C’est par un vote franc et massif que les membres de l’AFHYPAC (Association Française pour l’Hydrogène et les Piles à Combustible) se sont exprimés le 7 octobre en Assemblée générale extraordinaire pour faire évoluer le nom de l’association. "Un nouveau nom clair, lisible et immédiatement compréhensible par tous les publics", s’enthousiasme Philippe Boucly, Président de France Hydrogène. La prochaine étape est la création d'un logo. Lors de cette Assemblée générale, la création de Délégations Régionales a également été inscrite dans les statuts de l’association. Elles vont se mettre en place dans toutes les régions métropolitaines et réuniront les membres de France Hydrogène. Concrètement, leur rôle de renforcer les liens avec les territoires, faire remonter au niveau national leurs enjeux et problématiques et démultiplier les actions de la filière hydrogène sur l’ensemble du territoire national. Parmi les objectifs : favoriser le développement de projets territoriaux d’envergure en incitant à mutualiser les besoins, faire émerger des partenariats solides entre collectivités et industriels afin de synchroniser l’émergence de l’offre et le développement des usages, axe fort de la Stratégie Hydrogène française.
Selon Le Parisien, un taxi ou un VTC sur cinq devrait rouler à l'hydrogène en Ile-de-France dès 2024. C'est en tout cas le pari ambitieux que fait la compagnie Hype, qui exploite déjà ce type de taxis, reconnaissable à leur livrée bleue dans les rues de Paris. Ils sont une centaine, mais le nombre de ces Toyota Mirai devrait passer à 600 en 2021 et… 10 000 en 2024. Soit un tiers de la production mondiale. "C'est possible ! Il faudra juste prouver que c'est intéressant de continuer avec nous. Passer du thermique à l'hydrogène est plus simple que de basculer sur un véhicule électrique à batterie. Il n'y a pas de nouvelles habitudes à adopter pour les conducteurs", déclare Mathieu Gardies, le fondateur de Hype dans les colonnes du quotidien. Si les taxis ont 500 km d'autonomie et que le plein ne prend que quelques minutes, il y a tout de même un surcoût. L'hydrogène coûte 10 euros le kilo et au final, le budget carburant est supérieur (200 à 300 euros de plus par mois) à celui du diesel ou de l'électrique. Afin de compenser cet écart de prix, la société Hype proposera dès 2021 à ses futurs affiliés un « package » comprenant le véhicule (entretien, maintenance, etc.), le plein et l'accès aux clients par une application qui doit être relancée dans quelques semaines. Aujourd'hui seulement quatre stations à hydrogène existent en Ile-de-France : au Pont de l'Alma, à Paris (le site est en maintenance), aux Loges-en-Josas (Yvelines), à Roissy (Val-d'Oise) et Orly (Val-de-Marne). Mais, la compagnie a prévu, avec Air Liquide, la création de quatre nouveaux sites de remplissage, dès 2021. A la porte de Saint-Cloud, à la périphérie sud de Paris, le site sera doté d'un électrolyseur. Un autre projet est en préparation à Créteil. D'ici 2022, le Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication), Suez, Ile-de-France Mobilités et le Syndicat mixte de traitement des déchets urbains du Val-de-Marne (SMITDUVM) vont également créer une station de production et de distribution d'hydrogène, cette fois à partir de l'incinération de déchets ménagers de l'usine voisine.
L'équipementier automobile a inauguré le 6 octobre à Bavans (Doubs) son centre d'expertise mondial dédié aux réservoirs à hydrogène. Ce centre d'expertise aura coûté 25 millions d'€. Il emploie une soixantaine d'ingénieurs pour développer les systèmes de stockage à hydrogène légers qui équiperont demain les voitures, camions (comme ceux de Hyundai), trains ou tout autre véhicule doté d'une pile à combustible. "On inaugure un centre de test qui est le premier en Europe en matière de qualité et de technicité", explique Patrick Koller, directeur général du groupe Faurecia. "C'est un équipement de conception inédite, puisque les moyens d'essais sont installés dans des conteneurs maritimes qui s'arriment au bâtiment. Ce qui nous permet d'avoir une très grande flexibilité de tests. On peut changer de conteneurs et tester tout ce que l'on souhaite". Le site a été inauguré en présence de la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay.
