Le 30 septembre, la start-up nantaise a inauguré le premier site de production industrielle d’hydrogène renouvelable au monde à partir d’éoliennes. Il se situe à Bouin, en Vendée. Près de l’Océan, le site permet de produire dès aujourd'hui 300 kg par jour et passera dans les prochains mois à 1 tonne par jour. L’hydrogène vert produit par Lhyfe va alimenter 4 stations-service de l’Ouest dont celle (multi-énergies) de La Roche-sur-Yon, qui sera opérationnelle dans les prochains jours. En tout, ce sont une cinquantaine de véhicules lourds (bus, bennes à ordures ménagères) qui pourront ainsi faire le plein dans les départements de la Loire-Atlantique, de la Sarthe, et de la Vendée, via le projet VHyGO. L'inauguration de ce site de production a eu lieu en présence de Christelle Morançais, Présidente de la région Pays de la Loire. Ce site n'est que le premier d’une longue série, indique Lhyfe qui revendique déjà une soixantaine de projets dans toute l’Europe. Pour accompagner cette forte croissance, la start-up a procédé à la deuxième levée de fonds de son histoire. Ce tour de table d'un montant de 50 millions d’euros - qui permet d'accueillir SWEN Capital Partners et la Banque des Territoires aux côtés de ses investisseurs historiques - va servir à accompagner son développement en France et à l’international. Lhyfe prévoit le renforcement de ses équipes et le financement de la R&D et de ses nouveaux projets.
Lors du forum Hydrogen business for climate, qui s'est tenu à Belfort, la ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher, a fait des annonces concernant le territoire. Ainsi, elle a confirmé un soutien de l'Ademe d'un montant de 3,5 millions d’euros pour la station à hydrogène de Danjoutin et l'aide à l'acquisition des bus hydrogène du Optymo. Une aide appréciable, car le budget total de ce projet est de 12 millions d'euros. Mme Pannier-Runacher a également annoncé la signature d’un accord de collaboration dans le Nord Franche-Comté, autour de l’hydrogène, entre General Electric, McPhy, INERIS, l’UTBM, l’UTT et l’UTC. La ministre à l’industrie a aussi précisé que le Territoire de Belfort, et plus largement la région Bourgogne-Franche-Comté, allait bénéficier, pour la première fois en France, d’un « directeur de projet » hydrogène représentant l’Etat et qui sera prochainement nommé par le préfet.
Au deuxième semestre 2023, Limoges Métropole va produire de l’hydrogène vert en installant sur son territoire une unité de production afin d’alimenter les bus de son réseau de transports en commun, les camions de collecte des ordures ménagères et à moyen terme les poids lourds en transit sur l’A20 entre l’Espagne, Toulouse et Paris. « Nous avons pris le train à l’heure, se félicite Guillaume Guérin, le président de Limoges Métropole et conseiller régional. La collectivité a répondu à un appel à projet lancé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la Région Nouvelle-Aquitaine. Nous avons été parmi les premiers à dégainer et c’est aussi ce qui a fait que notre dossier a été retenu ». Jean Castex, le premier ministre, est même venu sur place pour annoncer le soutien de l’État dans le cadre du plan de France Relance. Le coût du projet s’élève en effet à 25 M€, dont 16,1 M€ financés par Limoges Métropole, 6 M€ par l’Ademe via le Plan France Relance (État) et 2,7 M€ par la Région Nouvelle-Aquitaine. Implanté au Palais-sur-Vienne, une commune en bordure de l’autoroute A20, l’électrolyseur qui génère l’hydrogène devrait produire 1 MW soit un peu plus de 400 kg/jour d’hydrogène. L’unité se situera à proximité de la centrale énergie déchets (incinérateur d’ordures ménagères) qui va donc produire l’électricité qui permettra l’électrolyse.
« La Ville s’engage pleinement vers l’hydrogène, nous souhaitons développer une filière via un projet nommé Hyber », a souligné en ouverture de la journée Hydrogène au Centre, Gil Avérous, maire de Châteauroux. Il a annoncé l’arrivée de « six bus à hydrogène parmi la flotte du réseau Horizon, qui couvre l’agglomération, d’ici 2024. » Trois bus standards de 12 mètres doivent arriver en 2023 et trois articulés de 18 m en 2024. « Nous sommes un peu en avance, ces derniers n’ont pas encore été construits », tempère Marc Fleuret, président du Département de l’Indre. « Ces bus iront dans l’ancienne usine Cérabati, à Châteauroux, ajoute Jean-Louis Camus, maire de Mézières-en-Brenne et président du Syndicat départemental des énergies (SDEI 36). Le projet Hyber prévoit aussi de la production et du stockage, avec une station à hydrogène sur le même site.
