La start-up, qui s’est spécialisée dans la production d’hydrogène en se connectant directement aux sources d’énergies renouvelables, est de plus en plus présente au sein de l’écosystème. En France comme en Europe.
Ce projet Vallée Hydrogène Grand Ouest (VHyGO) a été retenu par l’ADEME dans le cadre de son appel à projet « Ecosystème territoriaux hydrogène ». Il vise démocratiser l’accès à l’hydrogène renouvelable dans le Grand Ouest en accompagnant tous les territoires, quelle que soit leur taille. La volonté est de produire à un prix compétitif et de mutualiser les infrastructures. Ce projet s’applique aux Pays de la Loire, à la Bretagne et à la Normandie. Au-delà du passage à l’échelle, qui est visé, l’intérêt vient du fait que l’hydrogène sera obtenu à partir de plusieurs sources. D’ici 2024, nous avons pour ambition d’avoir une dizaine de sites de production d’hydrogène avec de l’éolien, de la valorisation de déchets et du photovoltaïque. Ce sera évidemment de l’hydrogène renouvelable. Le programme prévoit également 20 stations de distribution et le déploiement de 500 véhicules à hydrogène.
La phase 1, qui a fait l’objet d’un dépôt de dossier en décembre, et qui a été retenue, concerne les villes de Dieppe, Saint-Nazaire et Brest. L’investissement est de 38 Millions d’euros, et l’aide totale sollicitée auprès de l’ADEME de 14 Millions d’euros. On commence par ces trois sites, car il est difficile de faire tout avancer en même temps. Mais, il sera possible de rayonner autour de ces villes et d’adresser plusieurs usages, comme les bateaux et le transport routier. En mars, nous avons déposé un second dossier qui concerne plusieurs autres villes et un nouveau site de production. Et nous attendons le mois de septembre pour la phase 3. Ce projet suprarégional permettra d’éviter le rejet de 50 000 tonnes de CO2 d’ici 2024. A terme, l’objectif est de faire en sorte que toute entreprise, toute collectivité du Grand Ouest se situe à moins de 100 km d’un site de production d’hydrogène renouvelable, disponible à moins de 8 €/kg à la pompe d’ici 2030.
Notre accord avec Nel visait à sécuriser des volumes et des capacités d’électrolyse. Donc, certains d’entre eux seront utilisés pour le projet VHyGO, mais ils serviront pour d’autres, un peu partout. Et puis, nous avons des partenariats avec d’autres fournisseurs.
Il est clair que nous sommes de plus en plus sollicités. Lhyfe a des contacts tous les jours, avec des collectivités qui souhaitent devenir autonomes sur le plan énergétique et qui veulent produire leur propre hydrogène, localement. On les accompagne pour faciliter leur compréhension, structurer leur projet et chercher financements. L’hydrogène, c’est encore nouveau pour beaucoup de monde. A ce jour, il n’y a pas tant de collectivités, qui disposent de bus à hydrogène. Et on ne trouve pas encore de bennes à ordures et de camions, même s’il y a des projets en ce sens. Chez Lhyfe, nous comptons faire de Bouin, en Vendée, notre site vitrine pour expliquer ce qu’est un électrolyseur et comment ça marche.
Le bâtiment est fini et les électrolyseurs sont là. Nous finalisons les installations. Dès cet été, nous allons produire de l’hydrogène pour les premiers clients. Dans le cadre du projet H2Ouest, ce site de production à partir d’un champ d’éoliennes va permettre d’alimenter 3 stations-service en Vendée, une au Mans, 12 bus, 11 bennes à ordures ménagères, 2 poids lourds et plusieurs véhicules utilitaires légers.
Oui, Lhyfe a été choisi pour faire partie du nouveau parc industriel danois "GreenLab". Il s'agit de l’une des premières zones d'essais énergétiques officielles et réglementaires en Europe. Lhyfe et ses partenaires (Green Hydrogen Systems et Eurowind Energy) fourniront un électrolyseur d’une capacité maximale de 24 MW, pour une production d’environ 8 tonnes d’hydrogène renouvelable par jour. Cet hydrogène alimentera une production de méthanol utilisé pour la mobilité et les industriels du site, ainsi que pour la mobilité des usagers des alentours. La première phase du projet, qui comprend environ 12 MW, devrait être installée fin 2022. Nous faisons également partie du consortium du projet GreenHyScale, qui prépare un accord auprès de l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA) en réponse à l’appel de financement Green Deal de l’Union Européenne. Ce projet concerne un électrolyseur nouvelle génération de 100 MW, qui sera mis en place en 2024. Il fournira environ 30 tonnes d’hydrogène renouvelable par jour. L'objectif de ce projet est d'ouvrir la voie à un déploiement à grande échelle de l'électrolyse à terre et en mer.
C’était encore timide, il n’y a pas si longtemps. Mais, depuis deux ans, on sent que l’intérêt grandit et qu’il y a une volonté d’investir. D’ailleurs, nous ne sommes pas en contact qu’avec des collectivités, il y a aussi des transporteurs et des industriels. L’Allemagne est plus en avance et elle a aussi des ambitions importantes.
On est plus de 40, au lieu de 8 il y a un an et demi. Et l’objectif est d’être plus de 100 en fin année. La croissance est très importante et nous sommes sans doute la plus grande équipe d’hydrogène renouvelable de France, voire d’Europe. Nous n’avons pas de souci pour trouver des talents, car des ingénieurs nous rejoignent en provenance des secteurs de l’énergie et du transport. Ils ont envie de contribuer à la transition énergétique.