La PME tablait sur 150 millions. Finalement, l'augmentation de capital sans droit préférentiel de souscription des actionnaires annoncée le 13 octobre a rapporté plus que prévu. Les fonds levés serviront principalement à financer l'accélération du changement d'échelle des capacités de production de McPhy, à financer la poursuite de la recherche et de l'innovation en mettant l'accent sur les électrolyseurs et les stations hydrogène de très grande capacité, ainsi qu'à financer le fonds de roulement et les frais d'exploitation de la société. Par ailleurs, la société annonce la signature concomitante de protocoles d'accord avec chacun des deux investisseurs Stratégiques. Il s'agit de Chart Industries et de Technip Energies. Elle se félicite également du soutien d'EDF Pulse Croissance Holding et du Fonds Ecotechnologies. Et Laurent Carme, Directeur Général de McPhy, de commenter : "Nos nouveaux partenariats stratégiques, avec deux leaders mondiaux dans leur domaine, apportent à McPhy d’importantes possibilités de complémentarité, une exposition internationale accrue et la capacité de cibler des projets de grande envergure. Le Groupe est, plus que jamais, bien positionné pour monter en puissance, et prêt à répondre aux besoins croissants de décarbonation dans les domaines de l’industrie, de la mobilité et de l’énergie. Nous avons l’ambition de devenir un acteur de premier plan dans l’industrie de l’hydrogène zéro-carbone".
Réunis sous l'égide de la FIEV (Fédération des Industries d'Equipements pour Véhicules), les équipementiers automobiles accueillent positivement le plan Hydrogène et saluent l'attention toute particulière donnée aux véhicules commerciaux, légers et lourds, notamment pour les usages moyennes et longues distances, en complément des solutions électriques. "Comme toute technologie émergente, un soutien public important est nécessaire pour développer l'infrastructure, soutenir la demande et les efforts de R&D et aider à l'achat de façon prévisible et stable, notamment pour les flottes, commente Claude Cham, Président de la FIEV. "Le Gouvernement a entendu les besoins de l'industrie et y répond par un plan ambitieux qui donne de surcroît de la visibilité aux industriels", poursuit-il. Un écosystème français s'est d'ores et déjà formé autour de l'hydrogène depuis plusieurs années. C'est pourquoi les équipementiers – de toutes tailles – sont extrêmement mobilisés dans la Recherche & Développement des composants clés que sont le réservoir, la pile à combustible, ainsi que les nombreux éléments constitutifs de la chaîne de valeur (valves, filtres, compresseur d'air, sécurisation et équipements électroniques). La FIEV encourage d'ailleurs les pouvoirs publics à impliquer l'ensemble des acteurs et à bien prendre en compte les PME-PMI et start-up, car leur ancrage local et/ou régional ainsi que leur agilité sont précieuses à l'innovation made in France. En collaboration avec l'État, la fédération soutient par ailleurs l'IPCEI Hydrogène (Important Projects of Common European Interest) permettant une massification de certains projets, notamment en assouplissant les règles d'attribution d'aides financières et de favoriser la coopération européenne et plus particulièrement avec l'Allemagne.
A l'occasion d’une conférence qui a eu lieu le 7 octobre à Besançon, cette fédération du secteur automobile a décidé de faire des premiers versements dans le cadre du fonds de dotation Keyros (un fonds doté de 33 millions d'euros et visant à récompenser les innovations). Parmi les trois lauréats, il y a H2SYS (start-up qui fait des groupes électrogènes à l’hydrogène) ainsi que le pôle de compétitivité Véhicule du Futur qui travaille aussi sur l'hydrogène entre autres thématiques. Ils ont eu respectivement 20 000 et 50 000 euros.