Bientôt des bus à hydrogène sur le réseau TBM. Le vice-président aux mobilités et maire de Bègles Clément Rossignol-Puech (EELV) annonce que Bordeaux Métropole va bientôt acquérir deux bus à hydrogène pour une « expérimentation » sur le réseau de transport bordelais. Parallèlement, la métropole est en réflexion pour la réalisation d’un site de production d’hydrogène sur le territoire. « Nous avons plusieurs pistes pour produire de l’hydrogène vert, à base de sources renouvelables sinon le bilan carbone est mauvais, indique Clément Rossignol-Puech. Nous sommes notamment en discussion avec Astria (l’usine de traitement des déchets ménagers de la métropole, basée à Bègles) pour de la récupération de chaleur fatale ».
Lors des H2 Days, du 23 au 25 septembre derniers dans le cadre de la Semaine du développement durable, la métropole de Saint-Etienne a annoncé l'implantation prochaine de deux stations à hydrogène vert sur le territoire. Elles seront installées dans le cadre de la SAS Hympulsion pour un montant d'un peu plus de 5,2 M€. La collectivité de Saint-Etienne Métropole investira dans neuf véhicules à hydrogène vert. La métropole stéphanoise annonce qu'elle louera quatre bus à hydrogène vert et qu'elle fera l'acquisition de deux véhicules utilitaires légers. Quant à la ville de Saint-Etienne, cette dernière investira dans deux utilitaires (ou véhicules légers) et dans un poids-lourd.
Partenaires dans le cadre du projet COSMHYC DEMO*, la communauté de communes Touraine Vallée de l’Indre et NEL ont signé un contrat pour l’acquisition d’une station de distribution d’hydrogène. Celle-ci verra le jour au 3ème trimestre 2022 sur la zone d’activité ISOPARC à Sorigny. Ce sera d'ailleurs au passage la 1ère station de remplissage de ce type en Région Centre-Val de Loire. La station permettra l’avitaillement de la flotte actuelle de Kangoo H2 Touraine Vallée de l’Indre et des communes limitrophes ainsi que de la benne à ordures ménagères à hydrogène acquise dans le cadre du programme européen Interreg NWE – projet HECTOR. Elle sera également ouverte au public, afin de répondre aux besoins itinérants et à ceux des flottes captives, avec une double pression de 350 et 700 bars. Située en sortie de l’autoroute A10, sur un axe fréquenté, la station de Touraine Vallée de l’Indre pourra ainsi contribuer au maillage du réseau en France et en Europe.
*COmbined Solution of Metal HYdride and mechanical Compressors. Coordonné par l'Eifer (Institut européen de recherche énergétique, centre commun à EDF et à l'Université technique de Karlsruhe en Allemagne), ce projet associe plusieurs partenaires dont la start-up EIFHYTEC et MAHYTEC côté français et le norvégien NEL.
Le groupe industriel spécialisé dans la logistique et HRS annoncent un partenariat stratégique historique, qui intègre au passage la fourniture de 36 stations hydrogène d’ici 2026 en Europe. Ce partenariat exclusif est destiné à accompagner le déploiement de solutions de mobilité hydrogène clé en main de Gaussin, pour les applications routières et off-road. A l'occasion de cette opération, HRS s'est engagé à souscrire à une augmentation de capital chez l'industriel franc-comtois pour un montant de 7 M€ en numéraire, au prix unitaire de souscription des actions nouvelles de 6,20 €. L'intégration du fabricant de stations grenoblois dans l'écosystème hydrogène de Gaussin va permettre d'unir les forces de chaque partenaire pour proposer une offre globale de mobilité lourde décarbonée. Le partenariat va permettre de proposer des véhicules zéro émission aux multiples usages (aéroportuaires, logistiques, portuaires, Smart Cities, routières) et les stations qui vont avec. Les clients qui le souhaitent pourront s'appuyer sur une solution de leasing avec BNP PARIBAS pour faciliter l'acquisition de ces stations. L'accord prévoit une montée progressive en puissance qui débutera par la fourniture de 4 stations de 200 kg/jour sur l'exercice 2021/2022 dont les deux premières dans les 30 jours suivant la souscription par HRS à l'augmentation de capital de Gaussin.
