Depuis le 4 novembre, deux bus à hydrogène circulent en service commercial entre Béthune et Bruay (Pas-de-Calais). Ils ont été testés pendant plusieurs mois par le Syndicat mixte des transports Artois-Gohelle (SMT) avant d'être exploités sur la Bulle 6 (une ligne à haut niveau de service) du réseau Tadao. Ces bus à la silhouette un peu particulière peuvent accueillir 87 personnes dont 24 assises. Pour le moment, les deux premiers bus fournis par Safra se partagent la ligne avec trois bus hybrides. Un troisième exemplaire doit arriver dans la semaine. À terme, six bus à hydrogène assureront quotidiennement les 13,4 km de la ligne, soit 70 000 km par bus et par an. Ils desserviront 25 arrêts et pourront transporter 50 000 habitants potentiels le long de la ligne. Le SMT se félicite de ce pari avec une technologie 100 % française.
Le bus à hydrogène Fébus, qui devrait commencer à rouler fin novembre dans l’agglomération paloise, vient de remporter deux prix internationaux lors du salon Busworld Europe, à Bruxelles. Il s’est d’abord vu décerne le « Grand Award Bus ». Délivré après une série de tests techniques, ce prix distingue le bus H2 de 18 m pour « son innovation, sa technologie, son confort, son design sobre et élégant et ses qualités en matière d’écologie et de sécurité ». Le Febus a également décroché le label Écologie pour son « Hydrogène 100 % propre sans aucune émission polluante ». Le bus à hydrogène de Pau était en compétition avec 20 autres autobus et autocars de différents fabricants du monde entier.
Suite à l'annonce de son Plan Hydrogène Vert*, le 27 juin dernier, la région lance un appel à projets. Il vise à déployer des écosystèmes territoriaux de mobilité, associant production, distribution et usages de l’hydrogène en flottes de véhicules professionnels. Il pourra s'agir à la fois de véhicules légers (vélos, triporteurs, véhicules particuliers), de véhicules utilitaires ainsi que de bus, cars ou camions. Le mode non routier est également envisagé avec des applications comme des chariots-élévateurs, des engins de logistique, ou encore des navettes fluviales ou maritimes. Les projets devront décrire le territoire (ville, agglomération, zone urbaine, territoire rural, vallée, zone d’activité, port, voies de navigation, aéroport, bassin logistique, etc), ainsi que le modèle économique. S'agissant de la production d'hydrogène, les modes suivants de production sont éligibles à des aides : électrolyse à partir d’électricité renouvelable ; vaporeformage de biogaz ; pyro-gazéification de biomasse ; valorisation d’hydrogène fatal ou coproduit, issue d’une électrolyse associée à un procédé industriel (comme les procédés de fabrication des dérivés halogénés). L’aide proposée sera de type subvention, sera cumulable avec une aide de l’ADEME. Les dossiers de candidature doivent être adressés à la région avant les dates de dépôt fixées au vendredi 21 février 2020, vendredi 10 juillet 2020 et au vendredi 29 janvier 2021.
*Doté de 150 M€, devrait aider l’Occitanie à devenir "la première Région à énergie positive d’Europe"
Jean-Marc Bouchet, ex-fondateur du groupe énergéticien héraultais Quadran (racheté par Direct Energie, repris par Total) a décidé de se lancer dans l’hydrogène. Sa holding Lucia vient de créer une filiale dédiée et baptisée PremierÉlément. Elle compte investir dans un site de production d’hydrogène à Port-la-Nouvelle. L'usine fournira à partir d’électricité verte (provenant d’éoliennes ou d’autres EnR) de l’hydrogène décarboné, grâce à un électrolyseur qui serait le plus gros du monde (avec une capacité de 50 MW). Les trois marchés visés sont l'industrie, le power-to-gas (injecter de l'hydrogène dans le réseau de gaz) et la mobilité. Le calendrier du projet prévoit la production des premiers kilos d'hydrogène début 2023, avec l'objectif de peser pour 20 % des parts de marché en région à terme. Un investissement de quelque 50 M€ sera requis pour mener le site de production dans sa configuration finale.
