipements et les solutions pour couvrir toute la chaîne de valeur de la production et de l’acheminement et pour les exporter à partir de 2024. Autres données à retenir : l'ambition est la mise en circulation de 60 000 voitures particulières à hydrogène d’ici à 2021, avec notamment 2,1 milliards d’euros de primes pour les automobilistes jusqu’en 2023. Les laboratoires de recherche recevront pour leur part jusqu’à 600 millions d’euros d’ici à 2025. Notre voisin a décidé de ne plus perdre de temps. Il multiplie les accords avec des industriels et des pays pour se garantir des ressources en hydrogène vert fabriqué avec des énergies renouvelables. Par ailleurs, pas moins de quatre ministères travaillent aujourd’hui sur une stratégie économique, financière et politique pour substituer progressivement de l’hydrogène au pétrole, au gaz naturel et au charbon. Un plan sera annoncé prochainement par le ministre de l’économie Peter Altmaier. Ce même ministre avait affirmé l’an dernier que l’ambition de l’Allemagne était de devenir le numéro un de l’hydrogène. Le plan du gouvernement allemand est construit sur une échelle de temps qui devrait aider la filière à se structurer.
C’est une première : une trentaine d’entreprises ont signé un protocole d'accord pour ouvrir l’accès à l’hydrogène vert pour les industriels du nord de l’Allemagne. Un consortium, comprenant BP, Air Liquide, BASF, Enertrag, Innogy OGE et RWE, a signé une lettre d'intention afin de développer un réseau et un électrolyseur de 100 MW. Baptisé GET H2 Nukleus, ce projet vise à établir le premier réseau allemand d’hydrogène décarboné accessible à toutes les industries de Basse-Saxe et de Rhénanie-Nord-Westphalie. Long de 130 km, le réseau s’étendra de Lingen à Gelsenkirchen. Il devrait être ouvert à tous les producteurs et consommateurs, à l’instar des réseaux de gaz ou d’électricité. Jusqu’ici, l'hydrogène est injecté dans des réseaux privés inaccessibles aux tiers. Ouvrir l’accès faciliterait l’intégration de nouveaux projets. Amprion et OGE envisagent, par exemple, de construire un électrolyseur de 100 MW en Basse-Saxe. Celui du projet GET H2 sera installé à Lingen. Il sera alimenté par des parcs d’éoliennes marines exploités par l’électricien RWE. L’hydrogène sera transporté vers les raffineries et parcs chimiques de Lingen, Marl et Gelsenkirchen. Raffineurs et pétrochimistes utilisent déjà de grandes quantités d'hydrogène gris dans leur processus de production.
Dans le cadre d’une nouvelle initiative soutenue par le gouvernement, et en coopération avec Engie et Neoen, des millions de foyers en Australie seront bientôt alimentés en hydrogène vert en lieu et place du gaz naturel. Les deux groupes énergétiques français aideront l'opérateur de gaz AGN (Australian Gas networks) à créer une voie vers une « transition à 100 % » dans les États de Victoria et d’Australie-Méridionale, en commençant par quelques villes sélectionnées telles Adélaïde et Melbourne. Les deux groupes font partie de l’Australian Hydrogen Center (AHC), de même qu'Aus Net Services. La structure prévoit d’abord d’injecter jusqu’à 10 % d’hydrogène renouvelable dans les réseaux de distribution de gaz naturel. Ensuite, il montera en puissance jusqu'à atteindre 100 %. C'est une petite révolution pour l'Australie, qui semble réviser sa doctrine en matière de protection de l'environnement et s'ouvre plus largement à la production d'énergies renouvelables. Il est à noter que l'état d’Australie-Méridionale, concerné par cette injection dans les réseaux de gaz, a a annoncé un plan hydrogène en 2019. Par ailleurs, l’Agence australienne des énergies renouvelables (ARENA) a fourni 845 000 dollars pour le projet AHC.
Alors que des salons et des grands événements sont reportés partout dans le monde, en raison du coronavirus, la foire d'Hanovre en Allemagne connaît le même sort. Initialement prévue du 20 au 24 avril, elle est reportée du 13 au 17 juillet. "Il vaut mieux un retard que jamais" écrit l'organisateur, Deutsche Messe, sur son site. La décision a été prise avec les autorités sanitaires de la région, en accord avec les partenaires du salon. La foire accueille en son sein l'événement Hydrogen + Fuel Cells Europe. L'édition 2019 s'était caractérisée par plus de 200 exposants de 20 pays, couvrant toute la chaîne de valeur.
Le groupe allemand, qui a porté sa participation de 3,9 à 18 % au capital* de la société britannique spécialisée dans les piles à combustible (moyennant 90 millions d’euros), avec qui elle a signé un accord de partenariat stratégique en 2018, a présenté récemment le fruit de ses premiers travaux. Lors de l’événement Bosch ConnectedWorld 2020, qui a eu lieu à Berlin, les deux partenaires ont dévoilé un prototype d'unité de distribution d'énergie (PDU) qui utilise des piles à combustible de type SOFC. Bosch et Ceres Power prévoient de tester leur système à la fin de l'année dans un data center de l’équipementier, plus exactement dans son centre de R&D de Renningen, en Allemagne. Ils n’envisagent pas de livrer une version commerciale avant 2024. Par ailleurs, Bosch a profité de cet événement pour réaffirmer qu’il développait en parallèle une pile à combustible pour la mobilité avec l’aide de son partenaire suédois PowerCell ainsi que des composants pour accompagner la production en série chez les constructeurs.
*L’autre actionnaire de référence est le chinois Weichai qui a 20 % du capital
Une équipe de l'université de Tokyo a découvert le moyen de produire 25 fois plus d'hydrogène avec un catalyseur faisant appel à de la rouille au lieu de dioxyde de titane. Pas mal du tout... En fait, les scientifiques nippons ont utilisé la lumière d’une lampe au mercure-xénon, une solution d’eau et de méthanol, ainsi qu'une forme de rouille appelée α-FeOOH. Un choix qui peut surprendre, car la plupart des oxydes de fer ne se transforment pas en hydrogène. Le process testé a permis de produire de l'hydrogène de façon stable pendant 400 heures. Les chercheurs ont constaté que l’hydrogène gazeux ainsi généré semble être empêché de se recoupler avec de l’oxygène, ce qui rend la séparation des éléments plus facile et réduit en même temps le risque d’explosion. Leur tâche est maintenant de comprendre pourquoi l'oxygène a un rôle si important dans cette réaction chimique. C'est une autre surprise, confesse le professeur Katsumata qui a conduit ces travaux. On n'est peut-être plus très loin de la découverte d'un moyen de production qui éviterait le recours à des métaux précieux.