Nouvel entrant sur le marché des camions H2, Hyzon Motors développe ces véhicules sur une base de châssis DAF depuis Groningen aux Pays-Bas. Son produit pour l’Europe, le HyMax-250, a roulé sur le circuit d'Albi les 22 et 23 septembre, dans le cadre de journées organisées par la Région Occitanie, AdOcc, la Ville d'Albi, et l'ensemble des acteurs travaillant au développement du projet Corridor H2 Occitanie. Les transporteurs et chargeurs d'Occitanie, qui peuvent candidater aux subventions du programme Corridor H2 via un AMI de la Région Occitanie, ont eu l'opportunité unique, une première en France, d'essayer un camion à hydrogène Hyzon. Albi et son circuit proposent en effet des infrastructures uniques pour accueillir des véhicules à hydrogène, à quelques centaines de mètres par ailleurs des locaux de Safra, seul constructeur français de bus à hydrogène. La ville se positionne autour de cette thématique et de ses compétences locales reconnues en France et en Europe, notamment Eveer'Hy'Pole - H2Teams, pour développer un Campus Européen de Nouvelles Mobilités. Une station hydrogène mobile fournie par Air Products était présente sur le circuit pour recharger les véhicules pendant l'événement.
FresH2, le projet initié par Bosch et Carrier Transicold, en collaboration avec le carrossier Lamberet et le spécialiste européen du transport alimentaire sous température contrôlée, STEF, est entré dans la phase des essais sur route. Tout comme chez le carrossier Chereau, qui a montré la voie, il s'agit d'utiliser la technologie de pile à combustible pour remplacer le moteur diesel usuellement utilisé dans le transport frigorifique. Elle n’émet aucune émission ni bruit. L’innovation réside dans l’interfaçage direct de la pile à combustible avec le groupe frigorifique, sans recourir à un coûteux et lourd système de batteries tampon embarquées. Aujourd’hui le projet franchit une nouvelle étape. En collaboration avec Carrier Transicold, Lamberet et STEF, le système sera testé en conditions réelles d’utilisation durant le mois de septembre par les équipes du site STEF Chambéry dans le cadre d’une tournée de distribution de produits alimentaires. A terme, l’ambition de Bosch avec cette innovation est de produire dans l’usine de Rodez, une solution clé en main durable et compétitive, qui puisse être intégrée sur tous types de semi-remorques réfrigérées, neuves ou d’occasion.
Après avoir été exposée à Dunkerque, puis à Châteauroux, la benne à ordures de Semat - la seule en France à rouler à l'hydrogène - a aussi fait le voyage au Mans, où elle a participé le 21 septembre au Symposium Hydrogène. Dès le lendemain, la BOM appartenant à la collectivité Touraine Vallée de l'Indre a entamé un test en grandeur nature. Elle procède à du ramassage d'ordures dans les rues de la ville et vient refaire le plein à la station de l'ACO (Automobile Club de l'Ouest), face au mythique circuit des 24 heures du Mans. Le 27 septembre, le maire de la ville et Président de la métropole du Mans, Stéphane Le Foll, est venu voir le véhicule et a pris place comme passager. Il a pu échanger avec Christophe Bigre, le directeur du développement de Semat, ainsi qu'avec les ripeurs travaillant sur le camion. Très intéressé par l'hydrogène, l'édile a lancé une commande groupée de bennes à ordures H2 avec ses homologues d'Angers et du Mans. Un appel auquel veulent participer d'autres communes.
