Sa haute densité énergétique massique et ses facultés de stockage font de l'hydrogène un vecteur énergétique particulièrement intéressant.
Aujourd'hui, l'hydrogène consommé dans le monde est très majoritairement destiné aux usages industriels, il est produit à 96% par vapo-reformage de combustibles fossiles. L'électrolyse de l'eau, que nous avons tous pratiquée lors de nos années de collège, offre une alternative dont l'intérêt grandira avec les progrès de la technologie (électrolyse à membrane protonique, électrolyse haute température).
Parmi les nouveaux usages de l'hydrogène qui se développent, la mobilité est le plus intéressant d'un point de vue économique, devant l'injection directe dans les réseaux de gaz ou la méthanation.
L'utilisation d'une électricité bas-carbone vient renforcer l'intérêt de la production d'hydrogène par électrolyse, pour un usage mobilité, contribuant ainsi à réduire les émissions du secteur du transport (responsable d'1/3 des émissions de CO2 en France). A titre d'exemple, en utilisant l'électricité produite en France par EDF en 2014 avec un contenu carbone de 17 g par kWh, un véhicule fonctionnant à l'hydrogène entraîne l'émission de cinq fois moins de CO2 qu'un véhicule fonctionnant au gaz naturel.
L'arrivée sur le marché d'une offre de véhicules (légers ou lourds) fonctionnant avec une pile à combustible (pour la traction ou comme prolongateur d'autonomie pour des véhicules électriques équipés de batteries) rend crédible l'émergence d'une filière compétitive.
Les équipes de la R&D d'EDF, en France et en Allemagne, sont mobilisées sur les électrolyses performantes, leur intégration dans une station-service et leur insertion dans le système électrique. La création d'un réseau de distribution suffisamment maillé pour les besoins des consommateurs s'appuiera sur les expérimentations en cours en Franche- Comté, à Rodez et à Sarreguemines. Dans le cadre de projets européens, EDF apporte déjà son concours au développement de flottes captives et de navettes fonctionnant à l'hydrogène.
La lutte contre le changement climatique est un enjeu majeur pour notre planète. Limiter les émissions de gaz carbonique et notamment celle du secteur électrique est notre priorité. EDF, avec son parc nucléaire et renouvelable, apporte une contribution majeure à cette exigence. Grâce à cette électricité, l'hydrogène issu de l'électrolyse, offre de réelles perspectives. EDF travaille fortement avec ses équipes de recherche à les mettre en œuvre.
Jean-Bernard LÉVY, 60 ans, est Président-directeur-général du Groupe EDF depuis le 26 novembre 2014. Depuis 2012, il était PDG du Groupe Thalès. Jean-Bernard LÉVY avait travaillé pendant dix ans au sein de Vivendi, où il prit la présidence du directoire en 2005 après trois années en tant que Directeur Général. Auparavant, il avait exercé des responsabilités chez Oddo et Cie ainsi que Matra Espace, après plusieurs années passées au sein du cabinet de Gérard LONGUET, secrétaire d'état puis ministre délégué, chargé des Postes et Télécommunications. Jean-Bernard LÉVY avait débuté sa carrière à France Télécom en 1979. Jean-Bernard LÉVY est diplômé de l'École Polytechnique et de Télécom ParisTech.
