Le 6 septembre, Alstom, qui ambitionne de devenir « le leader de la mobilité verte et intelligente », a fait rouler pour la première fois en France le Coradia iLint au centre d’essai ferroviaire de Valenciennes. Opérationnel en Allemagne, il s’agit du premier train de passagers au monde alimenté par une pile à hydrogène, qui produit de l’énergie électrique pour la traction. Peu bruyant et rejetant uniquement de la vapeur d’eau, ce train régional 100 % hydrogène à zéro émission roulera dans la région Centre-Val de Loire et sera testé dès l’année prochaine entre Tours et Loches (Indre-et-Loire). Le Coradia iLint a été présenté à divers acteurs locaux dont des décideurs gouvernementaux, des autorités organisatrices de transport, des sociétés d’ingénierie et des opérateurs afin de mettre en évidence le potentiel de ce train dans la palette de solutions de transport durables en France. Les iLint sont destinés à remplacer les trains diesel sur les lignes non électrifiées. Assemblé à Salzgitter, en Allemagne, et doté d’une autonomie comprise entre 800 et 1 000 kilomètres, ce modèle est équipé de piles à combustible transformant l’hydrogène stocké sur le toit en électricité, lui permettant ainsi de rouler sans aucune émission polluante. 41 rames ont été commandées par deux Landers allemands et des expérimentations réussies ont eu lieu en Autriche, aux Pays-Bas, en Suède. En Italie, l’opérateur FNM a confirmé fin 2020 une commande de 14 rames. Des adaptations seront nécessaires pour homologuer le Coradia iLint selon le référentiel normatif français. Le processus d’homologation est initié et sera finalisé en cohérence avec les besoins des Autorités Organisatrices. Alstom développe par ailleurs un autre modèle bi-mode caténaire-hydrogène, le Coradia polyvalent bi-mode, prévu pour rouler en 2025 dans quatre autres régions françaises (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie). Ces trains sont financés aux deux tiers par les régions et à un tiers par l’État « Notre réseau ferroviaire aujourd’hui est à 45 % non électrifié. Nous avons deux solutions : soit nous électrifions, avec le coût que cela suppose, soit nous allons vers l’hydrogène qui a évidemment un avenir en France, et un marché européen et mondial à conquérir », a estimé le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari après un trajet de démonstration.
Pour une large majorité des personnes interrogées en France, mais aussi en Allemagne, en Autriche et en Suisse, les véhicules à hydrogène incarnent l'avenir de la mobilité et des transports. C'est le résultat d'une enquête internationale, menée en ligne dans ces 4 pays par la société d'études de marché Yougov pour le compte du Forum Hydrogen Business for Climate (événement transnational organisé du 29 au 30 septembre à Belfort). En France, le tournant de l'hydrogène commence à être marqué avec pas moins de 44 % des interrogés estimant que le futur de la mobilité réside dans cette énergie. Les hommes pour leur part se montrent plus déterminés que les femmes avec 25 % d'entre eux considérant que l'hydrogène est « la » réponse, pour seulement 7 % des femmes. La jeune génération semble moins se poser de questions avec 12 % des 18-24 ans pour qui la réponse à l'hydrogène est « oui totalement », ce qui est vrai pour seulement 7 % des 34-44 ans. Quel que soit le pays, ce sont les jeunes qui affichent une meilleure connaissance de cette nouvelle source d'énergie. Et si la crise de la Covid-19 n'a pas augmenté de manière significative l'intérêt pour les énergies renouvelables, elle y a participé, et cela s'est vérifié pour la majorité des pays interrogés.
A l'occasion de son événement EV Day, le groupe issu de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler a annoncé vouloir investir plus de 30 milliards d’euros d’ici 2025. Les investissements se feront à la fois dans l’électrification et dans le développement de logiciels, en prenant notamment des participations dans des joint-ventures. Stellantis entend devenir le leader du marché des véhicules à faibles émissions (LEV). En Europe, le mix pour les voitures particulières devrait dépasser 70 % à l’horizon 2030, soit 10 points de plus que ce que prévoient les hypothèses actuelles du secteur. Aux États-Unis, la part sera de 40 % à la même date, mais en combinant les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers. Pour arriver à ses fins, le groupe va s’appuyer sur la mise en œuvre des synergies découlant de la création de Stellantis (avec des économies de plus de 5 milliards d’euros par an en régime stabilisé). Il parie par ailleurs sur la réduction de coût des batteries (grâce aux giga factories), ainsi que sur l’optimisation continue des coûts de distribution et de production. Il faut encore préciser que Stellantis table également sur de nouveaux revenus, provenant des services connectés et des mises à jour liées au software. Si le plan repose en très grande partie sur la batterie, l’hydrogène n’est pas oublié. Le déploiement de l’électrification des véhicules utilitaires sera étendu à toute la gamme et toutes les régions du monde dans les trois prochaines années, y compris l’offre de fourgons de dimensions moyennes à pile à combustible qui démarre d’ici fin 2021. Stellantis offrira une gamme de solutions complète pour les particuliers, les professionnels et les flottes d’entreprise. Le groupe proposera notamment des offres de recharge journalière intelligentes qui utiliseront des sources d’énergie verte.