Le groupe a choisi le forum Hydrogen Business for Climate de Belfort pour exposer en avant-première une maquette à l'échelle 1 qui permet de découvrir les futurs composants des utilitaires de Citroën, Peugeot et Opel. L'hydrogène est l'énergie principale, avec une pile de 45 kW et trois réservoirs d'une contenance de 4,4 kg, la batterie lithium-ion de 10,5 kWh venant apporter un complément. D'où le nom plug-in fuel cell system. Cela permet d'apporter une autonomie supérieure à 400 km (dont 50 km pour la seule batterie) pour un temps de remplissage de 3 mn. L'architecture retenue, qui a pour nom Mid-power, est une sorte de synthèse entre le range extender et le mode "full power" qu'on peut retrouver chez certains constructeurs. Le groupe Stellantis a repris la plateforme de ses utilitaires électriques à batterie. Le choix a été d'intégrer les réservoirs d'hydrogène sous le plancher (à la place des batteries) et la pile sous le capot, de façon à ne pas empiéter sur la capacité de chargement du véhicule. De plus, cela permet de ne pas faire de compromis en matière de performances. A noter que Dominique Sadoul, Vice-Président en charge de l'innovation dans les moteurs, a annoncé lors de la conférence l’extension à d’autres marques de cette solution hydrogène, en particulier pour les pick-ups aux Etats-Unis.
Issue de Continental, la société Vitesco Technologies ambitionne de développer et produire la prochaine génération d’électronique de contrôle pour les systèmes de piles à combustible. A travers le projet ECH2*, elle vise à réduire le coût des véhicules à hydrogène en misant sur une approche modulaire et l’augmentation de la durée de vie du système. Le projet ECH2 a été retenu par le Comité d’orientation pour la recherche automobile et la mobilité (CORAM). Il va permettre de faire évoluer des briques technologiques issues des véhicules thermiques et électriques, tenant compte des acquis de l’aéronautique et du ferroviaire principalement. Il aura une approche modulaire au juste coût s’adressant au marché des véhicules utilitaires légers, des bus et des camions. "Avec ce projet ECH2, nous cherchons à réduire la consommation énergétique en développant des lois de contrôle prédictives optimales et adaptatives, qui seront intégrées aux unités de contrôle électroniques de pile à combustible. En modélisant le vieillissement des piles, comme le prévoit ce projet, nous pourrons agir sur notre électronique de contrôle pour limiter ces phénomènes et éviter ainsi des surcoûts liés à la teneur en platine de la pile à combustible", explique Christophe Maréchal, Directeur Innovation Vitesco Technologies France. L'équipementier entend répondre à la demande croissante d'électronique de contrôle de pile à combustible dans la seconde moitié de cette décennie et en particulier de la part des constructeurs français, leaders sur le marché des véhicules utilitaires légers.
*Electronique de Contrôle pour véhicules à Hydrogène : l'un des 14 projets retenus en 2021 dans le cadre du plan de relance mis en place par le gouvernement français. Il est mené en partenariat avec IFP Energies nouvelles (IFPEN) au travers de son Carnot IFPEN Transports Energie, le laboratoire Laplace et les industriels Siemens Industry Software et ALSTOM Hydrogène (HELION Hydrogen Power).
Le prototype de voiture de course à l'hydrogène, préparant l'arrivée de cette forme d'électrification aux 24 h du Mans en 2025, était visible à Nice entre mercredi et ce dimanche. Il était exposé sur la Promenade des Anglais dans le cadre du premier Smart Mobility Show. Ce salon dédié à la transition énergétique proposait un parcours initiatique sur l'électro-mobilité sur 9000m² en plein air, à Nice. L'hydrogène était donc représenté par l’Automobile Club de l’Ouest, partenaire du Smart Mobility Show. Pendant cinq jours, le public niçois a pu venir admirer cette voiture de compétition et dialoguer avec les personnels de son équipe de course, H24Racing. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a pu prendre place en tant que passager et arpenter à bord de ce bolide la Promenade des Anglais.
Le fabricant français de trains élabore son écosystème dans l'hydrogène. Il a signé un protocole d'accord avec Plastic Omnium pour le développement de systèmes de stockage haut de gamme destinés au secteur ferroviaire. Une équipe spécifique a été d’ores et déjà mise en place. "L’alliance entre le savoir-faire de Plastic Omnium dans les solutions de stockage d’hydrogène et notre savoir-faire dans les trains à hydrogène constitue, à cet égard, une étape importante pour créer une chaîne de valeur robuste et innovante dans le ferroviaire hydrogène", commente Thierry Best, Directeur commercial chez Alstom. A l’issue des phases de développement déjà initiées, les deux partenaires pourront lancer des solutions de stockage d’hydrogène dès 2022. Elles seront destinées à des trains régionaux en France et en Italie. Précisons que si Alstom a fait l'acquisition de Helion Hydrogen Power (ex ArevaH2GEn), il mène par ailleurs des discussions avec les fabricants de piles à combustible.