Retrofuture*, l'un des acteurs du retrofit électrique en France (groupe Rev), annonce qu'il va convertir des véhicules à l'hydrogène, en plus de l'électrique à batterie. La société va travailler sur une dizaine de véhicules, de la voiture ancienne au camion en passant par l'utilitaire. Fin 2021, le catalogue va même s'étoffer avec deux modèles de Citroën : la mythique DS et le fourgon HY qui sert de food-truck pour les nostalgiques. La start-up prévoit d'investir 4 millions d'euros dans la R&D, avec un centre qui pourrait s'installer en Occitanie (l'une des régions les plus dynamiques pour l'hydrogène). Elle promet une technologie aboutie. Retrofuture compte également recruter une vingtaine de salariés spécialisés.
*La structure a été créée par Marc Tison, ingénieur formé à Centrale, ancien cadre dirigeant du groupe PSA chez qui il a fait toute sa carrière, et Arnaud Pigounides, diplômé d’économie, ancien directeur d’agences de publicités, spécialiste de stratégies de marques et multi-entrepreneur.
Le pilote Olivier Lombard, qui participe au développement de MissionH24*, et qui a bouclé pour la deuxième année de suite un tour de circuit en ouverture des 24 H du Mans, lance une nouvelle marque de voitures. Elle a pour nom Hopium et fait partie du groupe Hydrogen Motive Company (HMC), qui ambitionne de devenir un acteur de référence mondiale de la mobilité hydrogène avec l’objectif de réaliser 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2030. Plusieurs investisseurs, dont l'identité reste confidentielle, ont rejoint la structure. Hopium est basé en France et veut fédérer tout un écosystème autour de l'hydrogène. Cela fait au moins deux ans qu'Olivier Lombard réfléchit à ce projet. Il connaît bien le secteur car il teste les prototypes à hydrogène de GreenGT depuis 2013. Son souhait était donc de développer la première berline haut-de-gamme à l’hydrogène. L'Hopium Machina revendique une puissance de 500 ch et une autonomie de 1 000 km. La marque promet "un temps record de remplissage de 3 mn", ainsi que de "la performance, une hyper connectivité, de la sécurité et de l'ergonomie", "en combinant un habitacle à la fois confortable et sportif et un design unique". Un premier prototype sera présenté d'ici juin 2021, sachant que la sortie sur le marché est prévue en 2026. Ce n'est pas tout à fait "l'Hopium du peuple" avec un prix estimé entre 120 et 140 000 euros. Mais, c'est un tarif somme toute dans la lignée de GT électriques. Et à ce jour, une place reste à prendre car personne ne propose de modèle comparable, à part Pininfarina (qui a développé la H2 Speed et a un partenariat avec le le jeune constructeur chinois Grove Hydrogen Automotive pour développer un véhicule) et RG (Roland Gumpert avec la Nathalie avec pile à méthanol qui doit sortir en 2021). Les véhicules de cette jeune marque seront produits en France, son premier marché avant un déploiement en Europe, en Chine, en Corée du sud, au Japon et aux États-Unis.
*Une initiative commune à l'ACO et à GreenGT pour préparer l'arrivée de l'hydrogène en 2024 aux 24 heures du Mans
Invité par l’Automobile Club de l’Ouest à la 88e édition 24 Heures du Mans, le prototype MissionH24 a fait l'actualité durant ce week-end de course. Le vendredi, H24 Racing a dévoilé une nouvelle voiture plus légère (150 kg de moins), technologiquement plus évoluée (pile à combustible avec de nouvelles plaques bipolaires) et plus performante que l’actuelle LMPH2G, était dévoilée par l’écurie H24Racing. En même temps, on a pu voir apparaître deux nouveaux partenaires, l’horloger Richard Mille et l’équipementier Plastic Omnium. Le samedi, quelques minutes avant que les concurrents de la 88e édition des 24 Heures du Mans ne s’élancent pour leurs deux tours d’horloge, la LMPH2G a offert à MissionH24 son dernier moment fort de la semaine. A 14h12, elle a pris la piste devant les concurrents rassemblés sur la grille de départ pour un tour de circuit en solitaire. Une fois sa boucle effectuée et alors qu’elle regagnait le paddock de Maison Blanche où MissionH24 avait ses quartiers cette semaine, Carlos Tavares, Directeur Général du nouveau groupe automobile Stellantis, qui avait lui-même essayé la LMPH2G fin juillet, donnait le départ de la course. Après ce rendez-vous réussi avec les 88e 24 Heures du Mans, H24Racing va débuter une campagne d’essais pour prendre en mains puis développer la H24 et préparer sa saison 2021.