La marque au losange a annoncé au salon de l'automobile de Munich qu'elle pourrait se fournir auprès de Plastic Omnium pour les réservoirs des futures versions à hydrogène de son grand fourgon Master. Une bonne nouvelle pour l’équipementier, qui devrait ainsi créer une nouvelle usine. "On travaillera avec Faurecia pour les premières flottes de Master et nous serons ouverts également à Plastic Omnium pour le modèle futur", a déclaré le directeur de l'ingénierie de Renault, Gilles Le Borgne.
Cet été, le projet d'usine de Symbio a franchi plusieurs étapes clés. Après l’acquisition en avril d’un terrain de 8 hectares auprès de BASF, à Saint-Fons, et l’achat d’un ancien bâtiment de Solvay (qui sera réhabilité pour y installer le siège social), la signature de l’acte définitif et le dépôt du permis de construire de ce vaste ensemble ont eu lieu courant juillet. Sur ce site qui abritera 23.000 m² de plancher, la filiale à 50/50 de Michelin et Faurecia a prévu de produire en série, dès la fin 2023, 20.000 systèmes à hydrogène par an, avant de monter rapidement en capacité pour atteindre les 50.000 unités. Il s’agira alors de la plus grande usine européenne de systèmes hydrogène pour véhicules : « Notre ambition à horizon 2030 est d’atteindre les 200.000 systèmes par an », ambitionne son PDG, Philippe Rosier. Le dirigeant souhaite par ailleurs faire de Saint-Fons « un site neutre en carbone dès son démarrage », en utilisant de l’hydrogène vert, fabriqué à partir d’eau et d’électricité issue d’énergies renouvelables. Les quantités d’hydrogène nécessaires à Symbio ne seront pas négligeables : « Au début, nous aurons besoin d’une tonne par jour, puis très vite de cinq tonnes. » Pour son approvisionnement, la société discute notamment avec la CNR qui, dans le cadre du consortium public-privé Lyon Rhône H2V, travaille avec Engie sur un électrolyseur à horizon 2024 pour la fabrication de cet hydrogène à partir de l’énergie produite par le barrage hydroélectrique de Pierre-Bénite. Un projet à plusieurs dizaines de millions d’euros qui impliquerait également la création d’un pipeline d’hydrogène pour alimenter les sites en question. Symbio compte aussi s’équiper de panneaux photovoltaïques en toiture et de systèmes de récupération de l’électricité fatale qui sera recyclée pour la transformer en hydrogène.
Le constructeur français de voitures haut de gamme à hydrogène, qui avait déjà levé 5 millions d'euros le 4 février dernier, annonce aujourd'hui une nouvelle augmentation de capital de 6 M€. Elle a été réalisée auprès d'un cercle restreint d'investisseurs. L'Opération a donné lieu à l'émission de 272 728 actions nouvelles à un prix par action de 22 €. "Hopium poursuit avec détermination le développement de la première berline haut de gamme française propulsée à l'hydrogène, commente Olivier Lombard, le PDG. "La présentation du prototype Alpha 0, le 16 juin dernier, réalisé en un temps record, est un premier jalon essentiel de notre feuille de route qui doit conduire à la commercialisation future de l'Hopium Machina. Nous sommes fiers de partager cet ambitieux projet avec nos équipes, nos partenaires ainsi que nos actionnaires que nous remercions vivement pour leur confiance", conclut-il.
Lors des 24 heures du Mans, l'Automobile Club de l'Ouest a évoqué les projets d'avenir, dont MissionH24. Le Président de l'ACO, Pierre Fillon, a ainsi annoncé le report d'un an d'une catégorie réservée aux prototypes à propulsion électrique-hydrogène aux 24 Heures du Mans. Au lieu de 2024, ce sera donc en 2025. "Nous savions que le parcours ne serait pas un long fleuve tranquille", a-t-il justifié. En raison de la pandémie du Covid, il y a eu certains retards, notamment pour l'approvisionnement de certains matériaux essentiels", a-t-il poursuivi. C'est pourquoi, "en accord avec les constructeurs", il a été jugé "plus réaliste" de décaler l'échéance. Pierre Fillon a rappelé au passage que la future catégorie H2 au Mans réunissait les meilleurs spécialistes, avec notamment TotalEnergies, Michelin, Symbio et Plastic Omnium. Comme cela a été le cas en 2019 et 2020, le prototype à hydrogène s’est élancé pour un tour avant le départ des 24 h du Mans. Par ailleurs, lors de cette édition 2021, deux générateurs à hydrogène étaient présentés : l’un d'EODev dans la fan zone et un autre Powidian, au niveau de l'accueil des membres de l'Automobile Club de l'Ouest (organisateur des 24 Heures), signe que l'hydrogène se fait une place grandissante dans l'univers de la course automobile.