Après un accord similaire passé avec ADP (Aéroports de Paris), Airbus et Air Liquide annoncent un partenariat avec VINCI Airports. Ces trois acteurs majeurs vont collaborer en vue de constituer le réseau nécessaire à l’accueil du futur avion à hydrogène. L’aéroport pilote de Lyon-Saint Exupéry accueillera les premières installations dès 2023. La mise en œuvre de ce projet comprend plusieurs étapes. A partir de 2023, une station de distribution d’hydrogène gazeux sera déployée à l’aéroport de Lyon. Cette station permettra d’alimenter à la fois les véhicules terrestres (bus de piste, camions, engins de manutention…) de l’aéroport et ceux de ses partenaires, mais également les poids lourds qui circulent aux abords. Entre 2023 et 2030, il y aura déploiement des infrastructures d’hydrogène liquide qui permettront le chargement d’hydrogène dans les réservoirs des futurs aéronefs. Au-delà de 2030, ce sera alors le déploiement d'une infrastructure hydrogène allant de la production à la distribution massive d’hydrogène liquide dans l’aéroport.
480 participants ont répondu présents à Toulouse (Occitanie) et à Jonzac (Nouvelle-Aquitaine) au premier événement dédié à la mobilité aérienne légère, verte et durable organisé par le Pôle Aerospace Valley. Beyond Aero en a profité pour dévoiler sa feuille de route. Après la conception d'un avion télécommandé de 3 mètres d'envergure fonctionnant à l'hydrogène, la start-up toulousaine compte sur le coup de pouce de la Région Occitanie pour concevoir le démonstrateur d'un petit avion deux places (de type ULM) qui fonctionnera avec une chaîne propulsive à hydrogène, avec un réservoir embarqué de 2 litres d'hydrogène gazeux.
Après les États-Unis, Universal Hydrogen a décidé d’installer un deuxième centre de recherche sur les applications de l’hydrogène dans les avions. Dès 2022, il travaillera sur le stockage en zone aéroportuaire, ainsi que sur le développement de kits permettant d’installer des piles à combustible sur des avions régionaux. « Nous sommes venus à Toulouse parce que ses ressources - ses talents d'ingénieur, ses fournisseurs et sa base de fabrication, ainsi que son esprit d'innovation - sont inégalées », indique Pierre Farjounel, directeur général de ses opérations européennes d’Universal Hydrogen. Ce dernier, ainsi que le PDG de la société, Paul Eremenko, sont eux-mêmes des vétérans d’Airbus, solidement implanté sur la base de Toulouse Blagnac. A noter que Tom Enders, ancien PDG d'Airbus, et John Leahy, ancien directeur commercial d'Airbus, siègent tous deux au conseil consultatif stratégique d'Universal Hydrogen.
La décarbonation du bassin industriel est en marche en Normandie. Dans le cadre d’un contrat à long terme, Air Liquide va reprendre et exploiter une plateforme de TotalEnergies. L’unité de production d’hydrogène, d’une capacité de 255 tonnes/jour, sera raccordée au réseau hydrogène d’Air Liquide, ce qui permettra d’en optimiser les performances et de développer ainsi le premier réseau hydrogène bas carbone du monde. De plus, les deux entreprises lanceront les études de développement d’un projet de captage et stockage (CCS) du CO2 afin de décarboner l’hydrogène produit par l’unité de la plateforme de Normandie. Air Liquide y installera son procédé Cryocap pour capter le CO2 (opérationnel à Port-Jérôme depuis 2015) et TotalEnergies se chargera du transport et du stockage du CO2, notamment, grâce aux projets de CCS développés en mer du Nord Northern Lights (Norvège) et Aramis (Pays-Bas). Cette coopération entre Air Liquide et TotalEnergies s'inscrit dans leur ambition commune de contribuer à décarboner les activités industrielles de l'Axe Seine. Ainsi, aux côtés d’autres industriels, les partenaires ont signé un protocole d’accord annoncé en juillet 2021, pour développer une infrastructure de captage et stockage du CO2 en Normandie dont l’objectif est la réduction d’émissions de CO2, jusqu’à 3 millions de tonnes par an d’ici 2030.