Le prototype MissionH24, élaboré par Green GT et l'ACO, a fait un passage le 5 octobre au centre de Recherche et développement de Michelin, à Ladoux, près de Clermont-Ferrand. Et pour cause : Bibendum est un des partenaires avec Total et Plastic Omnium. Le manufacturier en a profité pour présenter le véhicule au ministre délégué chargé des Transports. Jean-Baptiste Djebbari a d'ailleurs pu embarquer à bord, le pilote Norman Nato (deuxième aux 24 h du Mans cette année) étant aux commandes. A cette occasion, Florent Menegaux, le président du groupe, a rappelé ses ambitions dans le domaine de l'hydrogène. "Nous avons formé une co-entreprise avec Faurecia qui s’appelle Symbio pour développer des piles à hydrogène qui seront commercialisées sur des véhicules très prochainement", rapporte l'Usine Nouvelle. "On travaille depuis quinze ans sur cette question-là. Aujourd’hui, il s’agit de développer une nouvelle génération de piles à hydrogène vertes très efficaces qui permettra de procurer de l’autonomie à un maximum de véhicules. On est arrivé à un prototype industriel qu’on est capable de fabriquer à une certaine échelle. C’est une révolution. Nous voulons être le leader mondial. Et générer une activité de quelques milliards d’euros de chiffre d’affaires", a rappelé le patron du groupe.
Alors que la ville accueillait le 15 septembre un symposium sur ce thème en présence de 300 personnes, Stéphane Le Foll, maire du Mans et président de Le Mans métropole, a annoncé un investissement de 21 millions d'euros "dans un grand plan hydrogène". L'enveloppe sera consacrée à une stratégie de développement des transports à l'hydrogène, a-t-il expliqué dans un communiqué. Celle-ci comprend la mise en service d'un bus à hydrogène que les Manceaux pourront emprunter dès mercredi 16 septembre, une commande de dix autres modèles articulés et l'achat de six bennes à ordures circulant avec le même carburant. Le plan prévoit également la construction d'une station hydrogène, "opérationnelle d'ici trois ans", pour alimenter les véhicules. "Le Mans porte cette ambition hydrogène depuis déjà deux ans et nous allons continuer à être en pointe dans ce domaine à l’échelle des villes moyennes du grand ouest", a déclaré Stéphane Le Foll dans son communiqué.
L'équipementier automobile français va fournir des systèmes de stockage d'hydrogène au constructeur de poids lourds néerlandais VDL. Cette annonce après la présentation par le gouvernement français d'un plan de 7 milliards d'euros sur dix ans pour développer à grande échelle l'hydrogène, une technologie prometteuse notamment pour verdir le secteur des transports. « Plastic Omnium fournira d'ici 2021, pour des poids lourds VDL, un système complet de sept réservoirs, stockant 40 kg d'hydrogène à 350 bars », a déclaré le groupe dans un communiqué. Le contrat s'inscrit dans le cadre du projet H2HAUL (Hydrogen Fuel Cell Trucks for Heavy Duty Zero Emission Logistics), un consortium subventionné par l'Union Européenne, comprenant 15 partenaires. Le projet vise à développer trois nouveaux types de poids lourds à hydrogène, qui vont parcourir des millions de km. Constructeur basé à Eindhoven (Pays-Bas), VDL livrera "4 des 16 camions du projet H2HAUL". Il collabore notamment avec son compatriote DAF pour équiper des poids lourds de motorisations propres.