Sportif accompli et capable de repousser les limites malgré son handicap, conférencier optimiste et débordant d'énergie, Philippe Croizon s’est rendu hier à Dunkerque sur le stand de France Hydrogène pour révéler un de ses prochains défis : courir le Dakar en buggy à hydrogène. Auparavant, il a retracé son parcours, devant un auditoire ému par les épreuves qu’il a dû surmonter et qui l’ont rendu tétraplégique. En conclusion de sa conférence, Philippe Croizon a annoncé qu'il souhaitait s'aligner en 2023 avec un buggy à hydrogène développé par Glickenhaus (l'écurie qui a fait sensation aux 24 h du Mans dans la catégorie Hypercar) et qu’il recherchait pour cela des partenaires. Dès 2017, l'idée lui était venue, mais un peu trop tôt à l’époque. Philippe Croizon, qui connaît déjà le Dakar, et s'intéresse sincèrement à l'hydrogène, est partant pour l’aventure. Et pour lui, "tout est possible".
Le gouvernement l'avait promis en avril dernier. Quelques mois plus tard, l'annonce se concrétise sous la forme d'un décret (n° 2021-977 du 23 juillet 2021 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants), en lien avec la loi Climat. Ainsi donc, les constructeurs vont bénéficier d'un coup de pouce supplémentaire pour vendre leurs utilitaires électriques. Si la mesure va avant tout bénéficier aux modèles à batteries, elle va aussi profiter aux utilitaires à hydrogène qui arrivent sur le marché avec le groupe Stellantis et Renault. Désormais, le montant de l’aide pour l’achat d’un VUL électrique s’élève à 40 % de son prix d’acquisition toutes taxes comprises, dans la limite de 7 000 euros pour un particulier et 5 000 euros pour une entreprise. Jusqu’à présent, le montant du bonus était fixé à 5 000 euros, dans la limite de 27 % du prix de vente du véhicule, si la facture ne dépassait pas 45 000 euros. Au passage, précisons que le décret prévoit la possibilité pour les organismes délivrant le microcrédit relatif aux véhicules propres d'avancer le bonus écologique et la prime à la conversion aux bénéficiaires. Il prévoit également la possibilité pour toutes les collectivités territoriales ou établissements publics de coopération intercommunale de signer une convention avec l'Agence de services et de paiement pour mettre en place un guichet unique pour les aides de l'Etat et les aides locales.
PowiDian, pionnier de « l’énergie hydrogène stationnaire » se diversifie dans la mobilité et lance une activité de constructeur de véhicules utilitaires électriques et hydrogène. Il va en effet ouvrir un centre de recherche & développement, en partenariat avec LMI (Leverage Mobility via Innovation) au Mans. L’entreprise lance donc la filiale PowiDian Mobility et présentera mi-septembre son nouveau site industriel, à Mulsanne, ainsi que la gamme de véhicules en développement. Jean-Marie Bourgeais, Président de PowiDian, et Michel Lecomte, PDG de LMI, interviendront tous les deux au symposium hydrogène du Mans le 21 septembre.
Partenaire et client à la fois... Le fabricant de piles à combustible américain, qui équipe les véhicules de Gaussin, a passé une commande chez l'industriel français. Elle porte sur 20 tracteurs de parc fonctionnant à l'hydrogène (ATM-H2). Les livraisons auprès de Plug Power commenceront à partir de novembre pour des clients situés en Amérique du Nord. Cette première commande permettra aux deux entreprises de pénétrer rapidement le marché local de la logistique. Plug Power utilisera son réseau existant de stations de ravitaillement en hydrogène. Produit par Gaussin, en Haute-Saône, l'ATM-H2 est le premier tracteur parc hydrogène industrialisé du marché. Ce modèle est basé sur le skateboard ATM électrique déjà en service sur plus de 35 sites en Europe dans sa version FULL Elec. Ce véhicule, d'une capacité de 38 T, sert à déplacer des remorques et des semi-remorques dans les centres logistiques exploités par des entreprises de logistique, de e-commerce ou encore de vente au détail et d'industrie 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Actionnaire d'Hyzon Motors, à travers son fonds d'investissement TotalEnergies Ventures, et membre de l'alliance Zero Carbon initiée par ce même acteur, le groupe énergétique français a signé un protocole d'accord avec le fabricant américain. Celui-ci concerne la France avec le déploiement de 80 stations de remplissage pour les poids-lourds d'ici 2023. "Pour arriver à la neutralité carbone en 2050, les camions à hydrogène doivent arriver sur le marché", annonce John Wilson, vice-président de la division gaz pour la mobilité chez TotalEnergies. Le partenariat fait sens, car le groupe énergétique exploite déjà des stations à hydrogène en Europe (dont une en France). Les deux partenaires vont travailler aussi au développement d'écosystèmes autour de l'hydrogène. Quant à Hyzon, il livre déjà des premiers camions à hydrogène. Le constructeur espère arriver bientôt à un TCO (coût total de possession) équivalent au Diesel. Il compte par exemple jouer sur le stockage de l'hydrogène, grâce à une technologie qui fait appel à des matériaux composites plus légers pour réduire le poids et donc le coût des camions. Hyzon souhaite également disséminer les réservoirs sur l'ensemble du camion, derrière la cabine et sur les côtés, le nombre pouvant varier de 3 à 10 en fonction des options, sans impacter l'autonomie et la taille de la remorque.