Suite à une consultation à l’échelle nationale des acteurs du marché de l’hydrogène bas-carbone et renouvelable, lancée en juin dernier, les deux gaziers ont reçu plus de 130 réponses. Par ailleurs, les acteurs ont sollicité près de 60 échanges bilatéraux afin d’approfondir leur vision, et pour aussi faire savoir quels sont leurs besoins en matière de transport d’H2 et de décarbonation, ainsi que leurs attentes vis-à-vis des transporteurs de gaz. Les industriels fortement consommateurs d’énergie et émetteurs de CO2 se sont largement mobilisés. Ils représentent près de 50 % des réponses au questionnaire. Viennent ensuite les expéditeurs, fournisseurs, négociants, producteurs et stockeurs d’énergie (23 %), puis les collectivités territoriales (11 %). La consultation a permis d’identifier près de 90 sites potentiels de production et/ou de consommation sur tout le territoire français. Les acteurs envisagent un développement du marché par étapes : du déploiement du vecteur H2 à partir d’écosystèmes locaux, en passant par des vallées hydrogène, reliant les écosystèmes locaux via un réseau régional de transport par canalisation, pour aboutir à la structuration d’un réseau interconnecté à l’échelle européenne de transport par canalisation, intégrant les infrastructures de stockage. Les industriels portent également un intérêt fort au marché du CO2. Ils sont près de 50 % à envisager le captage, le stockage et/ou la valorisation du CO2 comme une solution de décarbonation de leur activité et poussent en faveur d’une consultation de marché CO2 pour une planification coordonnée d’infrastructures dédiées. Afin d'approfondir ce point, GRTgaz prévoit l’organisation de premiers ateliers territoriaux sur le thème des complémentarités CO2 - H2 en novembre. Cette démarche sera poursuivie l'an prochain. GRTgaz et Teréga présenteront ensuite début 2022, une vision consolidée et partagée du futur marché H2 bas carbone et renouvelable.
C'est une décision assez logique. En cohérence avec son projet d’entreprise CAP24*, GRTgaz a décidé de créer une Direction Hydrogène qui sera l’interlocutrice des partenaires producteurs et consommateurs pour accompagner le développement des bassins hydrogène et des réseaux de transport qui les soutiendront. Elle sera animée par Anthony Mazzenga, Directeur du programme gaz renouvelables de GRTgaz. "Le rôle majeur que l’hydrogène jouera dans la décarbonation de l’industrie et des transports se confirme de jour en jour, que ce soit par la volonté des pouvoirs publics français et européens de déployer leur stratégie ou par les projets concrets de production et de consommation qui foisonnent dans toutes les régions. GRTgaz souhaite se placer aux côtés de tous les porteurs de ces initiatives pour proposer les meilleures solutions de transport", déclare-t-il. A ses côtés, Geoffroy Anger, sera Responsable Développement Hydrogène avec une équipe de business développeurs dédiée aux projets hydrogène.
*Ce projet décline l’ambition et les objectifs stratégiques de l’entreprise pour la période 2021-2024. L’entreprise souhaite ainsi accélérer le développement des filières gaz renouvelables et hydrogène afin d’atteindre 12 TWh injectés en 2024
Le groupe a lancé la nouvelle entité « Hydrogène », qui marque une troisième étape dans la structuration de Teréga Solutions. Elle sera dirigée par Hind Lammari qui aura pour mission de faire de cette entité un acteur incontournable du marché de l’hydrogène, à l’échelle nationale et européenne. « Concevoir, financer, construire et opérer des infrastructures hydrogène au service de nos clients font partie de nos savoir-faire et de nos atouts en tant qu’expert gazier », a-t-elle commenté.