A l'occasion d'une journée Portes Ouvertes sur son site d'Héricourt (Haute-Saône), l'industriel a présenté ses deux nouveaux véhicules à hydrogène : l'ATM-H2 et l'APM-H2. Le premier est destiné aux centres logistiques avec une capacité de traction de 38 tonnes et le second est dédié au transport des containers sur les terminaux portuaires avec une capacité de traction de 75 tonnes. Ces véhicules seront équipés du Powerpack Hydrogène dont les premiers développements remontent au partenariat avec le CEA-Liten (Commissariat à l'Energie Atomique – Laboratoire d'Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les Nanoparticules). Les réservoirs de ces engins sont fournis par Faurecia, un équipementier dont le centre d'excellence dans ce domaine se situe à seulement 15 km de l’entreprise.
Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a annoncé le déblocage de fonds supplémentaires aux régions qui vont tester le train à hydrogène, lors d'une visite à l'usine Alstom de Séméac, près de Tarbes. « L'État va s'engager encore plus fort, notamment auprès des quatre régions partenaires en investissant quatre millions d'euros en plus par région de manière à accélérer et boucler ce premier tour d'expérimentation sur le train à hydrogène », a déclaré le ministre. « On est actuellement dans une phase d'expérimentation, de prototypage. L'idée c'est d'avoir des processus industriels très solides. Nous avons l'ambition de développer cette filière », a-t-il précisé. Début septembre, le gouvernement a annoncé un plan de sept milliards d'euros d'ici à 2030 pour développer le train, dont deux milliards entre 2020 et 2022. Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie se sont déclarées prêtes à expérimenter le train à hydrogène et devraient commander 14 premières rames pour leurs TER. Initialement prévus pour 2022, les premiers prototypes de trains à hydrogène ne devraient finalement pas voir le jour avant 2023, avec une production en série à l'horizon 2025.
Le projet a fait grosse impression à Monaco. Exposé sur une terrasse du Yacht Club, le prototype New Era a célébré l'alliance entre le fabricant HYNOVA Yachts et EODev (Energy Observer Developments). L'HYNOVA 40, conçu en collaboration avec le cabinet d'architecture naval CLYD, est le premier bateau de ce type fonctionnant à l'hydrogène. Il est équipé d'un Range Extender H2 (REXH2) développé à partir d’une pile à combustible de dernière génération et provenant de chez Toyota. La pile, d’une puissance de 80 kW, est combinée avec trois batteries de 44 kW afin d'alimenter deux moteurs électriques BorgWarner d'une puissance de 184 kW chacun (soit environ 2 x 250CV en équivalent diesel). L’hybridation électro-hydrogène a été effectuée par EODev, en collaboration avec EVE System et Alternatives Energies pour son intégration à bord.Enfin, L'ensemble a été pensé pour permettre au bateau, qui avoisine les 9 tonnes, d'atteindre 26 nœuds en vitesse maximum et une vitesse de travail de 12 nœuds. La vitesse limite de fonctionnement avec la pile seule est de 8 nœuds, le bateau pouvant parcourir jusqu'à 69 milles à 6 nœuds. L'objectif était d’atteindre des performances des moteurs thermiques. L'ensemble a été pensé pour permettre au bateau, qui avoisine les 9 tonnes, d'atteindre 26 nœuds en vitesse maximum et une vitesse de travail de 12 nœuds. La vitesse limite de fonctionnement avec la pile seule est de 8 nœuds, le bateau pouvant parcourir jusqu'à 69 milles à 6 nœuds. D'une longueur de 12m, l'HYNOVA 40 a vocation à être produit en série dès 2021. Précisons que ce yacht avait reçu le prix Coup de Coeur lors de la 7e édition du Monaco Solar & Energy Boat Challenge, organisée en juillet par le Yacht Club de Monaco.
Suite à la levée de fonds de 20M€, EODev a présenté le 17 septembre son générateur électro-hydrogène terrestre et son range extender maritime en fonctionnement. L'événement s'est déroulé en région parisienne sur le site de son partenaire et assembleur ENERIA, en présence de ses actionnaires. Les produits développés par la start-up française, qui compte déjà une quarantaine de collaborateurs, ont pour but d’accélérer la transition écologique grâce à des solutions énergétiques propres, accessibles et durables. Elles sont développées et fabriquées en France avec une visée internationale. La solution repose sur une approche plurielle qui combine et optimise les mix-énergétiques en fonction des besoins spécifiques des utilisateurs et des ENR disponibles localement.
