La Corée du Sud a présenté le 30 octobre un plan directeur pour accélérer l’adoption des véhicules électriques et à hydrogène en développant l’infrastructure de recharge pour les premiers et de distribution d’hydrogène pour les seconds, tout en rendant ces véhicules plus abordables. Alors que près de 120 000 voitures électriques et 9 500 à hydrogène circulaient sur les routes coréennes fin septembre, l’objectif du gouvernement coréen est d’arriver à 1,15 million de voitures électriques et 200 000 à hydrogène d’ici à 2025, selon le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit de porter le nombre de stations de recharge pour véhicules électriques à 500 000 d’ici à 2025, contre 60 000 à la fin septembre, a indiqué le ministère. Le nombre de stations hydrogène doit quant à lui passer de 72 cette année à 450 en 2025. Pour rendre les voitures électriques et à hydrogène plus abordables, le gouvernement prévoit de consentir des aides à l’achat et de travailler en étroite coopération avec des entreprises privées en vue de réduire le prix de composants clés. Il va également lancer un projet pilote qui permettra aux acheteurs de véhicules électriques de louer la batterie.
Hyundai a annoncé qu’il avait vendu plus de 10 000 exemplaires du Nexo, son SUV à hydrogène, en Corée du Sud depuis son lancement en mars 2018. Le constructeur a en outre exporté 1 841 Nexo entre mars 2018 et septembre 2020, a indiqué un porte-parole de l’entreprise.
Le président d’Opel, Michael Lohscheller, a indiqué à la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), que le constructeur allemand s’intéressait aux voitures à hydrogène et annoncé que de premiers tests sur route auraient lieu en 2021. L’entreprise va équiper des petits monospaces de type Zafira de piles à combustible. Opel travaille sur cette technologie dans un de ses centres de compétences à Rüsselsheim, qu’il met d’ailleurs à disposition du groupe PSA. Les piles à combustible sont toutefois jusqu’ici très chères en raison de l’utilisation de métaux précieux, a indiqué M. Lohscheller au quotidien allemand.
Ballard Power Systems a signé des accords définitifs avec Audi donnant à Ballard le droit d'utiliser le produit FCgen-HPS, une pile à combustible à membrane échangeuse de protons (PEM) haute performance et zéro émission dans toutes les applications, y compris les camions et les voitures. La pile se distingue par une densité volumétrique de haute puissance de 4,3 kW/l. Le FCgen-HPS a été entièrement conçu et développé par Ballard selon des normes automobiles rigoureuses en partenariat avec Audi. En plus de sa densité de puissance élevée, le FCgen-HPS offre :
- une puissance de sortie élevée : niveau de puissance maximal jusqu'à 140 kW, avec évolutivité vers plusieurs blocs d'alimentation ;
- une température de fonctionnement élevée : jusqu'à 95˚C, ce qui permet des systèmes de refroidissement plus efficaces et plus petits ;
- et des capacités robustes par temps froid : capacité de démarrage à -28˚C et montée rapide en puissance.
Le constructeur coréen a surpris son monde en se lançant dans la production de camions à hydrogène, avec une commande de 1 600 véhicules pour la Suisse. Il enfonce le clou avec cette fois 4 000 camions prévus pour la Chine d'ici 2025. Hyundai a en effet signé deux protocoles d’accord avec des entreprises chinoises. Le premier accord, conclu avec Shanghai Electric Power Co., Shanghai Sunwise Energy Systems Co., et Shanghai Ronghe Electric Technology Financial Leasing Co., porte sur 3 000 véhicules. Il s'accompagne également de la production d'hydrogène vert par électrolyse et de la mise en place de stations. Le second accord a été signé avec Advanced Technology & Materials Co. and HBIS Group et porte sur 1 000 véhicules. Les poids lourds seront déployés à Shanghai, dans le delta du fleuve Yang-Tsé, ainsi qu'à Jing-Jin-Ji (la mégalopole regroupant Pékin, Tianjin, ainsi que toute la province du Hebei qui les entoure). Le constructeur coréen souhaite devenir un acteur de l'écosystème. "Hyundai pense que la Chine a un énorme potentiel pour les poids lourds à hydrogène", déclare Cheol Lee, le Vice-président en charge des véhicules commerciaux. Le groupe avait annoncé en septembre qu’il avait pour ambition d’exporter 64 000 camions à hydrogène d’ici à 2030. Il prévoit d’exporter 25 000 véhicules en Europe et d’en expédier 12 000 aux Etats-Unis et 27 000 en Chine.