La Plateforme Hydrogène, dont la vocation est de réaliser des travaux de recherche sur les utilisations et la production, et d'accompagner les industriels dans ce domaine, a été inaugurée le 10 octobre à Toulouse. Les chercheurs étudient le vieillissement des piles, et ils développent des piles multifonctionnelles, capables de fournir de l'électricité, de la chaleur, de l'eau et des gaz inertes. Les chercheurs travaillent aussi sur l'allègement des composants, l'approvisionnement et le stockage de l'hydrogène. Ces travaux vont permettre le développement de l'hydrogène-énergie dans l'industrie, et notamment l'aéronautique. La Plateforme Hydrogène, installée sur le campus de Toulouse INP, existe en fait depuis 2010. Elle a été lancée par le Laboratoire plasma et conversion d'énergie (LAPLACE). Aujourd'hui, cette plateforme héberge trois autres laboratoires aux compétences complémentaires: le CIRIMAT (matériaux), le LGC (génie chimique) et l'IMFT (mécanique des fluides), sous tutelle du CNRS, de Toulouse INP et de l'Université Paul Sabatier. Elle fait désormais partie des plus importantes plateformes françaises où l'on mène des recherches sur les technologies liées à l’hydrogène.
Dans le cadre de la Breizh COP*, la Région Bretagne, son agence économique Bretagne Développement Innovation (BDI) et l’ADEME étudient l’opportunité de développer l’hydrogène pour décarboner le secteur des transports. Cette réflexion s'appuie sur une étude (réalisée par SEIYA, Alca-Torda et Element Energy), sur les potentiels bretons de production et d’usage de l’hydrogène à horizon 2050. « Nous avons pu à a fois identifier les priorités en matière d’infrastructures et de projets d’ici dix ans et cartographier les acteurs de la filière bretonne positionnés dans la chaîne de valeur de l’hydrogène », résume André Crocq, Conseiller régional délégué à la transition énergétique. Les résultats de ces cinq mois de travaux ont été restitués devant une centaine d’acteurs, représentant les transports routiers (Lahaye, Orain) et maritime (Brittany Ferries, Piriou, Barillec) et 17 collectivités bretonnes. La Bretagne dispose déjà d'un écosystème avec Energy observer et ErH2 à Saint-Malo, Morbihan Energies à Vannes, H2X à Redon, l’Université de Rennes 1, mais également des territoires pionniers comme La Roche aux Fées Communauté et le Syndicat départemental de l’énergie du Finistère. La prochaine étape est le lancement prochain d’une feuille de route bretonne. Celle-ci devrait proposer la conversion de flottes de véhicules routiers, le développement de navires du futur, des projets de stations de production et de desserte d’hydrogène à partir d’énergies renouvelables, ou encore des programmes de recherche industrielle pour des composants de nouvelle génération.
*Une initiative visant à associer les partenaires institutionnels, les acteurs socio-économiques et les citoyens à élaborer le plan climat
Dans une interview, publiée par le site Infos Dijon, la Présidente du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté explique que "la grande priorité, c’est la question climatique". Marie-Guite Dufay souhaite consacrer 60 à 100 millions d’euros pour les années à venir, afin de financer une "révolution verte". L'un des piliers de cette stratégie concerne l'hydrogène. "je veux que l’on monte de plusieurs dizaines de millions d’euros", explique-t-elle. "Nous devons mobiliser pour tout. Pour les déplacements, pour la production d’électricité, pour la formation", ajoute la Présidente de région. A un moment, Mme Dufay aborde le secteur de l'automobile. La région souhaite décrocher l'implantation d'une usine de batteries pour les voitures électriques. "J’ai démontré aux dirigeants de PSA que notre dossier a un intérêt. Car notre région reste menacée à moyen terme, même s’il y a une diversification automobile. C’est aussi pour cela que j’ai décidé de miser sur l’hydrogène. Il vaut mieux être en avance. Les constructeurs travaillent déjà. Il faut penser à l’avenir. C’est le sens du cluster de l’hydrogène", conclut la Présidente.