Le 25 septembre, la start-up nantaise a posé la première pierre de sa première unité d’hydrogène "vert", installée au pied du parc éolien de Bouin en Vendée. Lhyfe prévoit d’investir 6 millions d’euros dans ce projet pilote qui comprend la mise en place de 700 m2 de bâtiments industriels, 200 m2 de bureaux ainsi que d’un centre de R&D. La production des premiers kilos d’hydrogène vert débutera à compter de mai 2021.
Pionnier dans ce type d’énergie (stations, véhicules et vélos), le département souhaite une « nouvelle étape » via une charte de l'hydrogène. « On souhaite fédérer les entreprises manchoises. Cette charte H2 Manche est un moyen de les accompagner », explique Valérie Nouvel, la vice-présidente en charge de la Transition énergétique du département. La Manche, avec ses trois stations à hydrogène, est un maillon clé du corridor Grand Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire). Par ailleurs, elle sera approvisionnée en hydrogène vert par Lhyfe. La start-up étudie d’ailleurs la possibilité d’implanter un centre de production sur ce territoire qui ne manque pas d'énergies entre l'hydrolien, l'éolien (terrestre et en mer), et un peu le solaire.
La start-up H2X Systems, lancée en 2018 par Stéphane Paul et rebaptisée H2X Ecosystems en janvier de cette année, s’est associée à l'allemand Anleg GmbH. Cet acteur revendique 20 ans d’expérience dans l’hydrogène. Leur alliance a pour objectif de fabriquer en France, à grande échelle, des électrolyseurs, des piles à combustibles et des stations de recharge pour les véhicules fonctionnant à l’hydrogène. Le déploiement de ces équipements se fera en partenariat avec les territoires, à l’image du projet en cours dans l’agglomération de Redon, qui souhaite devenir autonome en énergie. H2X Ecosytems, qui est basée à Saint-Malo et présidée par Stéphane Paul, actionnaire majoritaire, multiplie les partenariats avec les agglomérations mais aussi le privé. "Il s’agit de créer des écosystèmes pour produire et consommer sur place l'hydrogène vert. Depuis janvier dernier nous avons embauché 5 personnes. Si on ajoute les collaborateurs allemands, l’effectif se monte aujourd’hui à 30. Nous serons une cinquantaine d’ici la fin de l’année. Anleg GmbH apporte les produits matures : électrolyseur et station de recharge. Notre rôle ici en France est d’améliorer ces équipements, ajouter des capteurs pour recueillir des informations, de la data et les analyser", peut-on lire sur le site de Bretagne Economique. Ce travail est aujourd’hui opéré au sein d’un atelier situé à Le Faou (Finistère). "L’équipe modifie des véhicules pour y insérer une pile à combustible de 5kW qui permettra de parcourir de 500 km à 600 km entre chaque recharge", confie Stéphane Paul. Une fois mise au point, elle sera testée sur la voiture hybride solaire hydrogène développée par la start-up bordelaise Gazelle tech avec qui H2X Ecosystems a noué un partenariat. L’étape suivante consistera à fabriquer à grande échelle cette pile à combustible en lien avec un territoire de manière à y développer aussi des solutions de stockage, des stations de recharges et des unités de fabrication de véhicule à hydrogène.