L'accord entre Daimler et Volvo autour du camion à hydrogène a passé un cap supplémentaire. Ce qui était une déclaration d'intention est devenu un accord contraignant pour les deux parties, qui vont donc créer une co-entreprise. Volvo Group va acquérir pour 600 millions 50 % des parts de Daimler Truck Fuel Cell GmbH & Co. KG (la société que le groupe allemand a rapatrié au sein de sa division camions et qui produit des piles à combustible). La transaction devrait se faire dans le courant du premier semestre 2021, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes. Bien que restant concurrents, les industriels pourront s'approvisionner à la même source pour la PAC. Leurs premiers camions H2 sortiront d'ici trois ans. Le souhait des deux partenaires est ainsi de répondre à la demande du marché, sachant que la batterie et l'hydrogène coexisteront à bord des camions. La future co-entreprise produira des piles de différentes puissances et même des produits destinés à des applications stationnaires.
Traton (groupe VW) et Hino Motors (Toyota) ont signé un accord de coentreprise pour la mobilité électrique. Ils combineront leurs forces pour développer en conséquence des véhicules électriques, dont des véhicules électriques à batterie (BEV) et des véhicules à pile à combustible (FCV). L'objectif est aussi de créer des plates-formes EV communes comprenant des logiciels et des interfaces. Les industriels formeront une équipe de spécialistes avancés et lanceront des activités à Södertälje (Suède), et dans un second temps à Tokyo (Japon). Traton et Hino ont décidé de faire équipe pour raccourcir les délais de livraison des futurs véhicules électriques. Les deux sociétés sont convaincues que les deux technologies des batteries et des piles à combustible seront nécessaires à l’avenir. A noter que les deux groupes sont liés depuis 2018 par un partenariat stratégique.
Filiale du groupe Traton (Volkswagen), MAN Truck & Bus a présenté sa feuille de route pour le transport zéro émission. Le constructeur propose déjà des véhicules électriques à batterie, comme le bus Lion City (E et TGE) et le camion de distribution eTGM (dont la nouvelle génération sera lancée en 2023). En complément, MAN va aussi se lancer dans l'hydrogène avec des prototypes qui seront construits dès 2021. L'industriel de Munich veut tester à la fois l'utilisation d'une pile à combustible et l'hydrogène en tant que carburant dans un moteur à combustion. Des essais seront réalisés en coopération avec des clients sélectionnés à l'horizon 2023-24. Ils se feront dans le cadre d'un projet local, baptisé flotte bavaroise. L'objectif est de tester l'ensemble de l'écosystème hydrogène dans le secteur de la logistique des transports, avec des opérateurs d'infrastructures et des transporteurs. Des discussions initiales à ce sujet sont déjà en cours avec le gouvernement de ce land. Une coopération avec les universités est également prévue.