Dans un article, la Nouvelle République revient sur la location de vélos à hydrogène à Bréhémont (Indre-et-Loire). C'est l'une des deux communes (l'autre étant Azay-le-Rideau) où des vélos de Pragma Industries, acquis par la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre, ont été proposés au public pendant la période estivale. Cité par le quotidien, le responsable de Loire Vélo Nature indique que 250 clients ont testé ce mode de mobilité douce. Et ils ont tous laissé un commentaire, positif. Selon Dominique Raclin, des clients "sont venus spécialement pour l'hydrogène". Le loueur, qui en a fait la promotion via sa page Facebook, a vu ainsi passer des chinois, des américains, des ressortissants du Mexique, d'Israël, de Palestine, de Russie et beaucoup d'européens. Ce qui lui fait dire que "le monde entier pédale à l'hydrogène". Les 9 vélos étaient proposés à 24 € la journée. Ils ont parcouru, en moyenne, 45 kilomètres, à une vitesse maximale de 25 km/h. Certains clients ont même poussé l'autonomie jusqu’à 120 km ! Les vélos H2 n'ont rencontré aucun problème. En trois mois et demi, il n'y a eu qu'une chute et une vis desserrée sur un pédalier. Dominique Raclin entend bien continuer la location de ces vélos. Il vante leur recharge rapide en 3 mn (à une station de recharge mise en place par Atawey, située à quelques dizaines de mètres en centre-bourg de Bréhémont), contre 3 h pour un vélo électrique. Pour sa part, l’Université de Tours est chargée d’évaluer « l’acceptabilité sociétale » de la technologie.
Le député LREM d'Indre-et-Loire Daniel Labaronne est satisfait de son périple. En trois jours, du 11 au 13 octobre, il a parcouru 18 communes de sa circonscription avec des vélos à hydrogène. Autant d'occasions pour sensibiliser les élus (ils sont une dizaine à avoir pu tester le vélo), mais aussi pour communiquer vers le jeune public. Les scolaires ont d'ailleurs fait preuve d'une conscience écologique qui a étonné le parlementaire. Mais, ce sont bien les élus qui étaient ciblés à travers cette traversée du Grand Est Tourangeau. Ils se sont d'ailleurs montrés réceptifs, à l'image du maire de Rochecorbon, dont la commune est rattachée à la Métropole de Tours et qui va bénéficier d'une extension de la Loire à vélo. La commune souhaiterait accueillir une station à hydrogène et des vélos H2. M. Labaronne a le sentiment que les 4 communautés de communes qui se trouvent dans sa circonscription (Val d'Amboise, Castelrenaudais, Bléré Val de Cher et Touraine Est Vallées) pourraient s'inscrire dans la voie tracée par Touraine Vallée de l'Indre (qui a d'ailleurs prêté les vélos à hydrogène de ce périple), qui a joué un rôle de pionnier dans le département. Le souhait du député est d'organiser une table ronde et d'inciter acteurs et élus à mettre en place une stratégie territoriale, afin de déployer des stations de recharge. Il doit par ailleurs rencontrer Pragma Industries, le fabricant des vélos à pile à combustible, qui recherche un territoire pour expérimenter une offre multi-services autour de la mobilité hydrogène. Les territoires ruraux de la Touraine pourraient accueillir une telle initiative, car ils savent porter l'innovation, assure le parlementaire.
Selon la presse locale (Nouvelle Rép, France Bleu), la Région envisage d'investir 1,25 million d'euros pour entrer dans l'expérimentation de trains TER à hydrogène menée par la SNCF et Alstom. Elle rejoindrait ainsi la Bourgogne-Franche-Comté, l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France qui ont déjà acheté leur ticket d'entrée. L'annonce a été faite par Philippe Fournié, vice-président (PS) de la Région, chargé des transports, lors d'une session plénière le 17 octobre, Le souhait du Centre-Val de Loire est d'expérimenter le train à hydrogène sur les voies régionales à partir de 2021. C'est en effet à cette date qu'un unique modèle circulera, à tour de rôle et à titre expérimental dans les territoires qui ont financé son développement. "Nous verrons alors s'il est pertinent d'investir dans cette technologie", indique Philippe Fournié. Un train utilisant ce mode d'énergie éviterait une dépense de 40 millions d'euros pour l'installation de caténaires. Or, cinq lignes en mauvais état devraient être rénovées dans les prochaines années dans la région pour une enveloppe totale de 200 millions d'euros. Parmi elles, il y a par exemple les lignes Tours-Loches et Tours-Chinon. "Nous allons aider la recherche et le développement pour demain des trains à hydrogène en fonction des possibilités. Si la rénovation du matériel doit se faire sur ces lignes en Indre-et-Loire, nous pourrions envisager d'y placer des trains alimentés à l'hydrogène", explique François Bonneau, le Président de région. Elles pourraient d'ici 2024 accueillir ce type de train zéro émission. Pour la Région, "les lignes Tours-Loches et Tours-Chinon seraient les plus pertinentes" pour cette transition vers l’hydrogène. De même, "la perspective d’installer des stations-service sur Tours permettrait une mutualisation intéressante pour ces deux axes qui desservent, sur leur premier tiers, des zones agglomérées (métropole de Tours), puis des zones rurales jusqu’à leur terminus (deux sous-préfectures)". Selon La Nouvelle-République, les parlementaires UDI du Lochois, la députée Sophie Auconie et le sénateur Pierre Louault se sont emparés du sujet. Fin septembre, ils ont, ensemble, rencontré le secrétaire d’État chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari, au ministère chargé de la Transition écologique.