La ville de Pau fait évoluer son service de bus à hydrogène. En effet 4 nouveaux véhicules seront ajoutés à une flotte qui en compte déjà 8 au sein du réseau Idelis. Le syndicat Pau Béarn Pyrénées Mobilités vient de passer une commande auprès de Van Hool, le même constructeur. Il s'agit de bus de douze mètres de long pour 95 places et une autonomie de 350 kilomètres. Ils seront livrés en juillet 2022. Cet achat représente un budget de plus de 2,6 millions d’euros, soit 658 000 euros par bus. mais, subventionné par l’Europe à hauteur de 600 000 euros. La mise en service de ces nouveaux bus coïncidera en partie avec l'aménagement du pôle d'échanges intermodal de la gare de Pau, qui a débuté il y a quelques mois. Ce projet traduit le souhait de la collectivité de faire de cette gare "la principale porte d'entrée du Béarn, ainsi qu’un outil d'attractivité du Sud Aquitaine". Le pôle en question est présenté comme une "opération exemplaire en matière de développement des mobilités douces et des transports collectifs". D'ici l'hiver 2024, le projet prévoit notamment un parvis pacifié sans voiture qui va accueillir exclusivement les bus hydrogène Fébus en terminus. Selon Idélis, 70 % des clients du Fébus se disent satisfaits.
La municipalité souhaite instaurer des bus hydrogène dans le cadre du déploiement d'une troisième ligne à haut niveau de service. Une annonce faite par le maire de Metz (Moselle), François Grosdidier (Les Républicains). "Je crois que c’est l’énergie de demain, notamment pour les transports lourds. C’est l’avenir dans lequel il faut s’engager", a-t-il déclaré. L’objectif de la municipalité est d'étendre à terme l'hydrogène pour les autres lignes du réseau de bus. Outre les transports en commun, l’élu a expliqué souhaiter "le passage également à l’hydrogène pour nos camions bennes à ordures ménagères".
Dans le cadre d'une réunion de sa commission permanente, la Région Occitanie a décidé de certaines mesures de relance de l'économie, vendredi dernier. L'une d'elles porte sur le retrofit. Ainsi, elle s’est engagée avec Safra, le constructeur d'Albi, dans une expérimentation visant à transformer des autocars à motorisation thermique en autocars à propulsion électrique, alimentée par une pile à combustible. À destination des lignes exploitées par son opérateur interne, la SPL « D’un point à l’autre », 15 autocars de lignes régulières d’occasion vont être acquis par la Région, pour un montant estimé à 480 000 €. Safra aura pour mission de transformer ces véhicules et d'assurer la maintenance de la chaîne de traction hydrogène, pour une durée de 7 ans. À cette fin, le conseil régional Occitanie a accordé un crédit supplémentaire de 2 887 500 €. La Région Occitanie rappelle qu'elle est partenaire historique de Safra, qu'elle soutient dans son développement.
Présente avec un stand aux Journées Hydrogène dans les Territoires, à Dunkerque, la PME de Villefranche sur Saône mobilise ses équipes d’ingénieurs depuis le début d'année pour développer des kits de retrofit afin de transformer les véhicules industriels diesel en véhicules propres. Une subvention de l'ADEME d’un million d’euros pour le projet Green-eBus a permis par exemple la conversion d’un bus urbain 12m diesel en électrique. Greenmot est sur de nouveaux projets pour des véhicules de construction, un camion de pompiers et des cars diesel. Selon le client, industriels ou autorités organisatrices de transport ou de mobilité, et selon le cas d’usage, la société propose une motorisation électrique ou hydrogène. "Je suis persuadé que, dans l’avenir, il n’y aura pas une seule famille de moteurs, mais un ensemble de technologies, et plus que ça, que nous allons certainement mixer ces technologies", déclare Stéphane Londos, CEO de Greenmot.
Elle va presque autant voyager que le nain de jardin dans le film Amélie Poulain... La benne à ordures convertie à l'hydrogène par SEMAT - la seule à ce jour en France - est en effet très demandée. Propriété de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre, qui a fait l'effort d'investir dans un camion de ce type dans le cadre du projet HECTOR*, elle sera exposée dans le cadre de plusieurs événements en lien avec l'hydrogène. Son périple a débuté avec les Journées Hydrogène de Dunkerque, où elle a eu beaucoup de succès. C’était une belle vitrine, à la fois pour SEMAT et pour la collectivité tourangelle. La benne à ordures portait d'ailleurs ses couleurs, ainsi que celles du projet HECTOR. La BOM sera exposée ensuite le 16 septembre à Châteauroux pour la journée "Hydrogène au Centre", organisée par l'association BERHY avec le soutien de Châteauroux Métropole et de la région Centre. La communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre, qui est également partenaire de l'événement, viendra présenter ses projets. Alain Esnault, Vice-président de la collectivité et référent pour l'hydrogène, participera à une table ronde sur l'hydrogène vert en région Centre Val de Loire (de la mobilité au power-to-gas). Enfin, la benne à ordures de SEMAT sera exposée au Mans, qui organise la 3e édition de son Symposium sur l'hydrogène ("les collectivités au rendez-vous de l'hydrogène). Non seulement, elle sera présentée sur le parvis du Palais des Congrès, mais en plus, elle roulera par la suite pendant quelques jours en exploitation pour du ramassage d'ordures. La métropole du Mans, qui attend avec impatience sa première BOM hydrogène, et qui veut passer une commande groupée avec les villes d'Angers et de Dijon, voulait absolument la tester. Et elle pourra l'alimenter grâce à la station de remplissage située juste en face du circuit des 24 H du Mans et opérée par TotalEnergies. Pendant le symposium, Christophe Bigre, directeur du développement des produits stratégiques de la SEMAT, fera une intervention.