Convaincus de l’avenir prometteur de cette technologie zéro émission, Plastic Omnium et ElringKlinger, deux équipementiers du secteur automobile, ont décidé de créer une société commune. Elle aura pour nom EKPO Fuel Cell Technologies. La vocation est de développer, produire et commercialiser des piles à combustible. La société proposera toute une gamme de produits à un large ensemble de clients, incluant les fournisseurs de systèmes à hydrogène intégrés. La coentreprise EKPO Fuel Cell Technologies sera détenue à 60 % par ElringKlinger et à 40 % par Plastic Omnium. L'industriel allemand apportera son activité de piles à combustible, plus de vingt ans de savoir-faire et des capacités de R&D permettant un large potentiel de développement. Cette activité emploie plus de 150 personnes et détient un portefeuille de plus de 150 brevets dans les composants de piles à combustible et plusieurs plateformes de piles à combustible à haute densité de puissance, déjà commercialisées et fabriquées sur son site de Dettingen/Erms (Bade-Wurtemberg). C'est d'ailleurs là où la coentreprise aura aussi son siège social. Pour sa part, Plastic Omnium investira 100 millions d’euros dans la nouvelle entreprise, afin d'accélérer l’innovation, développer de nouvelles opportunités commerciales et augmenter les capacités de production. Le Groupe, leader mondial des systèmes de stockage de l’énergie et de réduction des émissions, contribuera également au développement de la coentreprise grâce à son portefeuille de clients internationaux, sa présence mondiale et son expertise technologique en matière de stockage de l’hydrogène et de systèmes à hydrogène. A noter que Plastic Omnium va également acquérir la filiale autrichienne d'ElringKlinger, spécialisée dans les systèmes intégrés d'hydrogène (ElringKlinger Fuelcell Systems Austria : EKAT), afin de compléter son offre. La capacité de production annuelle de la coentreprise, pouvant initialement atteindre 10 000 unités par an, sera progressivement augmentée en fonction du carnet de commandes.
L’industriel allemand va débuter la production d’hydrogène vert au sein de son usine d’Ontario, en Californie. Destiné à la mobilité, cet hydrogène vert répond aux exigences du California Air Resources Board (CARB). Destiné à différentes stations de distribution d’hydrogène de cet Etat, il permettra d’alimenter l’équivalent de 1600 véhicules par jour et contribuera à éviter les émissions de 50 000 tonnes de CO2 par an.
L’Union Européenne a décidé d'octroyer 8 Millions d’Euros pour le projet HySHIP. Porté par 14 partenaires Européens*, ce projet vise à la construction d'un nouveau cargo roulier fonctionnant à l'hydrogène vert liquide, ainsi qu'à la mise en place d'une chaîne de distribution de LH2 le long de la côte norvégienne. Sous le nom de Topeka, le navire sera exploité par l'armateur local Wilhelmsen. D’une longueur de 130m de long, il sera propulsé par des piles à combustible (3 MW) associées à 1 MWh de batteries. Ce projet ambitionne de réduire le coût de développement et d'exploitation de navires utilisant l’hydrogène liquide. Le consortium travaille actuellement à la signature de l’accord de financement par le programme européen de Recherche et d'Innovation Horizon 2020 Fuel Cells and Hydrogen Joint Undertaking (FCH-JU). Le cargo LH2 a été conçu par le cabinet d’Architecture Navale Franco-Norvégien LMG Marin, qui renforce ainsi sa place de leader en matière de propulsion maritime zéro-émissions. Il est actuellement en charge de l'ingénierie de plusieurs navires fluviaux et maritimes à propulsion Hydrogène (liquide et gazeux).
*Le consortium HySHIP, piloté par Wilhelmsen (NO) regroupe les partenaires européens suivants : Kongsberg Maritime (NO), LMG Marin (FR & NO), Equinor (NO), Norled (NO), PersEE (FR), Diana
Shipping (GR), Stolt-Nielsen Inland Tanker Service BV (NL), Air Liquide (FR), NCE Maritime CleanTech (NO), DNVGL, ETH Zürich (CH), Strathclyde University (UK) and Demokritos (GR).