Le développement par Naval Group d’un système de propulsion anaérobie, baptisé AIP (Air Independent Propulsion), pour produire de l’hydrogène à bord de sous-marins, a franchi cette année une étape cruciale. Le système à terre de l’industriel français, installé sur son site d’Indret, près de Nantes, a en effet fonctionné pendant 18 jours en conditions d’utilisation réelles. C’était au passage une première mondiale. Ce système, basé sur une nouvelle génération de piles à combustible (la troisième), a nécessité une dizaine d’années de recherche. Il permet de produire de l’hydrogène à partir du reformage du gazole. Evitant le stockage à bord, ce procédé permet de fournir de l’énergie électrique et d’assurer l’autonomie d’un sous-marin pendant une longue durée sans avoir à remonter à la surface. Le système AIP a été confronté à des situations concrètes, jusqu’à des simulations d’avarie, afin de mesurer ses performances. Faisant l’objet de 70 brevets, il est désormais prêt à être commercialisé.
Le premier paquebot fonctionnant au gaz naturel liquéfié produit par les Chantiers de l’Atlantique et destiné à MSC Cruises va aussi intégrer une pile à combustible. Si le GNL permet déjà de diminuer de 20 % les rejets de CO2, par rapport à un carburant classique, la combinaison avec cet équipement va améliorer encore le bilan carbone. Le CEA Tech a développé une pile à oxyde solide (Solid Oxide Fuel Cell - SOFC), qui peut être alimentée par le gaz liquéfié et générer ainsi du courant électrique. Cette technologie a l’avantage de pouvoir fonctionner à très haute température (environ 750°C) et d’être plus efficace pour les applications maritimes de forte puissance que les solutions à basse température de type PEMFC. Les émissions seraient réduites d’encore 30 %, sans rejeter d’oxydes d’azote, ni oxydes de soufre, ni particules fines. A ce stade, la pile du CEA ne fonctionne qu’en laboratoire. Le projet prévoit le test d’un démonstrateur de 50 kW dans un premier temps, afin de produire de l’électricité et de la chaleur. L’objectif est ensuite de monter à 1, 5 ou 10 MW.
A l'occasion de la publication des derniers résultats trimestriels, le PDG d'Air Liquide, Benoît Potier, a évoqué sur BFM Business les ambitions de son groupe dans l'hydrogène. "Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a beaucoup d'autres marchés (que l'automobile) qui sont en train de se développer, notamment pour la mobilité, les camions, les bus, les trains, les avions, les bateaux... Donc à peu près tous les moyens commerciaux pensent à l'hydrogène. Et au-delà de ce marché de la mobilité, il y a beaucoup d'autres marchés: la production d'énergie, l'industrie au sens large et puis les grandes industries manufacturières", explique le dirigeant. "Ma conviction est que l'hydrogène trouvera sa place", avance encore Benoît Potier. "C'est une énergie abondante que l'on peut produire de différentes façons (...). On a fait des études, on pense qu'en 2050 ça peut être 20 % de l'énergie consommée dans le monde, en 2030, ça sera à peu près dix fois moins. Donc on a une feuille de route qu'on est en train d'établir pour voir ce qu'il faut faire entre aujourd'hui et 2030 pour pouvoir lancer vraiment ces énergies sur les marchés et ensuite on verra probablement entre 2030 et 2050 l'hydrogène réellement décoller", conclut le PDG d'Air Liquide.
Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a profité d'une visite au CEA à Grenoble, le 11 octobre dernier, pour découvrir l’atelier pilote hydrogène. Cet atelier lui a été présenté par Florence Lambert, directrice du CEA-Liten (premier institut européen entièrement dédié à la transition énergétique). Cofinancé par la Région et le CEA (pour un budget global de 25M€) et dédié à la fabrication et au test de stacks d’électrolyse à haute température, le site prépare production à grande échelle d’hydrogène décarboné. "On est au meilleur niveau mondial d’un point de vue performance et potentiel vis-à-vis du coût de l’hydrogène que l’on va pouvoir produire, précise Julie Mougin, chef du laboratoire des technologies hydrogène au CEA, citée par le média indépendant Place Grenet. "Le tout, grâce à de l’innovation et des idées particulières qui permettent de meilleures performances. La course est mondiale, de nombreuses équipes travaillent sur le sujet". De son côté, Laurent Wauquiez a déclaré : "J’ai aussi besoin de l’hydrogène au CEA. C’est la technologie de demain, celle qui nous permettra de rouler avec des voitures propres. Demain, il faut retrouver de l’air pur dans les vallées et, si on y arrive, ce sera grâce au Centre". Cofely, filiale du groupe Engie (anciennement GDF Suez), est à l’origine de l’installation. Ce dispositif est couplé à une station de stockage sous forme gazeuse, mais également solide, développée par la société McPhy. La première unité française de production industrielle d’hydrogène renouvelable a été inaugurée le 25 juin dernier au CEA de Grenoble.
Dans la perspective du sommet Afrique France 2020, qui aura lieu à Bordeaux du 4 au 6 juin, la DG Trésor à Bercy a lancé un appel à candidatures sur le thème de la ville durable. Les entreprises françaises étaient invitées à proposer des projets dans les domaines de l'énergie, du climat, de l'eau, ou encore de la mobilité... Autant de sujets pour valoriser la capacité d’innovation de ces sociétés dans leur domaine, en partenariat avec leurs partenaires locaux africains. 21 lauréats ont été retenus, dont la PME Mahytec à Dole. La société est spécialisée dans le stockage de l'hydrogène. C'est une des pépites de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle a été choisie pour sa solution de système autonome en énergie permettant d'alimenter une salle de dialyse à Conakry, en Guinée. Les projets seront financés grâce au Fonds d’études et d’aide au secteur privé (FASEP), avec 5 millions d'euros de subventions.
Dans le cadre du salon Equip Auto, qui est le grand rendez-vous de l'après-vente à Paris, la dépollution était à l'honneur. Et on y trouvait des acteurs spécialisés dans le décalaminage à l'hydrogène*. C'est le cas de la société FlexFuel Energy Development, qui existe depuis 10 ans et est membre de l'AFHYPAC. Sa solution est de plus en plus utilisée dans les garages, en raison de l'évolution du contrôle technique qui est plus sévère depuis juillet dernier et cible davantage l'opacité des fumées émises par les vieux véhicules Diesel. L'édition 2019 d'Equip Auto est l'occasion pour FFED de dévoiler une évolution de son service, qui permet de réduire de 50 % la pollution (selon le fabricant). Avec trois brevets mondiaux déposés, la solution Hy-Carbon Connect est le fruit de quatre ans de R&D. Cet outil améliore la dépollution du moteur par un diagnostic complet du véhicule. Via la prise OBD (diagnostic), il est possible de relever les codes défauts et de déterminer quelles pièces sont impactées (vanne EGR, turbo, clapets d’admission, autres). La technologie embarquée dans la machine permet ensuite de piloter les pièces et de les traiter à l'hydrogène pour les nettoyer. Le système permet aussi de déterminer le profil de l’automobiliste (type de motorisation du véhicule, type de trajets, nombre de kilomètres parcourus par an) et de faire de la maintenance préventive. Le client peut ainsi être prévenu par le garagiste par SMS ou e-mail, quand il est temps de faire à nouveau examiner son véhicule.
*Le décalaminage par hydrogène nettoie les moteurs encrassés par l’injection de gaz (hydrogène et oxygène) dans l’admission d’air. Ce procédé est non agressif puisqu’il n’introduit aucun produit chimique et corrosif dans le moteur. Seule de l’eau déminéralisée est utilisée en tant que matière première.