*Coordonné par l’association européenne Hydrogen Fuel Cells and Electro-Mobility in European Regions (HyER), le projet HECTOR (Hydrogen Waste Collection Vehicles in North West Europe) a été approuvé en janvier 2019 et durera 4 ans. Il a reçu une subvention de 5,5 millions d’euros dans le cadre du programme INTERREG Europe. Touraine Vallée de l'Indre est la seule collectivité française à y participer, aux côtés d'autres villes d’Allemagne, de Belgique, d'Ecosse et des Pays-Bas
Au-delà du look vintage, plutôt sympa, ce vélo gagne nettement en performances. Pragma annonce une capacité de réservoir augmentée de 50 % (3 litres à 300 bars), offrant une plus grande autonomie. Le Neo pourra parcourir 150 km en mode sport et jusqu'à 200 km à allure normale. A ce sujet, précisons que la pile à combustible sera plus puissante. Elle passe de 200 W à 480 W (+ 100 %) avec 24 cellules. Par ailleurs, la firme de Biarritz a décidé la suppression de la batterie tampon, remplacée par des supercondensateurs. L'Alpha Neo sera donc un vélo "0 lithium". Un moteur-roue de 250 W assure la transmission, avec 5 vitesses. Le Neo intègre également un capteur de couple et des freins à disques hydrauliques pour plus de sécurité, en combinaison avec ses pneus larges. Des feux à LEDS automatiques viennent compléter la panoplie, à l'avant comme à l'arrière. Parmi les avancées techniques, on peut souligner la présence d'un pack énergie amovible. Il se retire du cadre (en aluminium) pour une prise en charge plus efficace du SAV. Pragma a également intégré un écran qui offre un maximum de contraste et de luminosité, même en plein soleil. Sa particularité est d'être translectif*. Par ailleurs, le bouton on/off est rétroéclairé et le combiné d'instrumentation comprend également dans sa partie basse une trappe d'accès pour l'hydrogène. L'Alpha Neo est aussi un vélo connecté, permettant de faire certaines opérations de maintenance à distance et de gérer les ravitaillements en utilisant des modèles prédictifs. Mais surtout, le prix baisse d’environ 40 % ! Il passe de 7 500 € à 4 690 €. Seulement 500 vélos seront produits en 2022, disponibles en précommande dès maintenant à partir de 4690 €.
*L'écran combine deux technologies : transmissive par le biais d’un éclairage interne situé derrière la dalle de l’écran et réflective en captant la lumière ambiante située devant la dalle.
Dans un communiqué, HDF Energy, annonce que, dans le cadre de son introduction en Bourse sur le marché règlementé d'Euronext Paris, le placement d'actions a permis de lever au total 151 M€. La société confirme "le franc succès" de cette opération. Le prix de base de l'action était à 31,05 €. En faisant jouer partiellement l'option de surallocation, par l'intermédiaire de son dirigeant Damien Havard et de son actionnaire Kefen, Hydrogène de France a recueilli 19 millions de plus. La société bordelaise, qui visait initialement un objectif de 100 millions d'euros, avait déjà récolté 32 millions d'euros en plus. Le flottant représente désormais environ 16,76 % du capital social de HDF Energy sur une base non diluée.
En juillet, le Conseil d’administration de McPhy annonce avoir mis fin aux fonctions de Laurent Carme, Directeur Général. Un processus de sélection a été engagé pour choisir un remplaçant. A titre transitoire, c'est Luc Poyer, Président du Conseil d’administration (depuis l'assemblée générale du 17 juin), qui assurera la fonction. "La priorité du Président-Directeur Général et du Conseil d’administration sera de conduire une transition efficace en étroite collaboration avec l’équipe de direction, afin d’assurer la bonne conduite des opérations, des projets en cours, et veiller à la satisfaction des clients et partenaires de l’entreprise", écrit la PME de la Drôme. Laurent Carme était devenu DG de l'entreprise en octobre 2019. Cet ancien d'Alstom et de General Electric semble être sanctionné pour ses résultats financiers. Il y a un mois, l'entreprise avait émis un avertissement sur ses ventes, prévenant anticiper des revenus en baisse au premier semestre et une croissance "limitée" pour l'ensemble de l'exercice 2021. En tout cas, le cours de l'action reculait après l'annonce de son limogeage. Pour sa part, McPhy affirme être "très bien positionné pour prendre une place importante sur ce marché en plein essor, en s’appuyant sur une gamme adaptée d’électrolyseurs et de stations de recharges, des projets industriels majeurs de référence et sur la compétence de ses équipes en France, en Italie et en Allemagne". "Alors que l’entreprise se prépare à changer d’échelle, le Conseil d’administration de McPhy est convaincu de la nécessité d’allier un haut niveau de satisfaction de ses clients et une performance opérationnelle exemplaire pour accompagner la croissance de l’entreprise", écrit encore la PME.