C'est par un communiqué publié sur son site que l'avionneur européen a officialisé un partenariat stratégique avec le producteur allemand de piles à combustible. ElringKlinger a 20 ans d'expérience dans ce domaine. Pour sa part, Airbus a une certaine expérience du zéro émission, avec par exemple le E-Aircraft System House. Il s'agit d'un centre de test sur les énergies alternatives, des carburants synthétiques à l'hydrogène. Il est situé Ottobrunn en Bavière près de Munich. C'est le plus gros du genre en Europe. Airbus dispose également du ZEAL, qui est un cluster sur la recherche dans l'aviation. L'accord prévoit le développement de stacks adaptés à l'aviation et le test de leur densité énergétique. Comme le précise Matthieu Thomas, principal architecte du programme ZEROe Aircraft, "l'hydrogène pourrait être une alternative car les batteries ne permettent pas de faire du transport longue distance".
ArcelorMittal Europe entend utiliser largement l'hydrogène dans le cadre de sa stratégie pour réduire les émissions de CO2. Le groupe va proposer à ses clients ses premières solutions d'acier vert dès cette année (30 000 tonnes), puis d'augmenter cette offre dans les années à venir (pour atteindre 120 000 tonnes en 2021 et 600 000 tonnes d'ici 2022), et d'atteindre son objectif de -30 % d'émissions de CO2 d'ici 2030 et de neutralité carbone d'ici 2050. La stratégie s'articule autour de deux grandes voies technologiques. La première est l'utilisation de l'hydrogène dans le processus DRI-EAF (réduction directe du fer + aciérie électrique) et dans le haut-fourneau. Un projet est mené à Hambourg (afin de tester la capacité de l'hydrogène à réduire le minerai de fer et à former du DRI à l'échelle industrielle) et à Dunkerque (avec d'abord du gaz naturel). La seconde est l'extension de la voie Smart Carbon, utilisant également l'hydrogène. A Fos-sur-Mer (sud de la France), une étude est en cours, en collaboration avec le partenaire Lanzatech, pour construire une deuxième usine Carbalyst après celle en construction à ArcelorMittal Gand (Belgique). Il s'agit de capturer le carbone des gaz résiduels des hauts-fourneaux et de le convertir biologiquement en éthanol pour l'utiliser comme biocarburant ou comme matière première de carbone recyclé pour l'industrie chimique. L'hydrogène sera fourni par un électrolyseur à grande échelle qui le produira localement à partir d'électricité renouvelable.
BP et Ørsted ont signé une lettre d'intention dans le but de développer un projet de production à l'échelle industrielle d'hydrogène vert, baptisé projet Lingen Green Hydrogen. Dans ce cadre, les deux entreprises veulent construire un électrolyseur initial de 50 mégawatts (MW) ainsi que l'infrastructure associée, au sein de la raffinerie de BP Lingen, dans le nord-ouest de l'Allemagne. L'électrolyseur sera alimenté par l'énergie renouvelable générée par un parc éolien offshore d'Ørsted en mer du Nord. L'hydrogène produit sera utilisé dans la raffinerie, où il pourra remplacer à hauteur de 20 % de l'hydrogène gris obtenu à partir d'énergies fossiles. De quoi éviter le rejet de 80 000 tonnes de CO2 par an. BP et Ørsted pourraient prendre une décision finale d'investissement (FID) début 2022 pour une mise en route du projet d'ici 2024. S'il aboutit, la capacité de production d'hydrogène vert est fixée à terme à 500 MW.
L'institut européen de l'innovation et de la technologie InnoEnnergy a annoncé, le 4 novembre, la création d'un Centre européen de l'accélération du développement de l'hydrogène vert (EGHAC, pour European Green Hydrogen Acceleration Center). L’institut, qui pilote déjà pour l’Union Européenne le fameux Airbus des batteries (EBA : European Battery Alliance) a l’intention de favoriser le dialogue entre les parties prenantes pour accélérer le déploiement de l’hydrogène vert. Ce secteur pourrait favoriser la création d’un demi-million d’emplois (directs et indirects) en 2025 et un chiffre d’affaires de 250 milliards d’euros. Le centre souhaite promouvoir des projets industriels, favoriser des passerelles entre les mondes de l’industrie et de l’énergie, accélérer le développement technologique, stimuler le marché et s'attaquer à la réduction des coûts. A noter que l’initiative est soutenue par Breakthrough Energy, un réseau de fonds d'investissements, de programmes à but non lucratif et de philanthropes engagés dans la transition énergétique, créé par Bill Gates et un groupe d'investisseurs privés en 2015.