La société, pionnière dans les groupes électrogènes à hydrogène, change d’échelle en passant de la start-up à la PME avec l’inauguration de son nouveau site industriel. Elle a décidé de s'installer au cœur du Tech’nom*, à Belfort, sur 1300 m2. Ce site se veut modulaire et flexible afin de permettre également de répondre à des projets innovants, grâce à un laboratoire d’électronique, une salle de prototypage et des moyens de tests allant de la recharge hydrogène haute pression (200 à 700 bars) aux tests en charge électronique programmable AC/DC avec réinjection réseau. H2SYS avait besoin de s'agrandir pour répondre à une demande croissante et pour produire ses nouveaux produits. La société articule son offre autour de systèmes pile à combustible de 500 W à 3000 W (AIRCELL) ; des groupes électrogènes hydrogène à basse et forte puissance (de 5 kW à 100 kW) pour des applications mobiles et stationnaires (BOXHY et THYTAN). Par ailleurs, elle propose des solutions didactiques hybrides (batterie/pile à combustible) dédiées à la formation. Depuis sa création en 2017, H2SYS a su poursuivre son activité d’intégration de systèmes hydrogène, et connait aujourd’hui une forte croissance. Le carnet de commande croit fortement, avec plus d’1 million de chiffre d’affaires prévisionnel en 2021, le triple étant prévu l’année prochaine.
*un bassin d’innovation technologique, à proximité des locaux de recherche à la pointe de l'innovation et d’un écosystème universitaire formant les techniciens et ingénieurs de demain.
H2X-Ecosystems, une start-up bretonne spécialisée dans l'hydrogène, a signé un accord de partenariat avec Enedis pour le déploiement de son groupe électrogène. « Afin de vérifier les performances techniques et économiques de cette innovation, Enedis souhaite tester le H2X-G350 dans toutes les configurations sur le réseau public de distribution avec différentes caractéristiques techniques », expliquent les deux parties dans un communiqué. Le dispositif en question est un générateur électrique à hydrogène de forte puissance. De la forme et de la taille d'un conteneur, ce système énergétique « qui vise à réduire les émissions de CO2 et les émissions sonores » possède une puissance de 350 kilowatts (kW). Il consomme en moyenne 16 kilogrammes d'hydrogène par heure. « Le produit H2X-G350 est destiné aux acteurs désireux d'accéder à une forte puissance électrique, qui plus est zéro émission », souligne Stéphane Paul, P-DG de H2X-Ecosystems. Le H2X-G350 est conçu pour fournir une alimentation électrique provisoire, en période de travaux ou lors d'un incident, au réseau d'électricité. Déplaçable facilement, il peut aussi générer de l'électricité, par exemple, sur le site d'un événement temporaire. En outre, les calories rejetées par le système de climatisation associé au générateur sont récupérées et valorisées, notamment sous forme de caissons d'eau chaude sanitaire (ECS), en vue d'une utilisation domestique.
L’édition 2021 du plus grand salon d’Europe dédié à l’hydrogène se tiendra les 27 et 28 octobre au Paris Event Center. Elle s’annonce prometteuse avec 220 exposants et marques, et de nombreuses nouveautés pour les participants. Les organisateurs annoncent 50 ateliers répartis sur deux espaces forums, 20 émissions sur le plateau TV, ainsi qu’une zone d’exposition de véhicules et engins emblématiques de la filière, où l’on pourra découvrir entre autres un bus Toyota Caetano, un véhicule Hyundai Nexo et la benne à ordures ménagères de SEMAT. La principale nouveauté est le Village International, qui accueillera notamment le Royaume uni, l’Ecosse, l’Espagne (Asturies), l’Italie, le Cluster Waterstofnet (Pays Bas –Flandres), l’Allemagne (Land de Saxe), le Danemark, mais aussi la Corée du sud, ou encore le Québec. Le salon prévoit également des journées spéciales : le 27 octobre pour le Royaume Uni qui présentera sa stratégie hydrogène et les grands projets associés avec un zoom spécial sur l’Ecosse. Le 28 octobre sera consacré à la Corée du Sud qui proposera une session officielle en début de journée puis une présentation de sa stratégie hydrogène. De plus, 10 régions seront présentes pour promouvoir les stratégies hydrogène de leurs territoires et leurs acteurs industriels : Nouvelle-Aquitaine, Grand-est, Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Normandie, Hauts de France, Pays de Loire, Pôle Capénergies en Région Sud, Bourgogne Franche Comté, Occitanie.
Dans le cadre d’Hyvolution, France Hydrogène publiera en ligne son catalogue des solutions hydrogène.