McPhy été sélectionné par R-Hynoca, pour implanter la première station hydrogène de Strasbourg. Rappelons que ce projet, monté par Haffner Energy pour la régie du gaz locale, a pour but de produire de l’hydrogène vert à partir de la biomasse locale. Partenaire du projet pour le volet mobilité, McPhy fournira une station de recharge double pression 350-750 bar dotée d’une capacité de distribution de 700 kg par jour, et un point de recharge pour bouteilles hydrogène sous pression (« tube trailers »). Cette station grande capacité délivrera 700 kg d’hydrogène vert par jour, permettant la recharge quotidienne de l’équivalent d’une flotte de 30 bus, ou 70 véhicules utilitaires légers, ou 150 véhicules légers. La mise en service de la station et de l’interface de recharge est prévue d’ici à fin d’année 2022.
Fin août, un an seulement après la pose de la première pierre de son usine à Bouin (Vendée), la start-up a commencé à produire de l'hydrogène renouvelable. Lhyfe en a produit 627 kilos, grâce à un électrolyseur alimenté par des éoliennes situées à quelques mètres. Cette première production est destinée à la finalisation des tests avant le début de la production industrielle, fin septembre, notamment auprès de nouveaux partenaires dont les noms seront dévoilés prochainement. Lhyfe produira alors 300 kilos d’hydrogène renouvelable quotidiennement, avant de passer à une tonne par jour dans les prochains mois. La société souligne que cette usine de production industrielle d’hydrogène renouvelable, directement connectée à un parc éolien, constitue une prouesse technique unique, et même une première mondiale. Matthieu Guesné et son équipe procèderont le 30 septembre à l’inauguration du site de production.
La compagnie grenobloise HRS (Hydrogen Refueling Solutions), qui conçoit et fabrique des stations de ravitaillement en hydrogène, annonce la nomination d'Adamo Screnci en qualité de Directeur Général Délégué. Il était auparavant Vice-Président de la division Clean Hydrogen de TotalEnergies. "Je suis ravi de rejoindre HRS, qui a développé depuis plusieurs années une maîtrise technologique et un savoir-faire unique sur les stations de ravitaillement en hydrogène, avec une offre parmi les plus avancées du marché", déclare Adamo Screnci. "Les investissements dans l'infrastructure sont clés pour le déploiement de l'hydrogène dans la mobilité. HRS a une formidable carte à jouer et je suis convaincu de notre capacité à prendre une position d'acteur de premier plan sur le marché français et européen", conclut le futur Directeur Général Délégué.
La société HRS (Hydrogen Refueling Solutions) annonce qu'elle posera la première pierre de son nouveau centre de production, de recherche et de test à Champagnier, près de Grenoble, le 25 novembre. Déjà implantée à Champ-sur-Drac, dans les environs, avec la plus importante usine de production de stations en France, HRS a choisi d’ancrer son développement sur ce territoire. Elle confirme ainsi sa volonté d’accompagner la dynamique initiée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes* en matière d’hydrogène. Avec une surface de 14 300 m2, le nouveau centre de production de HRS sera le plus grand d’Europe : sa capacité sera de 180 stations par an, soit le triple de la production actuelle. Le centre de recherche, lui, sera dédié à l’amélioration des performances et l’optimisation énergétique des stations de grande capacité (plus de 2 tonnes/jour), afin de faciliter leur déploiement et soutenir l’arrivée des véhicules lourds et le déploiement de la mobilité hydrogène. Il sera associé à une zone de test. Le nouvel ensemble, qui sera opérationnel fin 2022/début 2023, permettra de créer plus de 150 emplois directs et indirects d’ici à 2025. L’événement se fera en présence notamment de Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne-Rhône Alpes, de Christophe Ferrari, Président de Grenoble Alpes Métropole et de Florent Cholat, maire de Champagnier.
*L’entreprise est fournisseur d’Hympulsion pour le réseau de stations de Zéro-Emission Valley, un des plus importants projets de déploiement de la mobilité hydrogène en Europe (20 stations et 1200 véhicules prévus).
Le fabricant français a développé un modèle mobile à capacité flexible, qui peut servir de station temporaire camion (remorque à tubes). Atawey destine ce nouveau modèle « aux tests et démonstrations de. Elle se déploie plus rapidement, en une demi-journée seulement. La station peut rester sur remorque ou être déposée au sol. Elle se raccorde directement à une station hydrogène fixe ou s’approvisionne par véhicules » et « aux applications temporaires sur les chantiers et pour l’événementiel ». Il peut également servir de « station de transition pour les porteurs de projets en attente de station définitive ou en relais de station fixe lors de maintenance », ajoute Atawey.