Le pays a préparé un Plan stratégique pour l’énergie à l‘horizon 2035 ainsi qu’un Plan de développement pour l’hydrogène sur la période 2020-2024. Le premier document souligne l’ambition de figurer parmi les principaux pays producteurs d’hydrogène. L’objectif est d’en exporter 200 000 tonnes en 2024 et 2 millions de tonnes à l’horizon 2035. Le second prévoit un cadre réglementaire et technique pour la production, l’acheminement, le stockage et la mise en œuvre de l’hydrogène, ainsi que la promotion de projets-pilotes dans la production et l’export. Gazprom et Rosatom seront les deux principaux producteurs, avec de premières unités de production d’hydrogène prévues pour 2024. Si Rosatom produit de l’hydrogène par électrolyse avec de l’électricité nucléaire (hydrogène jaune), Gazprom semble avoir une autre solution. Il s’agit de la dissociation thermique (thermolyse) du méthane sans oxygène, formant ainsi de l’hydrogène et du carbone solide sous forme de suie, qui peut être collectée et utilisée comme matière première dans d’autres industries.
Toyota et huit autres entreprises (Eneos, Iwatani, Kawasaki Heavy Industries, Kobe Steel, Mitsui, Sumitomo Mitsui Financial, Kansai Electric Power, Toshiba) ont décidé de créer l’“Association japonaise de l’hydrogène” en décembre prochain. Son nom est la Japan Hydrogen association (JH2A). L’objectif est de développer la chaîne d'approvisionnement de l’hydrogène et de promouvoir les initiatives visant à accélérer son utilisation grâce à la collaboration des gouvernements et des entreprises. L'association engagera des discussions avec d'autres secteurs de l'industrie et les organisations en place pour établir au Japon une société de l'hydrogène.
Sur l'île artificielle de l'aéroport de Kobe (ouest du Japon), une imposante cuve sphérique de 19 mètres de diamètre symbolise l'un des projets hydrogène les plus ambitieux au monde, mais aussi l'un des plus controversés. Le projet HESC (Hydrogen Energy Supply Chain) consiste à tester un approvisionnement durable pour le Japon en hydrogène liquide, produit dans l'État australien de Victoria à partir de lignite, un type de charbon aussi appelé houille brune. Sa phase pilote, en partie subventionnée par le gouvernement japonais et les autorités australiennes, représente un investissement total d'environ 500 millions de dollars australiens (300 millions d'euros). Le site de Kobe doit devenir en 2021 le terminal pilote du premier navire au monde spécialement conçu pour transporter de l'hydrogène liquide, le Suiso Frontier, récemment sorti des chantiers navals du conglomérat japonais Kawasaki Heavy Industries (KHI). Si les essais sont concluants d'ici 2022 ou 2023, le projet sera poursuivi et considérablement étendu pour entrer en phase commerciale après 2030. Un nouveau terminal au Japon et davantage de navires de transport, bien plus grands, seront alors nécessaires. En parallèle, un autre projet consiste à importer de l’ammoniac à l’état liquide pour générer ensuite de l’hydrogène. L’ammoniac est déjà massivement produit et exporté dans le monde, servant principalement au secteur des engrais. Par ailleurs, il se maintient à l’état liquide à une température de -33 °C environ, bien moins que l’hydrogène liquide (-253 °C), d’où un transport plus facile et moins onéreux. Toutes ces qualités font de l’ammoniac « l’option la moins chère et la plus viable » pour l’énergie du futur au Japon, affirme Shigeru Muraki, vice-président exécutif du Green Ammonia Consortium (GAC), un groupement de plus de 70 sociétés créé en 2019 et réunissant le gratin industriel nippon du secteur de l’énergie.