Situé à Stains (Seine-Saint-Denis), l'ENGIE Lab CRIGEN est un centre de R&D implanté sur le site du Campus Urban Valley, lauréat de la première édition d’Inventons la Métropole du Grand Paris. Initialement basé à Saint-Denis, il a récemment déménagé dans un bâtiment éco-conçu. Ce centre de recherche comprend 200 chercheurs de 11 nationalités différentes, dont plus de 50 titulaires d’un doctorat et une vingtaine de doctorants, spécialistes de haut niveau des gaz verts, des nouvelles utilisations de l’énergie et experts des technologies du futur. Les chercheurs du ENGIE Lab CRIGEN mènent des projets opérationnels de R&D et développent des pilotes industriels, en France et en Europe, afin de développer les technologies bas carbone et de les porter à maturité. Ils s’appuient sur tout un écosystème de R&D (universités européennes, industriels, start ups, laboratoires …) et disposent de moyens d’essais uniques en Europe. Les travaux de recherche s’articulent en particulier autour des gaz verts (hydrogène, biogaz, etc.). Par exemple, le Lab va produire de l’hydrogène par électrolyse directement à partir de l’énergie solaire, grâce à des panneaux associant photoélectrodes et électro catalyseurs à base de nanomatériaux. Engie teste cette technologie qu'on appelle solar-to-hydrogen ou STH. Les panneaux sont situés sur le toit du CRIGEN.
Un immeuble du bailleur social Territoire Habitat va être chauffé grâce à cette technologie, ce qui serait une première en France. L'idée vient de Brigitte Vu, enseignante-chercheuse à l’université de technologie Belfort-Montbéliard (UTBM), en charge de la filière performances énergétiques des bâtiments. Cette experte, qui intervient également à l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et conseille aussi ministres et députés sur ces questions, rappelle que "Le bâtiment est le premier consommateur d’énergies fossiles (43 % des énergies fossiles) et il émet 25 % des émissions de gaz à effet de serre". L’objectif est de baisser à 2 euros le mètre carré le coût de la production d’eau chaude sanitaire et du chauffage pour les locataires, au lieu de 8 à 10 euros par an. Idéalement, l'énergie pourrait même être gratuite. Pour ce faire, Brigitte Vu a proposé de construire deux immeubles, de 15 logements chacun. L'un d'eux sera doté de panneaux solaires. Ils produiront de l’électricité pour la consommation immédiate. Le surplus sera stocké dans des batteries puis transformé en hydrogène, par électrolyse. Cet hydrogène décarboné sera utilisé pour la consommation hivernale. Il alimentera alors une pile à combustible, qui produira l’électricité nécessaire à la pompe à chaleur. La chaleur dégagée par la réaction de la pile à combustible (qui produit de l’eau, de la chaleur et de l’électricité) permettra de son côté de préchauffer les ballons d’eau chaude. Inscrit parmi les 29 actions retenues par la dynamique Territoire d’Innovation (TIGA) du nord Franche-Comté, ce projet devait démarrer cette année. Toutefois, il a été retardé pour associer le meilleur de la technologie (pile, électrolyseur, panneaux solaires) avec des matériaux de qualité. Les bâtiments seront donc donc élaborés en conception-réalisation avec un même acteur qui regroupe les études et la réalisation du chantier. La maîtrise d’ouvrage du projet devrait être lancée fin octobre. En janvier 2021, le marché innovation doit être publié et celui de la conception au mois de mars. Le début des travaux est envisagé en septembre 2021, pour une durée de 18 mois.
Comme chaque année, les Hydrogénies Trophées de l’Hydrogène récompensent un projet innovant, une entreprise ou organisation ou une collectivité ayant mené un projet remarquable, ou développé une solution innovante, dans le domaine de l’hydrogène. Le Jury décernera 8 prix spécifiques remis aux lauréats. Ce concours est organisé en partenariat avec l’Agence de la transition écologique (ADEME), l’Association française de l’hydrogène et des piles à combustible (Afhypac) et la Communauté urbaine de Dunkerque. Il est ouvert à toutes les entreprises du secteur de l’énergie ainsi qu’aux collectivités territoriales actives en matière d’hydrogène, sans distinction de taille. La cérémonie de remise des prix de cette nouvelle édition se tiendra le 13 janvier 2021 à 16h30 au Palais des congrès de Dunkerque à l’occasion des 22ème Assises européennes de la transition énergétique. Un évènement mêlant collectivités et secteur public, acteurs de la recherche et décideurs en entreprises. L’inscription au concours est gratuite. Elle doit se faire avant le 30 novembre.