Le 31 août, 270 décideurs du département ont assisté à la naissance du cluster hydrogène des Côtes d’Armor, porté par la CCI, avec le soutien du SDE22, de l’Agglomération de St Brieuc, de la région Bretagne (avec son organisme Bretagne Développement Innovation) et de la banque des Territoires. La volonté est de créer une station de production d’hydrogène vert, d’implanter des stations et de fédérer les entreprises locales. L’agglo de Saint-Brieuc Armor prévoit pour sa part la commande de 10 bus et 2 bennes à ordures. Un dossier a été déposés en ce sens à l'Ademe.
Lors de son conseil communautaire du 2 juillet, la métropole a annoncé sa stratégie en matière d'hydrogène. Celle-ci repose sur 5 volets. L’objectif est d’abord de soutenir les acteurs du territoire : à commencer par ceux de la recherche, pour enrichir les connaissances et accompagner le verdissement de l’hydrogène consommé sur le territoire. Il s’agit ensuite de valoriser l'hydrogène coproduit sur le territoire et notamment sur les plateformes chimiques, c’est-à-dire généré dans le cadre de process industriels qui concernent un autre produit. Cet hydrogène est aujourd’hui majoritairement brûlé, donc non valorisé, alors qu’il pourrait être utilisé, par exemple pour alimenter le réseau de chauffage urbain. Le programme prévoit aussi d’accompagner l'offre en matière de mobilité lourde. L’hydrogène est particulièrement adapté aux mobilités lourdes, lorsqu’il n’y a pas d’alternatives électriques ou (bio)GNV. Divers projets sont en cours pour des technologies de rétrofit (transformation de la motorisation de véhicules), qui pourraient être testées sur des bus. La métropole souhaite par ailleurs utiliser la commande publique pour impulser le mouvement et commandera notamment un ou plusieurs véhicules lourds à des fins de « démonstrateurs » de type bennes à ordures dans le cadre d’une commande coordonnée avec la Région. L’objectif est enfin d’implanter deux stations de recharge. Elles seront installées sur le territoire, dans le cadre du projet « Zero Emission Valley » mené par la Région et animé localement par la Métropole : une station McPhy sur le site de Vicat (St-Egrève) début 2022, une autre en entrée nord-est. La société HRS a annoncé par ailleurs l’installation d’une station sur son nouveau site de Champagnier (zone d’activité économique métropolitaine du Saut-du-Moine), pour mi-2022.
Le département annonce qu'il recherche un industriel pour l’aider à construire une filière hydrogène en Dordogne. Il a lancé en ce sens un Appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour trouver l'industriel qui l'accompagnera dans la réussite de ce projet. Cette politique fait suite à une démarche mise en œuvre depuis 25 ans en faveur des énergies renouvelables, en particulier dans la conduite du Plan Bois-Energie, qui a permis la réalisation d’une cinquantaine de chaufferies et de réseaux de chaleur et le soutien à la filière méthanisation. Aujourd’hui, la Dordogne souhaite aller plus loin et développer une filière hydrogène (H2) locale et décarbonée, répondant aux usages du territoire. Dans cette optique, la collectivité a mené une étude de faisabilité aux mois d’avril et mars derniers. Cette étude a permis d’identifier un potentiel de production et d’utilisation de l’hydrogène en Dordogne, à court et à moyen terme. Ce potentiel combine des usages de mobilité à court terme du Conseil départemental et de la Communauté d’agglomération de Bergerac (CAB), et à moyen terme résidant dans les flottes des autres collectivités (Grand Périgueux et SMD3) et de certains acteurs privés, industriels ou de transport. Déterminé à faire aboutir un projet à fort potentiel et intérêt environnemental, le département de la Dordogne envisage de déposer un dossier à l’appel à projets de l’ADEME « Ecosystèmes territoriaux hydrogène » au mois de septembre.
Lors de la 8e édition du Monaco Energy Boat Challenge, en juillet, c'est un yacht à hydrogène, celui d'Hynova (en partenariat avec EODev, la filiale d'Energy Observer) qui a remporté l'Endurance Race dans la catégorie Open Sea). C'est une belle performance pour ce fabricant français qui croit en l'hydrogène. La fondatrice d'Hynova, Chloé Zaied, souhaite "promouvoir et faire progresser la part de l’hydrogène vert dans le monde de demain, comme alternative avantageuse et un vecteur d’énergie incroyable". Pour la société, le partenariat avec EODev est "évident", car c'est devenu le laboratoire à terre d'Energy Observer. Le bateau avec range extender H2 avait été présenté pour la première fois à Monaco justement. C'était en septembre dernier, suite à l'annulation des salons nautiques de Cannes et Monaco. Il avait été exposé sur une terrasse du Yacht Club de Monaco.
Alors que le catamaran à hydrogène est à présent dans une nouvelle phase de son développement, en proposant, à travers sa filiale EODev (Energy Observer Developments), des solutions énergétiques innovantes pour les communautés maritimes, portuaires et même terrestres, Air Liquide renforce son soutien à Energy Observer en devenant partenaire principal pour les 4 prochaines années. Les deux partenaires collaboraient depuis le lancement du navire-laboratoire en 2017. Cette nouvelle étape de leur collaboration s'accompagne d'un volet technologique. Ainsi, des collaborateurs d'Air Liquide, qui ont développé une expertise unique sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l'hydrogène, pourront être amenés à collaborer sur des projets de Recherche & Développement menés en partenariat. "À travers la collaboration de nos équipes avec celles d’Energy Observer, et les tests de technologies hydrogène en environnement extrême, nous pourrons accélérer le développement de solutions à base d’hydrogène et leurs applications à grande échelle, en particulier dans le secteur maritime", commente Matthieu Giard, membre du comité exécutif du groupe Air Liquide et Directeur des activités Hydrogène. "Le savoir-faire d’Air Liquide allié aux innovations développées et testées par Energy Observer sont indispensables pour proposer à grande échelle des solutions concrètes qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique, et préparer un monde souhaitable aux générations futures", déclare pour sa part Victorien Erussard, le capitaine d'Energy Observer.
Le projet de technocampus dédié à l’hydrogène vert, qui doit voir le jour en 2024 sur l’ancien aéroport militaire de Francazal, a franchi une nouvelle étape au mois d’août, indique le site Actu.fr. Un appel d’offres a ainsi été lancé pour sélectionner des candidats "en vue de la participation à un concours restreint de maîtrise d’œuvre pour la construction". "Centre de pointe dans la recherche, les essais et l’innovation technologique consacré à l’hydrogène vert", le futur campus accueillera des salles d’essais dits de "faible puissance" et "forte puissance" dédiés aux universitaires, à des start-ups et à des industriels. Le site s'étendra sur environ 4 700 m2, dont 600 m2 consacrés aux essais dits de "très forte puissance" et intégrant l'aménagement d’un bunker. Lancé le 12 août par l’Arac (Agence régionale aménagement construction) pour le compte de la Région Occitanie, le marché public* précise que l’enveloppe financière "affectée aux travaux par le maître de l’ouvrage" s’élève à 22 millions d’euros. Au total, avec les équipements, la facture devrait s’élever à 40 millions d’euros. Le bâtiment et les équipements publics seront financés par le contrat de plan Etat-région 2021-2027 et l’Europe. "Le projet définitif sera arrêté d’ici courant septembre 2021, lorsque les études techniques, actuellement en cours, seront terminées", indique la Région Occitanie.
*Avis N° : AO-2134-1913
Une start-up installée sur l’aéroport de Toulouse-Francazal souhaite se lancer dans l'aviation d'affaires à hydrogène, rapporte l'Usine Nouvelle. La jeune pousse avait déjà réussi une première levée de fonds au mois de juin, dont le montant n’a pas été communiqué. Son projet est en outre soutenu par le programme Blast*. "Nous avons pour ambition de devenir à terme un nouveau constructeur dans le segment de l’aviation d’affaires", lance Eloa Guillotin, PDG de l'entreprise. Diplômée de l'ISAE-Supaero et de Polytechnique (tout comme Hugo Tarlé le responsable technique), elle a monté cette structure il y a un an. Beyond Aerospace vise avant tout un segment d’aéronefs ne dépassant pas une quinzaine de places. Toujours selon l'Usine Nouvelle, la start-up affirme avoir conçu un démonstrateur télécommandé de 3 mètres d’envergure et compte bientôt faire voler un avion à échelle humaine. Le calendrier n'est pas encore connu pour l'avion définitif.
*Imaginé par l'Onera, Polytechnique, la SATT Saclay et l'accélérateur Starburst, ce programme ambitionne d'accompagner 20 start-up par an.
La société 4 roues sous 1 parapluie (connue pour ses balades en 2CV à Paris et à Bordeaux) a été revendue. Les deux repreneurs, Emmanuel Mounier et Romain Jouhaud veulent déployer la marque dans la France entière pour proposer des rallyes et balades de groupes en 2CV. Et ce n'est pas tout, l'ambition est de créer la première 2CV hydrogène d'ici à 2025. "Nous souhaitons garder le flambeau de l'innovation transmis par Florent Dargnies (le fondateur de l'entreprise) lorsqu'il a créé et fait homologuer Marguerite, la première 2CV électrique en 2015", assure Romain Jouhaud, qui prône un tourisme "durable et écologique". Une 2CV à hydrogène permettrait de passer à 200-250 kilomètres d'autonomie, là où le modèle électrique est limité à 110 kilomètres, une durée suffisante pour des promenades touristiques mais trop faible pour l'activité de rallyes d'entreprise. En attendant le développement de ce prototype, les nouveaux propriétaires prévoient déjà de convertir par retrofit une partie des 45 véhicules qui constituent leur flotte parisienne et bordelaise vers l'électricité en remplaçant leur moteur thermique.
Dans le cadre d'un partenariat entre Pragma et Taur, un spécialiste du transport automatisé urbain, une chaîne de traction à hydrogène va être installée sur des véhicules robotisés. La PME, qui est située à Lyon, développe un robot autonome tout-terrain, capable de porter une charge lourde de 300 à 1 600 kg. Jusqu'à présent, ce produit était électrique à batterie, avec une autonomie de trois heures. L'hydrogène va permettre d'augmenter ses performances. Un accord de trois ans a été signé entre les deux entreprises. Pragma va adapter la technologie appliquée sur ses célèbres vélos Alpha.
